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Guerre en Ukraine: la Russie interdit les compagnies aériennes de 36 pays dont la Belgique, des tirs de roquettes font des dizaines de morts (direct)

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Guerre en Ukraine: la Russie interdit les compagnies aériennes de 36 pays dont la Belgique, des tirs de roquettes font des dizaines de morts (direct)

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Le Premier ministre s’est entretenu ce lundi avec plusieurs de ses alter-ego européens. Des discussions ont notamment eu lieu avec la PM suédoise Magdalena Andersson et la PM finlandaise Sanna Marin. Ces entretiens ont principalement porté sur la situation sécuritaire européenne suite à l’invasion russe en Ukraine. La Suède et la Finlande ne sont pas membres de l’OTAN mais les deux pays sont des partenaires très proches au sein de l’Alliance transatlantique. L’Otan travaille aujourd’hui à l’unisson pour protéger l’Europe et s’assurer que le continent européen soit sûr.

Des contacts ont également eu lieu avec Charles Michel, le président du Conseil européen. Deux sujets : les sanctions économiques adoptées au niveau européen (vendredi et dimanche) et la situation en Ukraine.

Le Premier ministre s’entretiendra aujourd’hui encore avec Klaus Iohannis, président de la Roumanie. Pour rappel, notre pays va déployer 300 soldats en Roumanie dans le cadre de l’OTAN dont la « force de réaction rapide » est destinée à renforcer le flanc est du territoire de l’OTAN.

Une invitation a enfin été envoyée par le PM aux membres du gouvernement en vue d’un kern demain (mardi) à 8 heures du matin. Objectif : discuter la situation globalement (situation militaire, sanctions, next steps…). L’amiral Michel Hofman, chef de la défense et le vice-amiral Wim Robberecht, chef du service de renseignement militaire ADIV, sont conviés à la discussion en vue de détailler le volet militaire.

16H12 : La situation géopolitique n’a pas provoqué de cyberattaques supplémentaires, selon le CCB

Le Centre pour la cybersécurité (CCB) n’a pas encore enregistré de cyberattaques (russes) supplémentaires en Belgique depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, indique lundi sa porte-parole Katrien Eggers. « Malgré la situation géopolitique, il n’y a aucune raison de supposer qu’il y aura soudainement une augmentation de la cybermenace », a-t-elle assuré.

« Pour le moment, le CCB ne dispose d’aucun élément objectif indiquant une cybermenace concrète contre notre pays. » Une cyberattaque ayant un impact sur les organisations belges ne peut néanmoins jamais être exclue, avertit le CCB. De plus, il est également très difficile de savoir qui est exactement derrière une potentielle attaque. « À la lumière des tensions géopolitiques, un tel acte pourrait être attribué à des pirates informatiques russes, alors que ce n’est peut-être pas le cas », met en garde Katrien Eggers.

Le CCB continue de suivre de près la situation et conseille aux entreprises ainsi qu’aux diverses organisations de construire et de renforcer leur défense contre les agressions informatiques.

16H00 : La Lituanie saisit la CPI sur de possibles crimes de guerre par les Russes en Ukraine

Le gouvernement lituanien a saisi la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye afin de lancer une enquête sur de possibles crimes de guerre par l’armée russe en Ukraine, cinq jours après l’invasion du pays par Moscou.

La ministre lituanienne de la Justice, Evelina Dobrovolska, a déclaré lundi avoir déjà préparés et transmis les documents nécessaires à la Cour.

Vilnius veut qu’une enquête soit ouverte pour déterminer si la Russie ou son allié bélarusse a commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité pendant son invasion – toujours en cours – de l’Ukraine, lancée jeudi dernier à l’aube.

Les responsabilités de certaines personnes, comme le président russe Vladimir Poutine et son homologue bélarusse Alexandre Loukachenko, doivent également être examinées, a ajouté la ministre.

Le président du Bélarus a admis dimanche que les troupes russes ont visé l’Ukraine depuis son pays. L’Ukraine considère par ailleurs le Bélarus comme la « base arrière » de Moscou.

15H55 : Macron a parlé à Poutine, qui s’est engagé à préserver les civils

Emmanuel Macron a échangé lundi pendant 1H30 avec Vladimir Poutine, en lui demandant l’arrêt des frappes contre les civils et la sécurisation des axes routiers en Ukraine, des points sur lesquels le président russe « a confirmé sa volonté de s’engager », a annoncé l’Elysée.

Le président français s’est également entretenu avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky « à plusieurs reprises ces dernières heures », a ajouté la présidence.

15H46 : La Lettonie autorise les civils à se porter volontaires pour combattre en Ukraine

La Lettonie va permettre à ses citoyens de se battre volontairement en Ukraine contre les soldats russes. Le Parlement letton a approuvé, lundi, un cadre juridique à cet effet.

Les citoyens lettons qui le souhaitent peuvent désormais se rendre en Ukraine sans risquer d’être poursuivis à leur retour. Les volontaires doivent néanmoins s’inscrire comme réservistes auprès de l’armée lettone avant de partir pour l’Ukraine.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmitro Koeleba, avait auparavant appelé sur Twitter les étrangers à aider l’Ukraine contre l’invasion russe.

15H40 : La vodka russe disparaît des étalages finlandais

L’entreprise publique qui gère le monopole de la vente au détail des boissons alcoolisées en Finlande, Alko, a annoncé lundi avoir retiré toutes les boissons russes de ses rayons à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

« Alko, en tant qu’opérateur responsable, suspendra la vente des produits russes de sa gamme en magasin et en ligne le lundi 28 février », a indiqué l’entreprise dans un communiqué.

« La situation en Ukraine est choquante et nous l’avons prise sérieusement », a indiqué à l’AFP Anu Koskinen, une porte-parole du groupe qui propose plus de 11.000 produits dont une trentaine de russes, majoritairement de la vodka.

Mesure symbolique, la décision, qui concerne 0,1 % du chiffre d’affaires d’Alko, a été prise en signe de solidarité avec l’Ukraine à l’instar de celles d’autres groupes finlandais comme le groupe S, qui regroupe de nombreuses enseignes et a retiré quelque 50 produits.

