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Guerre en Ukraine: la Russie, faute d’alliés, renonce au vote à l’ONU d’une résolution sur l’Ukraine

Guerre en Ukraine: la Russie, faute d’alliés, renonce au vote à l’ONU d’une résolution sur l’Ukraine

21 h 58 La Russie, faute d’alliés, renonce au vote à l’ONU d’une résolution sur l’Ukraine

La Russie a renoncé à tenir vendredi un vote au Conseil de sécurité de l’ONU sur une résolution liée à la guerre en Ukraine, faute de soutien de ses plus proches alliés, ont indiqué jeudi à l’AFP des diplomates.

« Ils ont fait appel au co-parrainage » pour leur texte portant selon eux sur l’humanitaire, « et il n’y a pas eu de retour », a indiqué un ambassadeur sous couvert d’anonymat, laissant entendre que ni la Chine ni l’Inde ne soutenaient l’initiative controversée russe et n’auraient voté en sa faveur.

La Russie a confirmé jeudi son renoncement lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité qu’avaient réclamé les Occidentaux.

« Nous avons décidé de ne pas demander la mise aux voix » de cette résolution vendredi, a déclaré au Conseil de sécurité l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia, sans un regard pour ses homologues, l’œil rivé sur son texte.

Auparavant, la Russie avait subi une volée de bois vert de plusieurs membres du Conseil de sécurité concernant son initiative de texte humanitaire « condamnant les attaques de civils » et réclamant une protection des civils pour garantir leur départ des villes ukrainiennes.

C’est « la plus grande hypocrisie, de la taille de la Russie », et elle « devrait figurer au livre Guinness des records », a lancé l’ambassadeur albanais, Ferit Hoxha. La guerre a fait « trois millions de réfugiés en trois semaines », soit l’équivalent de la population de l’Albanie toute entière, a-t-il souligné.

Son homologue britannique, Barbara Woodward, a dénoncé une initiative « perverse ». Quel « jeu cynique face à l’extrême souffrance humaine », s’est insurgée la diplomate.

21h 13 : Bruxelles va proposer de cultiver les jachères pour doper la production de l’UE

Bruxelles prépare des dérogations sur le taux minimal de terres en jachères imposé aux agriculteurs, pour les mettre en culture et doper la production alimentaire de l’UE face à l’impact de la guerre en Ukraine, a annoncé jeudi le commissaire à, deux gros prol’Agriculture.

La guerre opposant Ukraine et Russieducteurs de céréales, a propulsé les cours des huiles, blé, soja, colza, tournesol et maïs à des niveaux records.

Afin d’amortir l’impact pour les agriculteurs et de renforcer la sécurité alimentaire du continent, la Commission européenne prépare plusieurs mesures d’urgence qu’elle rendra publiques le 23 mars, a indiqué au Parlement européen le commissaire à l’Agriculture Janusz Wojciechowski.

« Il faut des dérogations sur les terres non cultivées. Elles sont très importantes pour la biodiversité, bien sûr, mais je ne crois pas que ce soit le moment de laisser ces terres improductives », a-t-il fait valoir devant les eurodéputés de la commission parlementaire agriculture.

« La Commission va proposer d’adopter une suspension (des règles), afin qu’on puisse utiliser ces terres pour la production protéinique, car il y a évidemment un manque de nourriture pour les élevages », pour laquelle l’UE importait d’Ukraine et de Russie une part importante de ses besoins, a-t-il insisté.

Selon les règles de la nouvelle Politique agricole commune (PAC), qui entreront en vigueur en janvier 2023 dans le cadre de plans nationaux en cours de négociation, les exploitations de plus de 10 hectares devraient laisser au moins 4 % de leurs terres non cultivées et rendues à la nature.

Bruxelles envisage par ailleurs de soutenir de façon ciblée les éleveurs porcins, d’assouplir les règles sur les aides publiques, et de puiser pour la première fois dans la « réserve de crise », un fonds de quelque 450 millions d’euros destiné à aider les agriculteurs en cas d’instabilité des prix, a détaillé M. Wojciechowski.

20 h 38 : Pas de redémarrage de l’usine anversoise d’EuroChem dans l’immédiat

L’entreprise d’engrais EuroChem ne peut pas redémarrer la production sur son site d’Anvers pour le moment, est-il ressorti jeudi, selon les syndicats, d’une réunion du comité d’entreprise. La direction veut continuer à payer les salaires des employés si le gouvernement belge l’y autorise.

