Guerre en Ukraine: toutes les informations de la journée

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Guerre en Ukraine: toutes les informations de la journée
AFP

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions : le point sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

21H46 : « Au moins 12 morts » lors d’attaques contre les soins de santé, selon l’Unicef

En Ukraine, depuis le début de la guerre, « 31 attaques contre les soins de santé ont été documentées », faisant « au moins 12 morts et 34 blessés », selon un décompte communiqué dimanche par l’Unicef, qui met en garde contre un risque d’« effondrement » du système de soins.

« Le système de soins de santé en Ukraine est manifestement mis à rude épreuve, et son effondrement serait une catastrophe », alertent les directeurs généraux de l’Unicef, du FNUAP (Fonds des nations unies pour la population) et de l’OMS, dans une déclaration commune publiée dimanche.

Selon les rapports du système de surveillance des attaques contre les soins de santé de l’OMS, dans 24 de ces incidents, des installations de soins de santé ont été endommagées ou détruites, tandis que dans cinq cas, des ambulances ont été endommagées ou détruites.

Selon ces agences et organisation, 4.300 naissances ont eu lieu en Ukraine depuis le début de la guerre et 80.000 Ukrainiennes devraient accoucher au cours des trois prochains mois.

« L’oxygène et les fournitures médicales, y compris pour la gestion des complications de la grossesse, sont dangereusement bas », peut-on lire dans la déclaration.

« Aujourd’hui, nous demandons l’arrêt immédiat de toutes les attaques contre les soins de santé en Ukraine », écrivent l’Unicef, le FNUAP et l’OMS, dénonçant des attaques « horribles » qui « obligent des milliers de personnes à renoncer à accéder aux services de santé malgré des besoins catastrophiques », en particulier les femmes, les enfants et les autres groupes vulnérables.

« Le droit international humanitaire et les droits de l’homme doivent être respectés et la protection des civils doit être notre priorité absolue », rappellent-ils.

21H34 : Kiev confirme la tenue de négociations avec Moscou par visioconférence lundi

Une session de négociations par visioconférence entre la Russie et l’Ukraine se tiendra lundi, a confirmé dimanche soir Mykhaïlo Podoliak, un négociateur et conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

« Une session de négociations aura lieu lundi pour faire un résumé des résultats préliminaires » des pourparlers, a-t-il écrit sur son compte Twitter. Plus tôt dans la soirée, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov avait annoncé à l’agence Tass la tenue de cet échange lundi par visioconférence.

21H27 : Des orphelinats plaident pour une zone d’exclusion aérienne

Alors que des millions de réfugiés tentent toujours de fuir l’Ukraine, des associations s’occupent de groupes plus vulnérables, comme les orphelins. « Si une zone d’exclusion aérienne n’est pas bientôt installée au-dessus de l’Ukraine, les enfants ne pourront plus fuir le pays », « s’inquiète Halina, qui dirige un orphelinat ukrainien ayant déménagé à Lodz, en Pologne.

L’Ukraine compte environ 100.000 orphelins, dont une grande partie sont des « orphelins sociaux ». Il s’agit d’enfants dont les parents vivent par durant de longues périodes à l’étranger.

À Lodz, tout est mis en place pour accueillir au mieux les enfants. Alors que des bénévoles montent des meubles Ikea et que les 94 enfants ukrainiens, âgés entre 3 et 17 ans, attendent patiemment leur déjeuner, la directrice fait le point sur ces semaines mouvementées. « Cela a été très difficile ; mais je ne veux pas me plaindre ou parler des problèmes, car je suis si reconnaissante de ce que les habitants de Lodz ont fait pour nous. Ils nous ont fourni tout ce dont nous avions besoin », raconte-t-elle, visiblement émue.

La maire de la ville, Hanna Zdanowksa, n’a pas pu retenir ses larmes lorsque les enfants ont entonné l’hymne ukrainien et l’ont remerciée avec des fleurs et des dessins.

« Nous faisons tout notre possible pour les accueillir et nous sommes en contact permanent avec les autorités d’Ukraine pour savoir comment amener davantage d’enfants ici mais aussi pour savoir quelle aide est nécessaire sur place », précise la maire.

La plupart des enfants ne semblent pas avoir subi de traumatismes. « Nous les avons protégés autant que possible des bruits des bombes et des coups de feu et nous leur avons épargné des scènes difficiles en jouant avec eux dans ces moments-là », raconte Halina.

L’horreur est encore bien gravée pour Irina, 24 ans, qui travaille comme éducatrice à l’orphelinat. « Tout le monde pensait se préparer pour l’école ou le travail ce jour-là, mais Poutine en a décidé autrement », témoigne la jeune femme. « Soudain il y a eu des coups de feu et des bombes et nous avons su que la guerre avait commencé. »

Dimanche, 17 bébés sont qui se trouvaient dans des abris anti-aériens en Ukraine depuis une semaine sont arrivés à Lodz. Ils ont été admis à l’hôpital dès leur arrivée à cause de problèmes respiratoires.

« Il est surtout nécessaire d’instaurer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine, pour que les enfants puissent au moins être évacués. Car les bus et les voitures utilisés pour secourir les enfants risquent d’être bombardés », plaide la directrice.

Des millions d’enfants orphelins ont déjà été emmenés vers plusieurs villes de Pologne, de République tchèque et de Lituanie.