15H32 : Les garde-frontières de l’île des Serpents seraient toujours en vie

Les 13 gardes qui défendaient l’île ukrainienne de Zmeiny, dite aussi île des Serpents, et qui avaient été déclarés morts, vendredi, après avoir refusé de se rendre à la Russie sont toujours en vie. Ils ont été faits prisonniers de guerre, rapporte lundi la marine ukrainienne sur sa page Facebook.

Dans un clip audio partagé la semaine dernière, on peut entendre un soldat d’un navire militaire russe dire aux gardes ukrainiens de « déposer les armes immédiatement pour éviter une effusion de sang et des morts injustifiées », ajoutant « sinon vous serez bombardés ». Ce à quoi les gardes ont répondu, après une brève discussion entre eux : « navire de guerre russe, allez vous faire foutre ».

Cette déclaration aurait constitué leurs derniers mots, ce qui leur aurait valu le statut de Héros de l’Ukraine, soit la plus haute distinction du pays, avait indiqué le président Volodymyr Zelensky.

L’île de Zmeiny est située à l’ouest de la mer Noire, à environ 40 kilomètres des côtes ukrainiennes et roumaines. L’île est proche des voies de navigation vers Odessa, troisième ville d’Ukraine.

15H26 : Réunion mardi matin du « kern » avec les chefs de la Défense et du service de renseignement

Le Premier ministre Alexander De Croo a convoqué pour mardi 8h du matin un comité ministériel restreint (kern) sur la situation en Ukraine, a indiqué lundi son porte-parole. Pour l’aspect militaire de la discussion, le chef de la Défense, l’amiral Michel Hofman, ainsi que le vice-amiral Wim Robberecht, qui dirige le service du renseignement militaire (SGRS), ont été invités.

M. De Croo s’est concerté ces dernières heures avec d’autres chefs de gouvernement de l’UE, comme les Premières ministres Magdalena Andersson (Suède) et Sanna Marin (Finlande), dont les pays ont été ciblés par des menaces russes vendredi s’ils devaient décider d’adhérer à l’OTAN.

Le chef du gouvernement belge s’est aussi entretenu avec le président du Conseil Charles Michel. Il doit encore s’entretenir ce lundi avec le président roumain, Klaus Iohannis. La Belgique s’apprête à envoyer 300 militaires dans ce pays, dans le cadre de la force de réaction rapide de l’OTAN qui doit consolider le flanc oriental de l’Alliance atlantique.

15H22 : Les États-Unis recommandent aux Américains de quitter la Russie « immédiatement »

Les États-Unis ont recommandé lundi aux Américains de quitter « immédiatement » la Russie à la suite de l’invasion de l’Ukraine par Moscou.

« Les ressortissants américains doivent envisager de quitter la Russie immédiatement par les options de voyage commerciales encore disponibles », a dit dans un communiqué le département d’État, qui avait déjà recommandé à ses concitoyens de ne pas se rendre sur place.

15H19 : Telenet a suspendu la diffusion de Russia Today

Telenet a suspendu la diffusion de la chaîne de télévision russe Russia Today (RT) avec effet immédiat, ont annoncé lundi le Vlaamse Regulator voor de Media (VRM) et Telenet. La décision fait suite à une demande de la Conférence des régulateurs des télécommunications et des médias en Belgique (CRC).

Dimanche, le ministre flamand des médias Benjamin Dalle (CD&V) avait contacté l’organisme flamand de surveillance des médias afin d’interdire la diffusion de Russia Today en Flandre. La chaîne russe d’information en continu, accusée de programmer de la désinformation et de la propagande, était disponible dans l’offre de l’opérateur Telenet.

Telenet a annoncé lundi que la CRC, composée du régulateur des télécoms IBPT, de la VRM et des régulateurs francophone et germanophone CSA et Medienrat, a demandé à Telenet de prendre les mesures nécessaires pour arrêter la transmission de Russia Today en Flandre. La chaîne, peu regardée selo Telenet, était visible via Telenet en Flandre, à Bruxelles ainsi que dans six communes du Hainaut.

« Le Conseil de l’Union européenne prendra des mesures dans les prochains jours pour interdire la diffusion sur le territoire européen – sous quelque forme que ce soit – des signaux des médias contrôlés par l’État russe », a déclaré le porte-parole du VRM Francis Souillaert.

15H14 : Des Ukrainiens sans armes dissuadent des chars russes d’avancer

Quelques dizaines d’habitants de la petite ville de Dniprorudne, située au sud de l’Ukraine, sont parvenus à faire faire demi-tour des chars russes sans autre argument que leur voix et leurs arguments, selon des images postées sur les réseaux sociaux.

On y voit le maire Yevgeny Matvechev se diriger vers le premier tank de la colonne et parlementer avec les chauffeurs. Des hommes en arrière-plan crient « Retournez chez vous » ou encore « Vous ne passerez pas ! »

Après une courte discussion avec le maire, les chars font demi-tour et s’en vont.

15H06 : Les importateurs de gaz suspendent leurs achats de gaz russe en raison des sanctions

Plusieurs importateurs ont interrompu leurs achats de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de Russie. Cette décision fait suite à l’incertitude des acheteurs face à la vague de sanctions infligées à la Russie par plusieurs pays occidentaux. La réticence des importateurs alimente les inquiétudes concernant les pénuries d’énergie et la hausse des prix.

Certains importateurs d’Asie et d’Amérique du Sud ont décidé de cesser temporairement l’achat de gaz naturel à la Russie, en attendant plus de clarté sur les sanctions contre les banques et les entreprises dans le cadre de l’invasion russe en Ukraine. Selon eux, les acheteurs se font plus prudents quant à l’achat de gaz et à l’utilisation de navires russes pour le transport.