La production d’EuroChem, située dans la zone portuaire d’Anvers, a été interrompue la semaine dernière en raison des sanctions européennes prises à l’encontre de l’(ex-)propriétaire russe Andrey Melnichenko. La société a bien communiqué que M. Melnichenko avait quitté son poste de directeur et de « principal bénéficiaire », mais n’a pas pu démontrer de manière suffisante que les liens avec cet homme avaient été complètement rompus. Le géant de la chimie BASF, sur le site duquel se trouve l’usine EuroChem, a d’abord annoncé qu’il ne fournirait plus de matières premières avant que l’entreprise elle-même ne décide d’arrêter la production.

À l’issue du comité d’entreprise de jeudi, les syndicats ont évoqué d’un « sentiment positif dans l’ensemble ». Il n’y a pas de chômage technique pour l’instant, la direction est prête à continuer à payer les salaires », affirme Bruno Verlaeckt de l’ABVV. « Mais il faut que le gouvernement l’autorise, car le capital nécessaire doit être libéré. En tant que syndicat, nous soutenons cette demande. La deuxième demande au gouvernement est de pouvoir relancer la production. EuroChem devra démontrer que ses liens avec la Russie ont été rompus, mais il faut garder en tête que la fabrique est aussi tout simplement importante pour la production alimentaire européenne. »

20h 24 : Blinken estime que la Russie a commis des « crimes de guerre » en Ukraine

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a estimé jeudi que les attaques russes contre des civils en Ukraine constituaient des « crimes de guerre », et a accusé Moscou de ne pas faire « d’effort significatif » sur le front diplomatique.

« Cibler intentionnellement des civils est un crime de guerre. Après tant de destruction ces trois dernières semaines, je trouve difficile de conclure que les Russes font autre chose que cela », a-t-il dit lors d’une conférence de presse, tout en précisant que le processus juridique pour parvenir à une telle accusation formelle était toujours en cours.

Le président des États-Unis Joe Biden avait qualifié dès mercredi son homologue russe Vladimir Poutine de « criminel de guerre », une accusation jugée « impardonnable » par Moscou.

« Hier, le président Biden a dit qu’à son avis, des crimes de guerre avaient été commis en Ukraine. Personnellement, je suis d’accord », a déclaré Antony Blinken.

« Nos experts sont en train de documenter et passer en revue d’éventuels crimes de guerre commis en Ukraine », a-t-il ajouté, promettant de partager le fruit de ce travail avec les enquêtes internationales visant à faire « rendre des comptes aux responsables ».

Interrogé sur les pourparlers entre la Russie et l’Ukraine, qui se poursuivent en parallèle du conflit, le secrétaire d’État n’a pas caché son scepticisme.

« D’un côté, nous saluons l’Ukraine qui reste à la table des négociations alors qu’elle est sous les bombes à tout instant, et de l’autre côté, je n’ai pas vu d’effort significatif de la part de la Russie pour mettre fin par la diplomatie à la guerre qu’elle mène », a-t-il dit.

Après une rencontre à Rome entre de hauts responsables américains et chinois, et à la veille d’un appel téléphonique entre le président Biden et son homologue Xi Jinping, Antony Blinken a enfin haussé nettement le ton à l’égard de Pékin.

« Nous sommes préoccupés par le fait qu’ils envisagent d’assister directement la Russie avec de l’équipement militaire qui serait utilisé en Ukraine. Le président Biden va parler au président Xi demain, et lui dira clairement que la Chine portera une responsabilité pour tout acte visant à soutenir l’agression russe, et que nous n’hésiterons pas à lui imposer des coûts », a-t-il affirmé.

Il a réitéré que la Chine avait la « responsabilité de faire usage de son influence auprès du président Poutine et de défendre les règles et principes internationaux qu’elle dit soutenir ».

« Mais au contraire, il semble que la Chine aille dans la direction opposée en refusant de condamner cette agression, tout en tentant de se présenter comme un arbitre neutre », a-t-il déploré.

19 h 56 : Les parlements des pays baltes demandent une « no-fly zone » au-dessus de l’Ukraine

Les parlements lettons, estonien et lituanien ont demandé l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine.

Ils demandent à l’Onu d’agir sans délai pour protéger des vies humaines et garantir la sécurité des centrales nucléaires ukrainiennes.

19h 54 : Moscou ne fait pas « d’effort significatif » dans ses pourparlers avec Kiev

Les États-Unis ont fait preuve de scepticisme jeudi au sujet des pourparlers en cours entre l’Ukraine et la Russie pour mettre fin à la guerre, estimant que Moscou n’avait pas démontré jusqu’ici « d’effort significatif » sur le front diplomatique.