19H59 : Blocage de camions se dirigeant vers le Bélarus

Des camions quittant la Pologne en direction du Bélarus ont été bloqués dimanche à la frontière entre les deux pays par une action spontanée de citoyens appelant au respect des sanctions imposées depuis l’invasion russe en Ukraine, a rapporté l’agence PAP.

La file de camions formée sur la route nationale 68 menant vers le poste frontalier de Kukuryki est longue d’environ 15 kilomètres.

« Les sanctions introduites par l’Union européenne dans le commerce avec la Russie et le Bélarus (son allié, ndlr) restent très officielles et théoriques », a déclaré à la PAP Viktoria, qui participe au blocage.

On restera en place « autant qu’on tiendra », a-t-elle assuré.

Selon les autorités polonaises, seules les marchandises libres de sanctions peuvent traverser la frontière avec le Bélarus.

19H46 : Les pourparlers entre la Russie et l’Ukraine reprennent virtuellement lundi

Les pourparlers entre la Russie et l’Ukraine continueront lundi de manière virtuelle, a indiqué dimanche le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, à l’agence de presse d’État Tass.

19H13 : Le drone qui s’est écrasé à Zagreb portait une bombe aérienne

Le drone militaire de conception soviétique qui s’est écrasé jeudi à Zagreb transportait une bombe aérienne, a dit dimanche le ministre croate de la Défense, qui a déploré des « manquements » dans la réaction de certains alliés au sein de l’Otan.

« Nous avons découvert sur l’engin des parties de la bombe aérienne (…) et nous pouvons dire pour l’instant qu’il s’agit d’une bombe aérienne qui était utilisée sur des avions de fabrication soviétique », a déclaré à la presse le ministre croate de la Défense, Mario Banozic.

Les autorités croates ont précisé samedi que l’engin, « lancé sur le territoire de l’Ukraine », était un Tupolev Tu-141 Strizh, un aéronef télécommandé fabriqué dans les années 1970 et 1980 pour les besoins de l’armée soviétique qui l’utilisait pour des missions de reconnaissance.

Selon le ministre, ce drone de plus de 6 tonnes a subi des « modifications (…) selon toute évidence, ces derniers temps ».

« Les traces de l’explosif et autres éléments trouvés laissent supposer que cet engin n’était pas destiné à la reconnaissance », a dit M. Banozic.

Il n’a pas indiqué si la bombe avait explosé, et n’a pas su en préciser le type. L’épave du drone et les fragments de la bombe seront transportés « dans une zone militaire où une analyse détaillée sera faite », a-t-il expliqué.

L’engin s’est écrasé jeudi soir dans un parc situé à six kilomètres du centre de Zagreb, à côté d’une cité universitaire hébergeant 4.500 étudiants et à quelque 200 mètres d’un quartier résidentiel, sans faire de victimes. Une quarantaine de voitures garées sur un parking ont été endommagées.

Les enquêteurs ont découvert aussi la « boîte noire » de l’engin qui devrait permettre, avec les coordonnées de la trajectoire enregistrées par des radars, de déterminer son point de départ, selon le ministre.

Il a annoncé que la chute du drone serait évoquée lors d’une réunion ministérielle des pays membres de l’Otan mercredi, et notamment des « manquements qui se sont produits en Roumanie et en Hongrie ».

Les autorités croates affirment que l’engin a volé pendant environ 40 minutes dans l’espace aérien hongrois et que la Croatie n’en a pas été informée. Avant de s’écraser à Zagreb, le drone a volé pendant sept minutes dans l’espace croate, selon la même source.

Le Premier ministre croate Andrej Plenkovic a déploré samedi les défauts de coordination au sein de l’Otan dans cet « incident ».

18H30 : Le Pentagone assure qu’il défendra le territoire de l’OTAN en cas d’attaque

Le département américain de la Défense a réitéré que les États-Unis et leurs alliés défendraient le territoire de l’OTAN en cas d’attaque. « Une attaque armée contre l’un est considérée comme une attaque armée contre tous », a déclaré dimanche à ABC le porte-parole du Pentagone, John Kirby, en réponse aux tirs de roquettes russes près de la frontière polonaise.

Et c’est pour la même raison que les États-Unis et l’OTAN renforceraient leur présence à la frontière orientale du territoire de l’OTAN, a déclaré M. Kirby. « Nous avons dit très clairement à la Russie que le territoire de l’OTAN sera défendu non seulement par les États-Unis, mais aussi par nos alliés », a déclaré John Kirby. Il a déclaré qu’il existe une ligne de communication directe avec le ministère russe de la Défense afin d’éviter un conflit direct.

L’armée russe a lancé une attaque à la roquette près de la ville ukrainienne de Lviv, tuant au moins 35 personnes et en blessant des dizaines d’autres, non loin de la frontière polonaise.

Jake Sullivan, conseiller du président américain Joe Biden pour la sécurité nationale, a également déclaré dimanche à la chaîne NBC que les États-Unis défendraient chaque partie du territoire de l’OTAN. Cependant, l’armée américaine n’interviendra pas directement sur le sol ukrainien pour éviter une confrontation avec la Russie, a déclaré Jake Sullivan.

18H30 : L’alimentation électrique du site nucléaire de Tchernobyl rétablie

L’alimentation électrique du site nucléaire de Tchernobyl a été rétablie dimanche, a annoncé l’agence nucléaire ukrainienne Energoatom, citant le ministre ukrainien de l’Energie.