Les pays occidentaux ont décidé d’exclure certaines grandes banques russes du système de paiement international Swift. Les sanctions ne ciblent pour le moment pas directement le secteur de l’énergie mais cela pourrait être le cas à l’avenir, également via des contre-mesures russes. La Russie était le quatrième plus grand exportateur de GNL en 2021.

Certains petits importateurs ont du mal à obtenir des lettres de crédit auprès des banques pour acheter du gaz russe, selon les négociants, ce qui a entraîné l’interruption de leurs achats. La lettre de crédit est une garantie de la banque que le paiement d’un acheteur à un vendeur sera effectué à temps, pour le montant correct.

Les importateurs de gaz continueront néanmoins de recevoir des livraisons de gaz russe déjà acheté ou faisant partie de contrats à long terme.

15H05 : Des tirs de roquettes font des dizaines de morts à Kharkov, selon un ministère ukrainien

La deuxième plus grande ville d’Ukraine, Kharkov, a été la cible lundi de tirs de roquettes qui ont fait plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés, a déclaré un conseiller du ministère ukrainien des Affaires étrangères.

« Le monde entier doit voir cette horreur », souligne cet attaché au ministère, Anton Herasjtsjenko, dans une vidéo où l’on voit plusieurs tirs de roquettes s’abattre sur un quartier de Kharkov.

La Russie affirme de son côté que la ville a été attaquée par des « nationalistes ukrainiens ». L’information n’a pas encore pu être vérifiée de manière indépendante.

14h50 : Roman Abramovitch participe aux négociations russo-ukrainiennes

L’homme d’affaires russe Roman Abramovitch, propriétaire de longue date du club de football anglais Chelsea FC, participe aux négociations entre la Russie et l’Ukraine qui se tiennent pour tenter de mettre fin au conflit armé entre les deux pays. Le milliardaire, considéré comme un proche du président russe Vladimir Poutine, a répondu à une demande de l’Ukraine.

« Je peux confirmer que Roman Abramovitch a été approché pour contribuer aux discussions sur une solution pacifique et qu’il a répondu positivement », a déclaré une porte-parole de la délégation ukrainienne, sans donner plus de détails sur le rôle exact de l’homme d’affaires. Son influence serait cependant « limitée ».

Un porte-parole de M. Abramovitch lui-même a également confirmé que l’oligarque avait été approché par Kiev.

M. Abramovitch a annoncé au cours du week-end qu’il remettait le club de Chelsea aux administrateurs de ses associations caritatives, probablement afin d’éviter toute sanction de la part du gouvernement britannique.

14h44 : le chef de la diplomatie russe annule sa venue à l’ONU à Genève

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a annulé sa visite prévue mardi à l’ONU à Genève, à cause de « sanctions anti-russes », a annoncé sur Twitter la Représentation permanente russe à Genève.

« La visite du ministre des Affaires étrangères Lavrov à Genève pour participer au Conseil des droits de l’homme et à la Conférence sur le désarmement a été annulée », indique le tweet, invoquant l’interdiction de survol imposée par l’Union européenne.

M. Lavrov avait aussi prévu de donner une conférence de presse, très attendue.

Le chef de la diplomatie de Vladimir Poutine devait s’exprimer devant le Conseil des droits de l’homme, dont la 49ème session qui vient de débuter lundi, est très largement placée sous le signe de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Le Conseil a accepté lundi à une large majorité de mener jeudi un débat urgent à la demande de l’Ukraine, qui compte en profiter pour dénoncer les violations des droits de l’homme par la Russie et réclame d’ores et déjà une enquête mandatée par l’ONU sur d’éventuelles violations.

La Russie sans surprise a voté contre le débat, tout comme la Chine.

14h12 : la Russie interdit les compagnies aériennes de 36 pays en représailles aux sanctions

La Russie a annoncé lundi restreindre les vols de compagnies aériennes de 36 pays en réponse à la fermeture de l’espace aérien de nombreux États aux avions russes, après l’invasion de l’Ukraine lancée par Moscou.

« En réponse à l’interdiction par les États européens des vols d’avions civils exploités par des transporteurs aériens russes et/ou enregistrés en Russie, une restriction des vols des transporteurs aériens de 36 États a été introduite », a annoncé l’agence russe de transport aérien Rosaviatsia dans un communiqué.

Parmi les États concernés figurent tous les pays de l’Union européenne, le Royaume-Uni ou encore le Canada.

Selon Rosaviatsia, les vols des compagnies aériennes de ces pays peuvent toujours être effectués à condition d’obtenir un « permis spécial » délivré par les autorités russes.

Dimanche, l’Union européenne et d’autres pays, dont le Canada, ont annoncé fermer l’ensemble de leur espace aérien à tous les avions russes.

13h59 : les hackers Anonymous revendiquent une cyberattaque contre des médias russes

Le groupe de hackers « Anonymous » a revendiqué lundi une cyberattaque ayant paralysé les sites de plusieurs médias russes, dont ceux d’agences d’État, dans le prolongement d’attaques informatiques ayant visé ces derniers jours de nombreux sites officiels russes.

Pendant quelques minutes, les sites des agences de presse d’État TASS et RIA Novosti, du journal Kommersant, du quotidien pro-Kremlin Izvestia et du magazine Forbes Russia affichaient un message sommant de « mettre fin » à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

« D’ici quelques années nous vivrons comme en Corée du Nord. Pourquoi avons-nous besoin de cela ? Pour que Poutine finisse dans les livres d’Histoire ? Ce n’est pas notre guerre, arrêtons-la ! », déclarait le message.

« Ce message sera supprimé et certains d’entre nous seront licenciés voire emprisonnés. Mais nous n’en pouvons plus », ajoutait le texte, accusant d’« indifférence » les journalistes des médias visés.

Ces attaques font suite à celles menées jeudi par le même groupe contre les sites du réseau de la chaîne de télévision publique russe RT (ex-Russia Today).

Samedi, les sites du Kremlin, de la Douma (la chambre basse du Parlement russe) et du ministère russe de la Défense étaient hors ligne, une attaque également revendiquée par Anonymous sur Twitter.