« D’un côté, nous saluons l’Ukraine qui reste à la table des négociations alors qu’elle est sous les bombes à tout instant, et de l’autre côté, je n’ai pas vu d’effort significatif de la part de la Russie pour mettre fin par la diplomatie à la guerre qu’elle mène », a dit le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken devant la presse.

19h 47 : l’UE dénonce les « crimes de guerre » commis par la Russie

L’Union européenne condamne les « graves violations du droit humanitaire » et les « crimes de guerre » commis par la Russie en Ukraine, et ses dirigeants devront rendre des comptes, a annoncé jeudi le chef de la diplomatie européenne.

« L’UE condamne dans les termes les plus fermes les forces armées russes et leurs mandataires, qui continuent de cibler la population civile et les infrastructures civiles ukrainiennes », a déclaré Josep Borrell dans un communiqué.

Le théâtre de la ville ukrainienne de Marioupol (sud-est) « a été lourdement bombardé mercredi, bien qu’il ait servi d’abri bien connu et clairement identifié pour les civils, y compris les enfants », a-t-il dénoncé.

Par ailleurs, selon l’ONG Human Rights Watch, les forces russes ont attaqué la ville de Mykolaïv avec des roquettes à sous-munitions lors de trois attaques distinctes, rappelle le communiqué.

« De telles attaques délibérées contre des civils et des infrastructures civiles sont honteuses, répréhensibles et totalement inacceptables. Elles constituent de graves violations du droit international humanitaire », a accusé Josep Borrell, estimant que Moscou « porte l’entière responsabilité de ces actes d’agression militaire et de toutes les destructions et pertes de vies humaines qu’ils causent »

« Les auteurs de ces graves violations et crimes de guerre, ainsi que les dirigeants gouvernementaux et les chefs militaires seront tenus responsables », a-t-il assuré.

Le procureur de la CPI a annoncé le 2 mars « l’ouverture immédiate » d’une enquête sur la situation en Ukraine et sur de possibles crimes de guerre, après avoir reçu le feu vert de 39 États parties de la CPI.

Le président américain Joe Biden a pour la première fois qualifié mercredi le président russe Vladimir Poutine de « criminel de guerre ». Selon sa porte-parole, le département d’État américain étudie la qualification légale de « crimes de guerre » commis par la Russie en Ukraine.

19h 33 : Biden va menacer Xi de représailles si la Chine envoie de l’aide militaire à la Russie

Le président des États-Unis Joe Biden va menacer vendredi son homologue chinois Xi Jinping de représailles si la Chine devait « soutenir l’agression russe » contre l’Ukraine, notamment par l’envoi d’aide militaire à Moscou, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.

« Nous sommes préoccupés par le fait qu’ils envisagent d’assister directement la Russie avec de l’équipement militaire qui serait utilisé en Ukraine. Le président Biden va parler au président Xi demain, et lui dira clairement que la Chine portera une responsabilité pour tout acte visant à soutenir l’agression russe, et que nous n’hésiterons pas à lui imposer des coûts », a-t-il dit devant la presse.

19h 08 : La France va débloquer 300 millions d’euros pour l’Ukraine

La France va débloquer une aide de 300 millions d’euros pour l’Ukraine qui fait face depuis le 24 février à une attaque de la Russie, a annoncé jeudi le ministère français des Affaires étrangères.

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a confirmé, lors d’un entretien avec son homologue Dmytro Kouleba, « le déblocage dans les prochains jours d’une enveloppe d’assistance financière de 300 millions d’euros, conformément à l’engagement pris » par le président Emmanuel Macron auprès de son homologue Volodymyr Zelensky.

La France livre également des équipements de défense et un soutien en carburant aux forces ukrainiennes. L’Ukraine bénéficie d’un soutien massif des États-Unis et des autres pays membres de l’Otan. Washington a ainsi annoncé une enveloppe militaire d’un milliard de dollars en une semaine.

Jean-Yves Le Drian s’est engagé par ailleurs à « poursuivre les efforts (de la France) au niveau européen pour renforcer le coût pour la Russie de la poursuite de ses opérations militaires », a ajouté le ministère.

Il a aussi évoqué « l’importance des discussions engagées sous l’égide de l’Agence internationale de l’Energie Atomique (AIEA) concernant la sécurité et la sûreté des installations nucléaires civiles en Ukraine ».