« Aujourd’hui, grâce aux efforts incroyables des spécialistes d’Ukrenergo (l’opérateur ukrainien du site), nos ingénieurs nucléaires et nos électriciens ont réussi à rétablir l’alimentation électrique de la centrale de Tchernobyl, saisie par les occupants russes », a indiqué le ministre, Guerman Galouchtchenko, dans un communiqué publié par Energoatom.

« Désormais, les systèmes de refroidissement des assemblages combustibles vont fonctionner de nouveau normalement, et plus grâce à des générateurs de secours », a-t-il ajouté.

Mercredi, Ukrenergo avait annoncé que la centrale, à l’origine de la plus grave catastrophe nucléaire civile en 1986, avait « été complètement déconnectée du réseau électrique en raison des actions militaires de l’occupant russe ».

L’Agence internationale de l’énergie atomique avait toutefois indiqué que cet incident ne présentait « pas d’impact majeur sur la sécurité », alors que le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba avait averti que la centrale disposait de générateurs de secours d’une capacité de 48 heures seulement.

Le site de Tchernobyl, situé dans une zone d’exclusion, comprend des réacteurs qui ont été déclassés après 1986, dont le réacteur numéro 4 recouvert d’un sarcophage, et des dépôts de déchets radioactifs.

18H21 : Theo Francken souhaite que la protection temporaire ne donne pas droit à une « carte A »

Le député fédéral N-VA Theo Francken a affirmé dimanche qu’il déposerait dans la semaine une proposition de loi pour qu’un nouveau type de carte de séjour soit créé et associé au statut de protection temporaire. Il devrait selon lui octroyer le droit à un hébergement et à un dédommagement « limité », mais ne plus permettre d’avoir accès au revenu d’intégration sociale, a-t-il expliqué dans le cadre de l’émission « De Zevende Dag ». L’ancien secrétaire d’État ne veut donc pas que l’on octroie une « carte A » aux Ukrainiens, ce qui est pourtant prévu aujourd’hui.

La protection temporaire a été activée pour la première fois au niveau européen pour accueillir et protéger rapidement les personnes fuyant la guerre en Ukraine. Il s’agit d’un statut réglé par une directive européenne datant de 2001 (valable dans toute l’UE), transposée dans la législation belge.

Le statut temporaire doit obligatoirement donner accès au marché du travail, à l’éducation, et à une aide sociale si le bénéficiaire n’a pas de ressources suffisantes. En Belgique, cela signifie que le résident ukrainien fuyant la guerre et ayant reçu le statut de protection temporaire peut, s’il n’a pas de travail, faire appel au revenu d’intégration sociale.

18H17 : Plus de 800 manifestants contre le conflit en Ukraine arrêtés en Russie

Plus de 800 personnes manifestant dimanche contre l’opération militaire russe en Ukraine ont été interpellées à travers 37 villes de Russie, selon l’ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des manifestations.

Des journalistes de l’AFP ont vu plusieurs manifestants être arrêtés brutalement à Moscou et à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), la deuxième ville du pays.

Dans la capitale, quelques dizaines de personnes avaient bravé l’interdiction de manifester en se rassemblant sur la place du Manège, près du Kremlin. Au moins 100 manifestants et un journaliste ont été emmenés par des policiers, selon un correspondant de l’AFP sur place.

Plusieurs policiers avaient tracé la lettre « Z » sur leurs casques, signe de reconnaissance exprimant un soutien aux soldats russes déployés en Ukraine.

En début de soirée, le ministère de l’Intérieur a indiqué que près de 300 personnes avaient été interpellées dans la capitale pour « différentes violations de l’ordre public », précisant que des poursuites judiciaires étaient envisagées contre eux.

À Saint-Pétersbourg, où de nombreux autocars de police étaient visibles dans le centre, les manifestants ont tenté de se faire discrets. Selon OVD-Info, au moins 156 personnes y ont quand même été interpellées dans la journée.

Malgré l’interdiction, des pacifistes se rassemblent quotidiennement en Russie pour dénoncer l’intervention militaire en Ukraine. Bien que leur nombre soit limité, la simple tenue de ces rassemblements est notable, tant la répression est forte.

Ceux qui manifestent s’exposent systématiquement à des amendes, voire à de longues peines d’emprisonnement selon les poursuites engagées contre eux.

En tout, depuis le 24 février, au moins 14.700 personnes ont été interpellées en Russie lors de manifestations contre le conflit, selon OVD-Info. Rien que dimanche dernier, plus de 5.000 manifestants avaient été arrêtés, un chiffre d’une ampleur inédite pour une seule journée.

18H07 : Onze morts dans des bombardements à Mykolaïv

Au moins onze personnes ont été tuées dimanche dans des frappes russes sur la ville portuaire de Mykolaïv, proche d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, selon les autorités ukrainiennes.

Dans la matinée, le gouverneur de la région, Vitali Kim, avait indiqué que « neuf personnes étaient mortes dans des bombardements » russes, sans donner plus de détails.

Dans l’après-midi, les services d’urgence ukrainiens et le gouverneur ont fait état d’une nouvelle frappe, cette fois contre une école, en publiant sur Telegram des images du bâtiment détruit.

« Selon le premier bilan, deux personnes sont mortes et deux blessées », ont déclaré les services d’urgence.

La ville de Mykolaïv, située à environ 130 km à l’est d’Odessa, subit d’intenses bombardements depuis plusieurs jours. Samedi, les frappes avaient notamment touché des zones d’habitation, y compris un centre de cancérologie et un hôpital ophtalmologique, selon une journaliste de l’AFP sur place.