Ces attaques consistent en un « déni de service » (DDOS), ce qui rend inaccessibles les sites visés.

L’organisation NetBlocks, spécialisée dans la surveillance de l’Internet dans le monde, a aussi signalé dans un rapport samedi l’accès ralenti aux sites des principaux opérateurs téléphoniques russe, comme Rostelecom, MTS, Beeline ou Megafon.

« Nous sommes en train de créer une armée informatique », a déclaré samedi le vice-Premier ministre ukrainien et ministre du Numérique Mykhaïlo Fedorov sur Twitter, appelant « les talents digitaux » à rejoindre ses rangs virtuels.

13h43 : Google Maps retire les infos trafic en temps réel en Ukraine

Le géant de l’internet Alphabet, maison mère de Google, a désactivé l’aperçu en temps réel de l’infotrafic en Ukraine sur son logiciel de navigation Google Maps. Cette décision a été prise en concertation avec les autorités ukrainiennes dans un souci de protection de la population, après l’entrée sur le territoire de militaires russes.

Google collecte des données de localisation de manière anonyme à partir des smartphones avec le système d’exploitation Android. Ces données peuvent être utilisées pour détecter s’il y a des embouteillages, par exemple. En Ukraine, les citoyens pouvaient ainsi voir si des bouchons se formaient sur les routes.

La suspension de cet outil s’inscrit dans une série de mesures que Google a lancées la semaine dernière dans la foulée de l’invasion russe en Ukraine.

13h30 : les USA interdisent toute transaction avec la banque centrale russe

Les États-Unis ont interdit lundi avec effet immédiat toute transaction avec la banque centrale russe, a annoncé le département du Trésor, une sanction d’une sévérité inédite prise en coordination avec nombre d’alliés de Washington, en réponse à l’invasion de l’Ukraine.

« Cette décision a pour effet d’immobiliser tous les actifs que la banque centrale de Russie détient aux États-Unis, ou qui seraient détenus où que ce soit par des personnes américaines », est-il précisé dans un communiqué, ce qui va limiter très fortement la capacité de Moscou à défendre sa devise et à soutenir son économie.

13h17 : des équipes consulaires belges déployées à la frontière de l’Ukraine

Les Affaires étrangères belges ont dépêché des équipes consulaires à plusieurs postes frontières avec l’Ukraine, afin d’offrir aux Belges qui quittent le pays une aide consulaire « dans la mesure du possible », annonce lundi le service public fédéral sur son site web.

Ces équipes d’assistance consulaire se trouvent aux postes frontières de Medyka en Pologne, Košice en Slovaquie et Suceava en Roumanie. En Moldavie, le consul honoraire se trouve dans la capitale Chisinau. Toute personne arrivant dans ces pays limitrophes peut également contacter l’ambassade belge du pays ou prendre contact avec les Affaires étrangères via le call center (02/501.40.00).

Les Affaires étrangères émettent plusieurs recommandations pour les Belges se trouvant en Ukraine. S’ils disposent d’un endroit sûr avec suffisamment de vivres, il leur est conseillé de rester à l’intérieur, loin des fenêtres. « Si vous ne pouvez plus rester à l’endroit où vous vous trouvez actuellement, il est conseillé de chercher un endroit sûr dans votre environnement immédiat », poursuit le SPF.

« Si cela n’est pas possible, il est conseillé de quitter le pays si vous estimez pouvoir le faire en sécurité. Aucun déplacement n’est possible en cas de couvre-feu », rappellent les Affaires étrangères, ajoutant que quitter le pays peut représenter un voyage très long. « N’oubliez pas d’emporter suffisamment d’eau, de nourriture, de carburant, de couvertures et de vêtements chauds. »

Le SPF souligne également que les hommes âgés de 18 à 60 ans disposant de la (double) nationalité ukrainienne ne sont pas autorisés à quitter le pays.

Les Affaires étrangères prient aussi les Belges se trouvant en Ukraine à se signaler via le site Travellers Online et de contacter l’ambassade de Belgique à Kiev.

13h15 : la Russie a mis ses armes de dissuasion en état d’alerte

Un cap a été franchi ce lundi peu après midi : la Russie a mis ses armes de dissuasion en état d’alerte, rapporte le ministre russe de la Défense.

Le ministère russe de la Défense a placé les armes de dissuasion des forces nucléaires en état d’alerte, comme l’avait précédemment ordonné le président russe Vladimir Poutine ce dimanche. Le ministre de la Défense, Sergei Shoygu, en a fait part à Poutine lundi, selon un communiqué des autorités.

12h55 : le changement de statut du Bélarus sur le nucléaire est « très dangereux »

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a dénoncé lundi comme « très dangereuse » la décision de permettre au Bélarus d’avoir un statut de pays nucléaire car cela va permettre à la Russie de « stationner des armes nucléaires » sur son territoire.

« Nous savons ce que cela signifie pour le Bélarus d’être nucléaire. Cela signifie que la Russie va mettre des armes nucléaires au Bélarus et c’est une voie très dangereuse », a-t-il affirmé à la suite d’un referendum organisé par Minsk qui élimine l’obligation pour l’ex-république soviétique alliée de Moscou de rester une « zone sans nucléaire ».

12h50 : l’Union belge réagit à l’invasion de l’Ukraine

Dans la lignée du refus de la Pologne, de la Suède et de la Tchéquie, suivies ce lundi par le Danemark et la Norvège, l’Union belge (URBSFA) a réagi à l’invasion de l’Ukraine, via un communiqué publié ce lundi.

