«Avec Stromae, on a vite eu une relation grand frère-petit frère»: on a retrouvé le petit garçon de «Papaoutai»

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La danse, c’est de famille chez vous !

Oui, ma mère était une danseuse afro et j’ai quatre frères qui dansent tous. J’ai commencé à 4 ans. J’ai fait mon premier spectacle à 5 ans et vers 6 ans, je savais que la danse occuperait toute ma vie.

Vous avez été révélé au monde entier en tournant dans le clip de « Papaoutai », qui totalise presque un milliard de vues sur YouTube. Comment aviez-vous été sélectionné ?

C’est la chorégraphe de Stromae, Marion Motin, qui m’a appelé pour passer le casting. Certains de mes frères avaient déjà travaillé avec elle. L’audition a eu lieu par Skype. J’ai dansé devant la webcam. Et j’ai été pris. Une semaine après, j’étais en Belgique pour tourner le clip. L’impact a été énorme.

Il paraît que, malgré vos 11 ans, vous avez apporté votre touche personnelle aux chorégraphies…

On a eu deux jours de répétition et on a tous apporté nos idées. C’est pour ça que la chorégraphie fonctionne aussi bien, car tant Stromae que moi on a apporté un peu de nous, de notre personnalité dedans. On voulait que ça nous ressemble.

Comment était Stromae ?

Il était très grand. (Rires.) C’est surtout quelqu’un de très humble, très ouvert d’esprit. On a vite eu une relation grand frère-petit frère. Il prend vraiment soin des gens autour de lui. Il est réellement humain. Par la suite, j’ai fait avec lui les NRJ Music Awards et une partie de sa tournée jusqu’en Afrique. A cet âge-là, c’est magique, on a les yeux qui brillent.

Aujourd’hui, vous êtes considéré comme un des meilleurs danseurs de hip-hop au monde !

J’ai travaillé avec d’autres artistes. J’ai accompagné Matt Pokora sur le « Pyramid Tour », dont j’ai chorégraphié deux des tableaux. Ma touche personnelle, c’est le storytelling, raconter des histoires à travers la danse, sans parler. J’ai défilé aussi pour Louis Vuitton. Je veux être un artiste complet, mannequin, tout ce qui touche le corps.

Vous avez retrouvé Stromae en décembre pour sa prestation au show de Jimmy Fallon. Vous êtes parti avec lui aux Etats-Unis ?

En fait, ça a été tourné en France. Avec les restrictions sanitaires, on ne pouvait pas tous aller aux USA. Quand j’ai revu Stromae, il m’a appelé « mon fils ». (Rires.) C’était incroyable. On a retrouvé directement la même complicité.

Il a changé depuis son burn-out ?

Je ne pense pas qu’il a changé, mais il a rechargé les batteries. Et il est prêt à repartir de plus belle. Mentalement, physiquement, on voit que ça lui a fait du bien de faire une pause.

Il a pris un peu de poids, quand même…

Bien sûr, il a bien mangé. (Rires.) Mais il a toujours la même souplesse quand il danse.

Vous allez faire partie de sa tournée ?

Ah, je ne peux rien dire. (Sourire.)

L’image du « petit garçon du clip de Stromae », c’est une étiquette qui vous colle un peu trop à la peau ?

Non, à partir du moment où j’ai réussi à faire mon bout de chemin à côté. Certains m’appellent « le fils de Stromae ». C’est une étiquette que je garderai à vie. Et elle me fait rire. Même Stromae pense que je suis son fils, vraiment. Ça me fait plaisir.

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