La ville est désormais désertée et la quasi-totalité des commerces fermés.

Des milliers de civils ont fui ces derniers jours vers Odessa, encore épargnée.

17H30 : « Nous devons résister avec d’autres armes », plaide le cardinal De Kesel

« Nous devons résister. Avec les armes de la foi qui sont la solidarité et la prière. Oui, avec ces armes-là et pas avec d’autres », s’est exprimé dimanche le cardinal Jozef De Kesel dans son homélie lors de la messe pour la paix face à la guerre en Ukraine, qui avait lieu à partir de 17h00 en la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles.

Le Cardinal De Kesel a présidé la Messe pour la Paix en concélébration avec Mgr Hlib Lonchyna, administrateur apostolique de l’Eparchie de Saint-Vladimir-le-Grand pour les Ukrainiens de rite byzantin de France, et Mgr Coppola, nonce apostolique. L’eucharistie était en rite latin, trilingue (français, néerlandais et ukrainien). En outre, les deux chœurs de la communauté ukrainienne gréco-catholique ont animé la célébration de leurs chants.

« Après la deuxième guerre mondiale tous étaient d’accord pour dire : jamais plus ! Et voilà que ça recommence. Comment est-ce possible ? (…) Cette fois-ci, la menace vient d’un pays et d’une puissance de grande et haute tradition chrétienne. Doublement douloureux puisque notre foi chrétienne est utilisée et instrumentalisée pour des objectifs qui lui sont non seulement étrangers mais vraiment contraires », a insisté l’archevêque de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles.

« A travers toutes les analyses historiques et politiques, aussi fines qu’elles soient et qui nous aident à comprendre, c’est de cela qu’il s’agit en dernière analyse : le désir de pouvoir et la peur de le perdre. Cette reconquête nostalgique d’un passé soi-disant glorieux, qui est à l’origine de tant d’injustice et finalement de la guerre avec toutes ses atrocités », estime-t-il encore.

« Seul le dialogue, sincère et pacifique, ouvrira le chemin de la paix. Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice et les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Evangile de la paix », ajoute Mgr De Kezel, citant la lettre de saint Paul aux Ephésiens. « Voilà nos trois armes : la vérité, la justice et la paix », a-t-il conclu.

16H56 : Moscou dit avoir tué des « mercenaires étrangers » lors de frappes

L’armée russe a affirmé avoir tué des « mercenaires étrangers » lors de frappes dimanche contre « la localité de Staritchi et la base militaire de Yavoriv » dans l’ouest de l’Ukraine, près de la frontière polonaise.

« En conséquence de cette frappe, jusqu’à 180 mercenaires étrangers et une importante quantité d’armes étrangères ont été éliminés », a affirmé lors d’un briefing le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, sans que ce chiffre ne puisse être confirmé de source indépendante par l’AFP.

16H50 : Discussion entre hauts responsables américain et chinois lundi à Rome

Des hauts responsables américains et chinois doivent se rencontrer lundi à Rome, a annoncé dimanche la Maison Blanche, qui s’inquiète d’une possible assistance de Pékin à Moscou, visée par des sanctions occidentales depuis l’invasion de l’Ukraine.

Le conseiller à la sécurité nationale du président américain Joe Biden, Jake Sullivan, doit rencontrer Yang Jiechi, le plus haut responsable du Parti communiste chinois pour la diplomatie.

Les deux responsables et leurs équipes « discuteront des efforts en cours visant à gérer la compétition entre nos deux pays et discuteront de l’impact de la guerre de la Russie contre l’Ukraine pour la sécurité régionale et mondiale », a indiqué Emily Horne, la porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche, dans le communiqué.

« Nous surveillons étroitement la mesure dans laquelle la Chine fournit, d’une manière ou d’une autre, qu’elle soit matérielle ou économique, une assistance à la Russie », a dit dimanche sur CNN Jake Sullivan, ajoute que « c’est un sujet de préoccupation pour nous ».

« Et nous avons fait savoir à Pékin que nous ne resterons pas passifs et ne laisserons aucun pays compenser les pertes de la Russie dues aux sanctions économiques », imposées depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine, le 24 février, a-t-il ajouté.

« Il y aura absolument des conséquences en cas d’importantes actions visant à contourner les sanctions », a prévenu Jake Sullivan.

16H28 : La Russie n’a plus accès à la moitié de ses réserves en devises, selon un ministre russe

La Russie ne peut plus accéder à la moitié de ses réserves de devises étrangères, d’or et d’autres actifs. Les sanctions occidentales empêchent la banque centrale du pays d’accéder à 300 milliards de dollars de réserves, a déclaré le ministre russe des Finances, Anton Silouanov.

« Notre volume total de réserves est d’environ 640 milliards de dollars et nous ne pouvons utiliser actuellement environ 300 milliards de dollars en raison des circonstances », a expliqué M. Silouanov dimanche.

« Nous voyons également des pays occidentaux faire pression sur la Chine », a-t-il ajouté. Certains pays exhorteraient le gouvernement chinois à ne pas autoriser la Russie à accéder à ses réserves internationales en yuan chinois. Mais selon Anton Silouanov, les relations avec la Chine sont à ce point bonnes que la Russie pourrait même augmenter ses réserves en monnaie chinoise.

L’Union européenne, les États-Unis et d’autres alliés ont bloqué l’accès aux actifs étrangers de la banque centrale russe, ce qui rend plus difficile pour le président Vladimir Poutine de financer sa guerre contre l’Ukraine. Sans devises étrangères, il est également plus difficile d’empêcher une nouvelle dévaluation du rouble. En raison des sanctions économiques et financières, la monnaie russe a déjà perdu de la valeur.