« L’URBSFA est très choquée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie et est, comme tout le monde, fortement impressionnée par la situation dans ce pays. L’URBSFA condamne de la manière la plus ferme l’agression de la Russie contre l’Ukraine et exprime sa grande solidarité envers le peuple ukrainien. Le football est également touché par cette crise, bien que cela soit complètement secondaire par rapport à la situation de tant de citoyens en Ukraine et à la situation de guerre sur le terrain. L’URBSFA soutient pleinement le refus de la Pologne, de la Suède et de la Tchéquie de disputer les matches de qualification pour la Coupe du Monde contre la Russie à la fin du mois de mars. En dehors de ce soutien et de la grande solidarité avec l’Ukraine et ses citoyens, il est désormais tout simplement impossible de jouer des matches contre des équipes russes en toute sécurité, ce tant sur le terrain qu’en dehors. »

12h44 : 400 mercenaires russes ont reçu l’ordre du Kremlin d’assassiner le président Zelensky

Alors que l’armée russe se trouve toujours aux portes de Kiev, le quotidien britannique The Times affirme que des mercenaires russes opèrent avec l’ordre du Kremlin d’assassiner le président ukrainien Volodymyr Zelensky. S’affichant dans des messages vidéos depuis le début du conflit, le président ukrainien est donc devenu la cible principale de la Russie.

Selon le quotidien, le groupe de mercenaires envoyé par la Russie serait dirigé par l’un des plus proches alliés du président Poutine. Ils seraient arrivés d’Afrique il y a cinq semaines et ont pour mission de décapiter le président Zelensky en échange d’une importante prime financière.

Le gouvernement ukrainien aurait été mis au courant de cette mission samedi matin et a décrété quelques heures plus tard un couvre-feu de 36 heures « afin de ratisser la ville à la recherche de saboteurs russes ».

12h21 : la visite royale en RD Congo reportée en raison de l’invasion de l’Ukraine

Le Palais royal a annoncé lundi le report de la visite du roi Philippe et de la reine Mathilde en République démocratique du Congo (RDC), programmée du 6 au 10 mars prochains, en raison de la situation critique générée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

« En raison de l’invasion de l’Ukraine et de la crise qu’elle génère, il a été décidé, en étroite concertation avec S.E. Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République démocratique du Congo (RDC), de reporter la visite de Leurs Majestés le Roi et la Reine prévue en RDC du 6 au 10 mars prochain à une date ultérieure », a indiqué le Palais dans un communiqué.

Cette visite, à l’invitation du président Tshisekedi, était prévue en compagnie du Premier ministre Alexander De Croo, de la ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès et de la ministre de la Coopération au développement Meryame Kitir. Il doit s’agir de la première visite royale en RDC depuis celle du roi Albert II pour le 50e anniversaire de l’indépendance de l’ex-Congo belge en 2010. Son report est le troisième consécutif, après de premiers reports en 2020 et 2021 pour raisons sanitaires.

Ce mardi, le Roi se rendra à l’état-major de la Défense à Evere pour être briefé sur la situation en Ukraine. Il sera accompagné de M. De Croo, de Mme Wilmès et de la ministre de la Défense Ludivine Dedonder. La Belgique figure parmi les pays de l’UE qui fournissent des armes à l’Ukraine et appuient le redéploiement de l’OTAN à ses frontières orientales.

12h06 : plus de 500.000 réfugiés venus d’Ukraine recensés par le HCR

Plus de 500.000 personnes sont venues d’Ukraine se réfugier dans plusieurs pays limitrophes depuis le déclenchement d’une vaste offensive militaire russe jeudi, a tweeté lundi le Haut Commissaire de l’ONU aux réfugiés Filippo Grandi.

Un décompte envoyé un peu plus tôt par les services de M. Grandi faisait état de 499.412 réfugiés recensés dont 281.000 pour la seule Pologne.

11h59 : les négociations russo-ukrainiennes ont débuté au Bélarus

Les négociations entre la Russie et l’Ukraine ont commencé lundi au Bélarus, premiers pourparlers entre les deux pays depuis le début de l’invasion de l’Ukraine décrétée par Moscou, selon l’agence de presse d’État bélarusse BELTA.

Le conseiller du Kremlin Vladimir Medinski préside la délégation russe, tandis que celle de Kiev est conduite par le ministre ukrainien de la Défense Oleksiï Reznikov, venu en tenue militaire kaki. « Vous pouvez vous sentir entièrement en sécurité », a déclaré en les accueillant le chef de la diplomatie bélarusse, Vladimir Makeï.

11h52 : « Différentes opinions » parmi les États membres concernant l’adhésion de l’Ukraine à l’UE

L’adhésion à l’Union européenne, réclamée lundi par l’Ukraine, nécessite un accord unanime des vingt-sept pays membres et il y a actuellement « différentes opinions et sensibilités » parmi eux à ce sujet, a déclaré le président du Conseil européen Charles Michel.

« L’adhésion est une demande exprimée de longue date par l’Ukraine. Mais il y a différentes opinions et sensibilités au sein de l’UE sur l’élargissement. L’Ukraine va transmettre une demande officielle, la Commission européenne devra exprimer un avis officiel et le Conseil se prononcera », a expliqué celui qui dirige l’instance représentant les 27.

11h50 : la Russie revendique la capture de deux villes et d’une centrale nucléaire

Les villes ukrainiennes de Berdiansk et Enerhodar, dans le sud-est du pays, sont sous contrôle russe, a déclaré lundi matin le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konashenkov.

Berdiansk, dont la capture avait déjà été signalée par Kiev, est située sur la mer d’Azov et Enerhodar au nord-ouest de la ville assiégée de Marioupol.

M. Konashenkov a également affirmé que Moscou avait acquis la suprématie sur l’ensemble de l’espace aérien ukrainien.

Les troupes russes ont également pris le contrôle de la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, selon le porte-parole. Toutefois, l’entreprise d’État ukrainienne Energoatom a démenti cette capture.

11h41 : Schalke 04 rompt son partenariat avec Gazprom

Le club allemand de Schalke O4, qui évolue cette saison en division 2 allemande, a annoncé lundi rompre son contrat avec son sponsor principal, le géant russe du gaz Gazprom, à la suite de l’invasion de l’Ukraine par les troupes russes.

« Le conseil d’administration du FC Schalke 04, avec l’accord du conseil de surveillance, a décidé de rompre le contrat avec Gazprom avant son échéance », annonce le club sur son site internet. Le club, lauréat de la Coupe de l’UEFA en 1997, avait déjà décidé la semaine dernière d’effacer le nom de Gazprom de ses maillots pour sa rencontre de championnat samedi.