16H01 : Plus de 2.100 habitants de Marioupol tués depuis le début de l’offensive

Plus de 2.100 habitants de Marioupol, ville portuaire assiégée dans le sud-est de l’Ukraine, ont été tués depuis le début de l’offensive russe, a annoncé dimanche la mairie de la ville.

« Les occupants frappent cyniquement et délibérément des bâtiments résidentiels, des zones densément peuplées, détruisent des hôpitaux pour enfants et infrastructures urbaines (…). À ce jour, 2.187 habitants de Marioupol ont péri dans les attaques russes », a indiqué la mairie de Marioupol sur Telegram.

15H40 : « Avancées significatives » dans les négociations, un « accord rapide » possible

Moscou et Kiev sont tous deux prudemment positifs quant aux négociations de paix qu’ils mènent. Les deux délégations attendent des « résultats concrets » dans les prochains jours, selon plusieurs membres. Les deux pays négocient depuis deux semaines, mais n’ont jusqu’à présent pas obtenu de percée.

« Si nous comparons les positions des deux délégations aujourd’hui avec celles qu’elles occupaient du début, nous voyons des progrès significatifs », a déclaré Leonid Sloutsky, membre de la délégation russe.

Selon lui, les deux parties pourraient s’entendre sur une position commune « déjà dans les prochains jours ».

Le conseiller présidentiel ukrainien Mikhailo Podoliak s’attend également à « des résultats concrets d’ici quelques jours ». Il a déclaré dans une vidéo publiée sur Twitter que la Russie ne lancerait pas d’ultimatums pendant les négociations, mais écouterait les propositions de l’Ukraine.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré dimanche à la télévision d’Etat russe qu’une rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainien Volodimir Zelensky n’était pas exclue. Selon lui, les modalités des négociations directes devraient alors être déterminées à l’avance. « Nous devons comprendre quel devrait être le résultat de cette réunion et ce qui y sera discuté », a déclaré Peskov.

14H51 : Les soldats russes enlèvent le maire de la ville de Dniprorudne

Des soldats russes ont enlevé un autre maire d’une ville qu’ils occupent dans le sud de l’Ukraine. Selon un porte-parole du commandement de l’armée ukrainienne dans la région de Zaporizhzhya, le maire Yevjen Matviiv, de la petite ville de Dniprorudne, a été emmené dimanche matin vers une destination inconnue.

Yevjen Matviiv est le deuxième maire à disparaître. Vendredi, les troupes russes ont enlevé le maire Ivan Fedorov de Melitopol, lui reprochant de refuser de coopérer et ont installé un nouveau maire samedi. Commentant l’enlèvement de Yevjen Matviiv, le chef de l’administration régionale de Zaporijjia a déclaré que « les crimes de guerre deviennent systématiques » dans la région.

Le maire de Dniprorudne a fait la une des journaux fin février lorsqu’il a réussi à chasser les chars russes de sa ville en parlant aux chauffeurs.

14H05 : Un journaliste américain tué par balle

Un journaliste américain a été tué et un autre blessé par balles dimanche à Irpin, à la lisière nord-ouest de Kiev, où les forces ukrainiennes combattent les forces russes, a-t-on appris de sources concordantes.

Les deux hommes ont été touchés alors qu’ils circulaient en voiture avec un civil ukrainien, également blessé, a précisé à l’AFP Danylo Shapovalov, un médecin engagé auprès des forces ukrainiennes qui a pris en charge les victimes. Un journaliste de l’AFP a vu le corps du journaliste tué.

13H34 : Plus de 250 manifestants contre l’opération en Ukraine arrêtés en Russie

Plus de 250 personnes manifestant dimanche contre l’opération militaire russe en Ukraine ont été arrêtées à travers la Russie, selon une ONG.

« Au moins 268 personnes ont déjà été arrêtées dans 23 villes », a rapporté sur son site OVD-Info, une ONG spécialisée dans le suivi des manifestations.

Des journalistes de l’AFP ont vu plusieurs manifestants être arrêtés manu militari à Moscou et à Saint-Pétersbourg, la deuxième ville du pays.

A Moscou, quelques dizaines de personnes ont bravé l’interdiction de manifester en se rassemblant sur la place du Manège, près du Kremlin. Au moins 30 manifestants et un journaliste ont été emmenés par des policiers, selon l’AFP.

« Paix dans le monde ! », scandait une femme pendant qu’elle était entraînée de force par deux agents.

Plusieurs policiers avaient tracé la lettre « Z » sur leur casque, un signe de reconnaissance exprimant un soutien aux soldats russes déployés en Ukraine.

A Saint-Pétersbourg, où de nombreux autocars de police étaient visibles dans le centre, les manifestants tentaient de se faire discrets.

Plusieurs manifestants et quelques journalistes ont été emmenés par la police, a constaté l’AFP.

Malgré l’interdiction, des manifestants se rassemblent quotidiennement en Russie pour dénoncer l’intervention militaire en Ukraine. Bien qu’ils soient d’ampleur limitée, la simple tenue de ces rassemblements est notable, tant la répression est forte.

Ceux qui manifestent s’exposent systématiquement à des amendes, voire à un emprisonnement. Dimanche dernier, plus de 5.000 manifestants ont été arrêtés.

13H29 : Trentaine de blessés dans un monastère, Moscou accusé d’utiliser des bombes au phosphore

Des frappes sur un grand monastère de la région de Donetsk ont fait dans la nuit de samedi à dimanche une trentaine de blessés, tandis que des bombes au phosphore ont frappé une localité de la région de Lougansk, ont affirmé des responsables ukrainiens de ces régions de l’est de l’Ukraine

Selon Oleksi Bilochytsky, chef de la police de Popasna, située à une centaine de kilomètres à l’ouest de Lougansk, les Russes ont utilisé des bombes au phosphore sur sa localité.

« C’est ce que les nazis appelaient un +oignon brûlant+, et c’est ce que les +Russistes+ (combinaison de Russes et fascistes, ndlr) sont en train de lâcher sur nos villes. Souffrances indescriptibles et incendies », a-t-il écrit sur Facebook.

Cette information était invérifiable dans l’immédiat.

Plus au sud, dans la région de Donetsk, le grand monastère de Sviatoguirsk, où se sont réfugiées près de 1.000 personnes, a été touché par des bombardements qui ont fait une trentaine de blessés, selon le parquet général ukrainien.

12H20 : Le pape François demande à faire cesser le « massacre » en Ukraine

Le pape François a appelé dimanche à la fin du « massacre » et de « l’attaque armée inacceptable » en Ukraine, envahie par des troupes russes depuis le 24 février.

S’exprimant après son angélus dominical, le pape a condamné la « barbarie » qui consiste à tuer des enfants et des civils, ajoutant : « Au nom de Dieu… arrêtez ce massacre. »

12H16 : La Croix-Rouge met du matériel d’accueil à disposition des communes pour les réfugiés

Alors que l’accueil des personnes fuyant la guerre en Ukraine se verra transféré lundi matin de l’ancien hôpital Jules Bordet au plateau du Heysel, à Bruxelles, pour augmenter la capacité d’enregistrement, la Croix-Rouge de Belgique a annoncé dimanche renforcer son appui logistique et mettre à disposition des communes demandeuses du matériel d’accueil (literie, couvertures).

« Les communes peuvent adresser leurs demandes à notre numéro d’appel gratuit 105, où les équipes ont également été renforcées », précise l’organisme dans un communiqué.

11H45 : Quatorze corridors humanitaires prévus dimanche depuis les villes d’Ukraine bombardées

Quatorze couloirs humanitaires sont prévus depuis les villes ukrainiennes bombardées dimanche, ont annoncé les autorités ukrainiennes. Ces corridors doivent permettre aux civils d’être évacués en sécurité.

À Marioupol, la ville portuaire du sud-est du pays, une autre tentative d’évacuation de civils a échoué samedi. Cinquante bus n’ont pas pu partir à cause des bombardements. L’Ukraine et la Russie se reprochent mutuellement l’échec des évacuations de Marioupol.

11H38 : Frappes sur une base militaire ukrainienne : 35 morts selon un nouveau bilan

Trente-cinq personnes sont mortes et 134 ont été blessées dans les frappes russes qui ont touché dimanche une base militaire ukrainienne proche de la frontière polonaise, selon un nouveau bilan fourni par le gouverneur de la région, Maxim Kozitsky.

Un premier bilan avait fait état de neuf morts et 57 blessés sur cette base située à Yavoriv, à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Lviv et à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec la Pologne.

11H34 : La Turquie a réclamé l’aide de la Russie pour évacuer ses citoyens de Marioupol

La Turquie a appelé la Russie à l’aide pour évacuer ses citoyens coincés dans la ville assiégée de Marioupol en Ukraine, a annoncé dimanche le ministre des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu devant la presse.

« Nous avons appelé hier (le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov) et nous lui avons demandé son aide pour l’évacuation de nos citoyens », a-t-il précisé.

11H27 : Un train d’évacuation de civils essuie des tirs dans le sud de l’Ukraine

Un train qui faisait route pour évacuer des civils de Lyman, dans la région orientale de Donetsk en Ukraine, a essuyé des tirs dans la nuit de samedi à dimanche. Le conducteur du train est décédé et une personne a également été blessée, a indiqué dimanche la compagnie ferroviaire ukrainienne.

Les tirs ne semblaient pas ciblés. Le train avait dépassé la localité de Brusyn, à mi-chemin entre Sloviansk et Lyman, quand un tir d’artillerie a retenti. La région est en proie à d’intenses combats entre d’une part les troupes russes, qui ont envahi l’Ukraine le 24 février dernier, assistées par les milices pro-russes et, d’autre part, l’armée ukrainienne.

La compagnie de chemin de fer déclare faire tout son possible pour évacuer les civils encore présents à Lyman, parmi lesquels une centaine d’enfants.

11H08 : Neuf morts dans des bombardements à Mykolaïv, dans le sud

Neuf personnes ont été tuées dans des frappes russes sur la ville portuaire de Mykolaïv, proche d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, a indiqué dimanche le gouverneur de cette région sur Telegram.

« Neuf personnes sont mortes dans les bombardements de ces connards », a écrit Vitali Kim, sans autre précision dans l’immédiat.

11H04 : Un mort dans un accident d’un bus transportant des Ukrainiens en Italie

Un autocar transportant une cinquantaine d’Ukrainiens s’est renversé dimanche dans le centre de l’Italie, faisant un mort et des blessés, ont indiqué les pompiers.