11h21 : Poutine concentré sur l’économie après les « lourdes » sanctions occidentales

Le président russe Vladimir Poutine travaille lundi sur la réponse économique à apporter aux lourdes sanctions occidentales imposées à la Russie après l’invasion de l’Ukraine, a dit le Kremlin.

« Le président est au Kremlin, il s’occupe de l’économie », a dit son porte-parole Dmitri Peskov, lors d’un point-presse quotidien. « Les sanctions sont lourdes, elles posent problème (…) mais la Russie a tout le potentiel nécessaire pour compenser les dommages. »

11h16 : Le Kremlin ne veut pas dévoiler sa position avant les négociations avec l’Ukraine

Le Kremlin ne compte pas révéler sa position avant les négociations qui doivent commencer sous peu avec l’Ukraine, a indiqué lundi le porte-parole du Kremlin.

« Je ne vais pas annoncer les positions que nous avons, etc. Les négociations doivent se faire dans le silence », a dit, lors de son briefing à la presse quotidien, Dmitri Peskov. « Laissons les négociateurs s’installer », a-t-il ajouté.

10h26 : l’Ukraine demande son intégration « sans délai » dans l’UE

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté lundi l’Union européenne à intégrer « sans délai » son pays qui combat depuis cinq jours une invasion russe.

« Nous nous adressons à l’UE en ce qui concerne une intégration sans délai de l’Ukraine via une nouvelle procédure spéciale », a déclaré M. Zelensky dans une adresse vidéo. « Je suis sûr que c’est juste. Je suis sûr que c’est possible ».

10h24 : le Conseil des droits de l’homme tiendra un débat urgent sur l’invasion de l’Ukraine

L’invasion de l’Ukraine par la Russie fera l’objet d’un débat urgent devant le Conseil des droits de l’homme jeudi, où Kiev, soutenu par une large coalition de pays, veut demander une enquête sur les violations des droits humains par Moscou.

La proposition de tenir le débat a été mise au vote à la demande de Moscou et a été adoptée par 29 voix pour, 5 contre dont la Russie, la Chine et Cuba et 13 abstentions. Le Conseil compte 47 membres.

« C’était une attaque pas seulement contre l’Ukraine, mais une attaque contre chaque État membre de l’ONU, contre les Nations unies et contre les principes que cette organisation a été créée pour défendre », a dénoncé l’ambassadrice ukrainienne Yevheniia Filipenko, devant un hémicycle plein.

« Cette proposition d’un débat urgent sur ce sujet n’a rien à voir avec les vraies inquiétudes sur les droits de l’homme en Ukraine », a lancé l’ambassadeur russe, Guennadi Gatilov. « Nous n’avions d’autres choix » que de mener cette opération, a-t-il affirmé, face aux violations présumées des droits humains dans les régions séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine.

Lors de ce débat urgent, l’Ukraine et ses partisans espèrent faire adopter une résolution condamnant l’invasion et demandant la création d’un mécanisme onusien d’enquête sur les violations présumées des droits de l’homme par les troupes du président russe Vladimir Poutine.

10h14 : les séparatistes de Donetsk suspendent leur mobilisation

Les dirigeants séparatistes de la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, ont déclaré lundi avoir mis fin à leur mobilisation militaire.

Le nombre requis de zones a été occupé, a expliqué le chef de la république populaire autoproclamée de Donetsk, Denis Pouchiline, à la télévision publique russe. C’était l’objectif de cette mobilisation, a-t-il ajouté.

Avec le soutien des forces russes, les rebelles de Donetsk et de Lougansk se sont emparés ces derniers jours de territoires précédemment contrôlés par les troupes ukrainiennes, a-t-il poursuivi. Et de déclarer qu’il était maintenant temps de se concentrer sur la « composante humanitaire ».

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu la semaine dernière l’indépendance des deux régions séparatistes de l’est de l’Ukraine avant de lancer une invasion à grande échelle du pays.

10h08 : La Belgique déconseille les voyages en Russie, les Belges sur place invités à partir

Le ministère belge des Affaires étrangères fait savoir lundi que « tout voyage dans l’ensemble de la Fédération de Russie est déconseillé ». Il précise également qu’« en raison des perturbations croissantes du trafic aérien, il est fortement recommandé aux ressortissants de passage en Russie de prendre leurs dispositions pour quitter rapidement le pays par les liaisons existantes ».

Depuis ce lundi, l’espace aérien belge est fermé aux avions en provenance de Russie. C’est également le cas vers la plupart des aéroports européens, tout comme les liaisons de l’Europe vers la Russie.

« Les voyageurs se trouvant actuellement dans la Fédération de Russie doivent contacter leur compagnie aérienne. Si la compagnie aérienne ne propose pas d’autres itinéraires pour se rendre en Europe via un pays tiers, le passager devra acheter lui-même un nouveau billet », précisent les Affaires étrangères.

« Si vous ne disposez pas de ressources financières suffisantes, vous pouvez contacter l’ambassade de Belgique à Moscou, qui pourra vous aider (par exemple en vous informant comment transférer de l’argent de vos contacts en Belgique). Vous devrez peut-être faire un grand détour avec des escales au Moyen-Orient, en Asie centrale ou même dans des aéroports de transit plus éloignés », préviennent-elles encore.

Les Affaires étrangères préviennent que les connexions actuellement disponibles (par exemple avec des vols vers Dubaï ou via le Kazakhstan) pourraient être aussi interrompues à un moment donné.

« En outre, plusieurs aéroports russes (actuellement principalement dans le sud de la Russie) sont complètement fermés au public. Il existe donc un risque réel que les voyageurs soient bloqués en Russie pour une durée indéterminée. Ce risque peut avoir toutes sortes de conséquences (validité du visa, problèmes financiers, etc.) », souligne le ministère.