Des images vidéo tournées par les services d’urgence ont montré l’autocar renversé sur le côté dans un fossé au bord d’une route au sud-est de Bologne après l’accident survenu tôt dans la matinée.

9H36 : 9 morts et 57 blessés, selon les autorités locales ukrainiennes, après la frappe sur une base militaire près de Lviv

Les frappes qui ont visé dimanche une base militaire dans l’ouest de l’Ukraine, près de Lviv, ont fait neuf morts et 57 blessés, selon un premier bilan communiqué par les autorités militaires régionales et le maire de Lviv.

« Malheureusement, 57 personnes ont été blessées et hospitalisées, neuf héros sont morts », a indiqué le gouverneur militaire de la région de Lviv, Maxim Kozitsky sur Telegram.

9H32 : Des instructeurs étrangers « travaillent » sur la base militaire bombardée près de Lviv

Des instructeurs étrangers « travaillent » sur la base militaire bombardée dans la nuit de samedi à dimanche par la Russie près de Lviv, à une vingtaine de kilomètres de la frontière polonaise, a déclaré le ministre ukrainien de la Défense Oleksii Reznikov.

« La Russie a attaqué le Centre international pour le maintien de la paix et de la sécurité. Des instructeurs étrangers travaillent là-bas. L’information sur les victimes est en train d’être clarifiée », a déclaré le ministre dans un tweet.

9H27 : La procureure générale britannique appelle à transmettre toute preuve de crime de guerre

La procureure générale britannique espère voir atterrir derrière les barreaux les dirigeants, mais aussi les soldats, russes coupables de crimes de guerre en Ukraine. Dimanche, Suella Braverman a souligné, auprès du Sunday Telegraph, l’urgence de récolter des preuves de ces possibles crimes et appelé quiconque possédant des éléments pouvant servir de preuves directes à transmettre ces documents à la police londonienne. La police britannique avait déjà lancé un appel en ce sens début mars.

« Les crimes de la Russie pourraient être jugés à Kiev, La Haye (où siège la Cour internationale de justice, NDLR) ou même au Royaume-Uni. Mais, quelle que soit l’instance, il est essentiel de rassembler des preuves maintenant », a-t-elle insisté. « Les preuves sont là, le monde entier peut les voir s’amonceler. Notre travail consiste à présent à les recueillir et les préserver pour les utiliser le moment venu. »

« Notre message envers les dirigeants et soldats russes présents en Ukraine est clair : vos actes auront des conséquences et le Royaume-Uni soutiendra l’Ukraine dans sa quête de justice », a lancé Mme Braverman, ajoutant avoir signé une déclaration commune avec la procureure générale d’Ukraine Iryna Venediktova pour réaffirmer le soutien du gouvernement britannique contre la Russie, « responsable des crimes commis sur le sol ukrainien ».

« Nous défendrons toujours le droit du peuple ukrainien à déterminer son propre avenir. Il a choisi la liberté et la justice. Et les criminels de guerre russes ont choisi de se retrouver derrière les barreaux », a-t-elle assené.

8H15 : Le président ukrainien met en garde les éventuels collaborateurs de la Russie en Ukraine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a menacé, dans un message vidéo dont l’agence de presse allemande DPA a pris connaissance dimanche, les éventuels collaborateurs et partisans de la Russie en Ukraine de suivre le même destin que « plus de 12.000 occupants qui n’ont pas compris à temps pourquoi l’Ukraine ne devait pas être attaquée », en référence au nombre de soldats russes morts depuis l’invasion du pays, selon un décompte ukrainien. Ce nombre n’a cependant pas pu être vérifié de source indépendante.

Volodymyr Zelensky a ainsi réagi à la « mise en scène par les Russes », selon plusieurs responsables ukrainiens, d’un référendum visant à créer une république indépendante à Kherson, ville proche de la Crimée dont les troupes russes ont pris le contrôle le 3 mars. Kherson, dans le sud du pays, est la première grande ville dont s’est emparée Moscou après son invasion de l’Ukraine lancée le 24 février.

La Russie tente « d’y répéter la triste expérience de formation de pseudo-républiques » en « faisant chanter les pouvoirs locaux, en mettant sous pression les députés, en cherchant quelqu’un à soudoyer », a accusé le président ukrainien. En 2014, Moscou avait annexé la péninsule ukrainienne de Crimée et organisé un référendum, considéré comme illégal par Kiev et les Occidentaux.

7H05 : Frappe russe contre une base près de la frontière polonaise

Les forces russes ont bombardé dimanche une base militaire située dans la région de Lviv (ouest de l’Ukraine), près de la frontière polonaise et jusque-là relativement épargnée par le conflit, ont affirmé les autorités locales.

« Les occupants ont mené une frappe aérienne sur le Centre international pour le maintien de la paix et la sécurité. D’après les informations préliminaires, ils ont tiré huit missiles. Des informations sur les (potentielles) victimes sont en train d’être recueillies », a déclaré l’administration régionale de Lviv dans un communiqué.

6H53 : Stoltenberg craint un déploiement d’armes chimiques par la Russie en Ukraine

La Russie pourrait utiliser des armes chimiques dans la guerre en Ukraine, craint le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, dans une interview parue dimanche dans le journal allemand Welt am Sonntag. Il s’agirait, en tout état de cause, d’un crime de guerre, a rappelé M. Stoltenberg.