Dans la nuit du 23 au 24 février, la Russie a lancé une vaste opération militaire contre l’Ukraine. Plusieurs sites ont été visés par des tirs des missiles, dans plusieurs villes du pays. Cette attaque militaire a engendré le déplacement de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés ukrainiens qui tentent à tout prix de fuir les combats.

10h08 : plus de 100 civils tués, dont 7 enfants, depuis l’invasion russe selon l’ONU

L’ONU a affirmé lundi avoir enregistré 102 civils tués, dont 7 enfants, et 304 blessés, depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, mais a averti que les chiffres réels « sont considérablement » plus élevés.

« La plupart de ces civils ont été tués par des armes explosives à large rayon d’action, notamment des tirs d’artillerie lourde, des lance-roquettes multiples et des frappes aériennes. Les chiffres réels sont, je le crains, considérablement plus élevés », a déclaré la Haute Commissaire de l’ONU aux droits humains, Michelle Bachelet, à l’ouverture du Conseil des droits de l’homme.

10h03 : le président ukrainien dit aux soldats russes : « Déposez vos armes »

Le président ukrainien a appelé lundi les soldats russes ayant envahi l’Ukraine à « déposer les armes », dans une vidéo diffusée juste avant des négociations avec Moscou lors desquelles Kiev réclame le retrait des forces russes.

« Déposez vos armes, partez d’ici, ne croyez pas vos commandants, ne croyez pas vos propagandistes. Sauvez vos vies, tout simplement », a-t-il dit en russe.

9h41 : Kiev exige un cessez-le-feu « immédiat » et le retrait des forces russes

La délégation ukrainienne est arrivée lundi matin sur le site de négociations avec la Russie pour exiger un cessez-le-feu « immédiat » et le retrait des troupes russes, a annoncé la présidence ukrainienne.

« La délégation ukrainienne est arrivée dans la zone de la frontière ukraino-bélarusse pour participer aux négociations », a indiqué la présidence dans un communiqué. « La question clé est un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes du territoire ukrainien », a-t-elle précisé.

9h24 : « pas de changement significatif » dans la stratégie russe en matière de dissuasion nucléaire

Le ministre de la Défense britannique, Ben Wallace, a assuré lundi qu’il n’y avait pas de « changement significatif » dans la stratégie russe en matière de dissuasion nucléaire, malgré la menace brandie par Vladimir Poutine.

« Nous avons examiné sa position. Il n’y a pas de changement significatif », a déclaré Ben Wallace sur la radio LBC, estimant qu’il s’agissait plutôt d’un moyen pour le président russe de « chercher à impressionner ».

9h21 : Moscou veut trouver « un accord » avec l’Ukraine

Moscou veut trouver « un accord » avec Kiev lors de pourparlers lundi, a dit le négociateur russe et conseiller du Kremlin Vladimir Medinski, au cinquième jour de l’invasion russe en Ukraine.

« Chaque heure que le conflit se prolonge, ce sont des citoyens et soldats ukrainiens qui meurent. Nous nous sommes entendus pour arriver à un accord, mais il doit être dans l’intérêt des deux parties », a-t-il dit à la télévision russe, alors que des pourparlers sont censés avoir lieu au Bélarus, près de la frontière ukrainienne.

8h45 : la banque centrale russe augmente son taux directeur

La banque centrale russe a annoncé lundi relever très fortement son taux directeur, de 10,5 points, à 20 %, pour faire face aux sévères sanctions économiques décrétées par les Occidentaux pour punir Moscou de son invasion de l’Ukraine.

« Le conseil d’administration de la Banque de Russie a décidé de porter le taux directeur à 20 % par an », a indiqué l’institution monétaire, citée par les agences de presse russes.

« La Banque de Russie prendra de nouvelles décisions sur le taux directeur sur la base d’une évaluation des risques liés aux conditions extérieures et intérieures et de la réponse des marchés financiers à ces risques », a-t-elle ajouté, alors qu’elle tente de défendre le rouble.

8h36 : le Bélarus se dit prêt pour les pourparlers Russie-Ukraine

Les autorités bélarusses ont annoncé lundi être prêtes à accueillir les pourparlers prévus entre la Russie et l’Ukraine, bien que les délégations ne soient pas encore arrivées, au cinquième jour de l’invasion lancée par Moscou.

« Le lieu des pourparlers entre la Russie et l’Ukraine au Bélarus est prêt et nous attendons les délégations », a indiqué le ministère bélarusse des Affaires étrangères sur Facebook.

Il a publié une photographie de la salle des pourparlers, avec une longue table avec une dizaine de chaises de chaque côté et les drapeaux des trois pays dans le fond.

L’Ukraine a accepté dimanche l’idée de négociations avec la Russie même si elle a indiqué ne « pas trop croire » que celles-ci puissent mettre fin à l’invasion russe lancée jeudi matin.

Ces discussions entre délégations ukrainienne et russe sont prévues à la frontière entre l’Ukraine et le Bélarus, malgré le fait que ce pays serve de base arrière aux forces de Moscou pour leur attaque sur Kiev.

Ces pourparlers se dérouleront « sans conditions préalables », selon l’Ukraine, qui a assuré qu’elle n’entendait « pas capituler ».

Selon Kiev, le président bélarusse Alexandre Loukachenko, un allié de Vladimir Poutine, a promis que les avions, hélicoptères et missiles russes déployés sur son territoire resteraient au sol pendant l’arrivée, les négociations et le départ de la délégation ukrainienne.

8h23 : l’armée russe dit que les civils peuvent quitter « librement » Kiev

L’armée russe a assuré lundi que les civils pouvaient quitter « librement » Kiev, la capitale de l’Ukraine, tout en accusant le pouvoir ukrainien de les utiliser comme bouclier humain.

« Tous les civils de la ville peuvent quitter la capitale ukrainienne librement par l’autoroute Kiev-Vassylkiv », au sud-ouest de la capitale, a déclaré à la télévision le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov, qui en outre revendiqué la « suprématie aérienne » dans toute l’Ukraine, au cinquième jour de l’invasion du pays par Moscou.

7h52 : de faux comptes russes visent l’Ukraine sur les réseaux sociaux, affirme Meta

Des groupes prorusses orchestrent diverses campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux en utilisant de faux profils ou des comptes piratés pour dépeindre l’Ukraine comme un simple pion aux mains des Occidentaux, a affirmé Meta dimanche.

Meta a fermé les faux comptes et bloqué le partage des adresses Internet renvoyant vers des sites diffusant des fausses informations, a déclaré David Agranovich, responsable de la gestion menaces de l’entreprise.

Ces groupes « dirigent des sites web en se faisant passer pour des entités d’information indépendantes et créent de faux profils sur les plateformes des réseaux sociaux, notamment Facebook, Instagram, Twitter, YouTube, Telegram et également (les réseaux russes) Odnoklassniki et VK », a déclaré Meta dans un billet de blog, soulignant qu’elle avait bloqué un grand nombre de faux comptes affiliés à l’État russe.

7h42 : l’Ukraine affirme que la Russie a « ralenti le rythme de l’offensive »

L’armée ukrainienne a affirmé lundi que Moscou avait « ralenti le rythme de l’offensive » au cinquième jour de son invasion du pays, alors que des pourparlers sont attendus au Bélarus.

« Les occupants russes ont ralenti le rythme de l’offensive, mais tentent toujours d’engranger des succès dans certaines zones », a indiqué l’état-major ukrainien dans un communiqué.

7h26 : Daniil Medvedev s’exprime pour la première fois depuis le début de la guerre en Ukraine

Nouveau numéro 1 mondial depuis ce lundi, Daniil Medvedev a détrôné Novak Djokovic à la tête du classement ATP pour inscrire un petit peu plus encore son nom dans l’histoire. Et, alors qu’il n’avait pas encore pris la parole sur le sujet, la réaction du meilleur joueur russe sur la guerre en Ukraine se faisait encore attendre. Ce dimanche, Medvedev s’est exprimé à travers un texte posté sur son compte Instagram, dans lequel il appelle à la paix dans le monde.

« Vous souvenez-vous de ce que j’ai dit après la finale de l’Open d’Australie ? Il était question de moi, de mes rêves d’enfant. Je veux parler au nom de tous les enfants du monde. Ils ont tous des rêves, leur vie commence à peine, tellement de belles expériences sont à venir : les premiers amis, les premières émotions. Tout ce qu’ils ressentent ou voient, ce sera pour la première fois. C’est pourquoi je veux demander la paix dans le monde, la paix entre les pays. Les enfants naissent avec confiance, ils croient en tout : les gens, l’amour, la sécurité et la justice, en leurs chances dans la vie. Soyons unis et montrons leur qu’ils ont raison. Aucun enfant ne devrait s’arrêter de rêver. »

7h11 : le Japon restera totalement dénucléarisé

Le Japon maintient sa politique de non-possession d’armes nucléaires. Selon les médias, le Premier ministre Fumio Kishida a clairement indiqué lundi que le Japon s’en tenait à ses trois principes : ne pas construire, ne pas posséder et ne pas autoriser le stationnement d’armes nucléaires sur son sol.

Shinzo Abe, le prédécesseur et collègue de parti de Fumio Kishida, s’était précédemment prononcé en faveur d’un débat sur les armes nucléaires en raison de l’invasion russe en Ukraine. Il avait notamment évoqué la possibilité d’autoriser l’entrée d’armes nucléaires américaines sur le territoire japonais. Mais cela ne serait pas compatible avec les trois principes du Japon, a déclaré M. Kishida.

6h17 : des explosions entendues à Kiev, l’offensive russe se poursuit

Selon l’armée ukrainienne, l’offensive russe vers Kiev se poursuit. Au nord de la capitale, l’armée russe a tenté de construire un pont pour traverser la rivière Irpin, a indiqué le chef de l’armée ukrainienne sur Facebook dans la nuit de dimanche à lundi. Selon le message, une autre tentative de prendre la banlieue d’Irpin, juste à l’extérieur de Kiev, a échoué. Cette information n’a pas non plus pu être vérifiée de manière indépendante.

6h01 : le prix du baril de brut WTI bondit de plus de 6 %

Le prix du baril de pétrole brut WTI a bondi de plus de 6 % lundi et le Brent de plus de 5 %, les opérateurs s’inquiétant de plus en plus d’une crise énergétique après les nouvelles sanctions occidentales à l’encontre de Moscou en raison de son invasion de l’Ukraine.

Le WTI augmentait de 6,27 % à 97,33 dollars vers 04H45 GMT et le Brent de 5,24 % à 103,06 dollars.

4h49 : Biden parlera lundi avec ses alliés pour « coordonner » une réponse

Le président américain Joe Biden s’entretiendra en conférence téléphonique avec ses alliés et partenaires lundi pour discuter des « développements » de l’attaque russe en Ukraine et « coordonner » une « réponse unie », a déclaré la Maison Blanche.

Le communiqué ne précise pas l’identité des participants à ces discussions, qui se tiendront le jour où l’Assemblée générale des Nations unies commencera à débattre d’une résolution condamnant l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

4h43 : le rouble russe chute de près de 30 % suite aux dernières sanctions

Le rouble russe a plongé de près de 30 % par rapport au dollar lundi après que les puissances internationales ont imposé de nouvelles sanctions plus sévères à Moscou en raison de son invasion de l’Ukraine.

Le rouble était indiqué en baisse de 27 % à 114,33 roubles par dollar dans les échanges internationaux, selon Bloomberg News.

1h21 : Ursula von der Leyen soutient l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est prononcée en faveur de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.

« Avec le temps, ils nous appartiendront bel et bien. Ils sont des nôtres et nous les voulons parmi nous », a souligné dimanche Ursula von der Leyen interrogée par un journaliste d’Euronews sur l’adhésion du pays à l’Union. Elle a également souligné que la coopération est déjà en cours dans plusieurs domaines.

L’Ukraine travaille depuis un certain temps déjà à l’adhésion à l’Union européenne. Cet objectif est également inscrit dans la constitution depuis 2019.

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