Dans cette interview, le chef de l’Otan fait référence aux affirmations du gouvernement russe selon lesquelles les États-Unis financeraient des laboratoires en Ukraine pour développer des armes biologiques secrètes. « Absurde », déclare M. Stoltenberg. Les États-Unis, eux aussi, ont catégoriquement nié ces allégations. En début de semaine, la Maison Blanche a averti que la Russie pourrait chercher une justification pour elle-même mener des attaques chimiques en Ukraine.

M. Stoltenberg a mis en garde contre la multiplication des combats et des crises humanitaires en Ukraine dans les jours et les semaines à venir. « Nous regardons avec horreur le nombre croissant de victimes civiles et de destructions insensées par les troupes russes », a-t-il souligné. « Le peuple ukrainien résiste à l’invasion avec courage et détermination, mais les jours à venir risquent d’apporter leur lot de nouvelles épreuves. »

L’Otan reste toutefois sur sa position de ne pas déclarer « zone d’exclusion aérienne » le ciel ukrainien, bien que le président ukrainien Volodymyr Zelensky presse en ce sens. Cela signifierait que l’Alliance devrait abattre tout avion russe, a expliqué le Norvégien. « Et en faisant cela, nous risquerions une confrontation directe et une escalade incontrôlable », a ajouté M. Stoltenberg. « Nous devons mettre fin à cette guerre, pas l’étendre davantage. Nous ne cherchons pas le conflit avec la Russie. »

5H43 : La Russie place un nouveau maire dans la ville occupée de Melitopol

L’armée russe aurait placé un nouveau maire dans la ville ukrainienne occupée de Melitopol. Selon la chaîne d’information américaine CNN, il s’agit de Galina Danilshenko, un ancien membre du conseil municipal.

Le maire précédent, Ivan Fedorov, a été enlevé par les troupes russes vendredi, selon l’armée ukrainienne. Des images vidéo le montrent en train d’être évacué d’un bâtiment gouvernemental par des hommes armés. M. Fedorov aurait refusé de coopérer avec les Russes.

Melitopol, dans le sud de l’Ukraine, est tombé sous le contrôle de la Russie après l’invasion russe.

5H34 : Le gouvernement ukrainien prend des mesures pour soutenir les agriculteurs

Le gouvernement ukrainien souhaite rembourser les intérêts sur les prêts destinés aux activités agricoles et veut que l’État garantisse 80 % du montant emprunté par les agriculteurs, a annoncé samedi soir dans un message vidéo le Premier ministre Denis Schmyhal.

Ces mesures devraient permettre aux agriculteurs ukrainiens de disposer de moyens suffisants pour semer et d’éviter de faire faillite s’ils perdent des récoltes en raison de l’invasion du pays par la Russie.

L’Ukraine est également appelée le grenier de l’Europe. Le pays est un important producteur et exportateur de blé, de maïs, de colza et de tournesol.

Afin de répondre à ses propres besoins alimentaires, une interdiction ou une restriction d’exportation de certaines denrées alimentaires a été déclarée. Selon M. Schmyhal, l’Ukraine disposera de suffisamment de denrées alimentaires de base pour les mois à venir.

4H28 : Zelensky remet pour la première fois un titre honorifique à une femme à titre posthume

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a adopté un décret faisant du sergent Derusova Inna Nikolaevna la première femme à recevoir le titre de « Héros de l’Ukraine », le plus haut titre honorifique en Ukraine.

Cette femme, médecin militaire, a reçu le titre à titre posthume. Elle est morte après avoir sauvé plus de dix soldats blessés à Ochtyrka, a déclaré M. Zelensky dans un message vidéo. Mme Nikolaevna est morte à la suite d’un bombardement russe.

1H43 : Nouvelles réunions cette semaine à l’ONU sur la guerre de la Russie en Ukraine

L’ONU aura cette semaine plusieurs réunions consacrées à la guerre de la Russie en Ukraine, sans qu’il soit acquis à ce stade qu’elles déboucheront sur l’adoption d’un texte, selon des diplomates.

Lundi, le Conseil de sécurité discutera de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Président en 2022 de l’OSCE, le ministre polonais des Affaires étrangères, Zbigniew Rau, devrait intervenir lors de la session, a précisé l’une de ces sources.

Celle-ci est annuelle mais prendra un tour particulier avec la guerre en Ukraine, avec probablement de nouveaux appels à la paix.

Depuis deux semaines, un projet de résolution franco-mexicain sur l’aide humanitaire est par ailleurs discuté entre certains membres du Conseil de sécurité. Aucune date n’a encore été avancée pour un vote qui était à l’origine espéré début mars.

Vendredi, l’ambassadeur chinois à l’ONU, Zhang Jun, a indiqué à l’AFP n’avoir pas encore vu de texte finalisé.

Selon une version du projet, obtenue par l’AFP, le Conseil déplorerait « les conséquences humanitaires désastreuses des hostilités contre l’Ukraine », exigeant « une cessation immédiate des hostilités » et « de toutes les attaques contre des civils ». Le texte imposerait également de protéger « les civils, dont le personnel humanitaire et les personnes vulnérables, y compris les enfants ».

Le 2 mars, l’Assemblée générale avait approuvé massivement une résolution condamnant « l’agression » russe et « exigeant » de Moscou son « arrêt immédiat ». 141 pays avaient voté pour, 5 contre, 35 s’abstenant.

Le Conseil de sécurité pourrait enfin se réunir sur les violations des droits humains, selon des diplomates.

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), le Britannique Karim Khan, qui participerait à une telle réunion, a exhorté vendredi les parties en Ukraine à ne pas utiliser d’armes lourdes dans des zones habitées.

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