L’Ukraine a accusé l’armée russe d’avoir coupé à deux reprises l’alimentation électrique du site nucléaire de Tchernobyl et d’avoir fait exploser des munitions près d’un réacteur de Zaporojie, deux centrales étant sous contrôle de Moscou.

L’ancienne centrale de Tchernobyl, théâtre de la plus grave catastrophe nucléaire civile en 1986, a toujours besoin d’énergie pour assurer la sécurité des assemblages combustibles stockés sur place.

Lors d’un échange avec son homologue moldave Nicu Popescu, Jean-Yves Le Drian a également évoqué l’accueil en France « dans les prochains jours » d’Ukrainiens actuellement réfugiés en Moldavie.

Il a aussi annoncé l’envoi « dans les prochains jours de 17 groupes électrogènes de grande capacité destinés à renforcer la résilience électrique du système de santé moldave ».

La France va fournir également 37 tonnes de matériel d’urgence et près de 10.000 kits d’hygiène à la Moldavie, confrontée à une vague de réfugiés ukrainiens.

19h05 : La journaliste antiguerre de la télé russe va quitter sa chaîne

La journaliste russe Marina Ovsiannikova, devenue une égérie antiguerre après son irruption pendant un journal télévisé pro-Kremlin pour dénoncer l’offensive en Ukraine, va quitter la chaîne Pervy Kanal de son propre chef, a-t-elle assuré jeudi.

« Aujourd’hui je me suis rendue à Ostankino (siège de la chaîne), j’ai transmis tous les documents pour mon licenciement sur ma décision », a-t-elle déclaré dans une interview à la chaîne d’informations en continu France 24.

Marina Ovsiannikova s’est illustrée en faisant irruption en direct lundi soir pendant le journal télévisé le plus regardé de Russie, sur la chaîne Pervy Kanal, avec une pancarte critiquant l’opération militaire de Moscou en Ukraine et dénonçant la « propagande » des médias contrôlés par le pouvoir.

Elle a expliqué avoir voulu « envoyer un message fort pour dire que les Russes sont contre la guerre, qu’il ne faut pas se fier à la propagande et ce qu’on dit à la télé et qu’il faut faire cette distinction entre le mensonge et la vérité ».

« J’ai peur, bien sûr, mais je ne pense pas que je fais partie de la racaille », s’est-elle défendue, interrogée sur le discours officiel contre les militants antiguerre en Russie.

Selon le Kremlin, le conflit en Ukraine révèle qui sont les « traîtres » en Russie. « Certains démissionnent, certains quittent le pays. C’est une purification », a lancé jeudi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Pour la journaliste protestataire, « les gens qui descendent dans la rue pour protester, ce ne sont pas des traîtres, ce sont des citoyens ». « La société russe est divisée, une partie, peut-être la moitié, est contre la guerre, et une moitié soutient le président Poutine », a-t-elle assuré.

Cette femme de 43 ans, mère de deux enfants, a par ailleurs décliné l’offre d’asile du président français Emmanuel Macron car elle ne « veut pas quitter » son pays.

« Je ne veux pas quitter notre pays. Je suis patriote, mon fils l’est encore plus », a-t-elle déclaré dans une interview du magazine allemand Der Spiegel diffusée mercredi soir.

Après avoir été arrêtée, elle a été condamnée dans la foulée à une simple amende et laissée libre. Elle risque cependant toujours des poursuites pénales passibles de lourdes peines de prison, aux termes d’une récente loi réprimant toute « fausse information » sur l’armée russe.

19h 00 : Le Royaume-Uni suspend la coopération fiscale avec la Russie

Le Royaume-Uni a annoncé jeudi suspendre « l’échange et le partage d’informations fiscales avec la Russie et le Bélarus » dans le cadre des sanctions prises en réaction à l’invasion russe en Ukraine, selon un communiqué.

L’annonce du gouvernement britannique « garantira que le Royaume-Uni ne fournit pas au régime (du président russe Vladimir) Poutine des informations qui pourraient entraîner une augmentation des recettes ou rendements fiscaux pour la Russie », selon le communiqué.

La mesure entre en vigueur dès jeudi et représente « l’une des nombreuses mesures fiscales prises » par les autorités britanniques pour « soutenir l’Ukraine et infliger des difficultés économiques » au Kremlin, a précisé le gouvernement britannique.

Ce dernier avait annoncé mardi une nouvelle vague de sanctions, en imposant notamment des droits de douane punitifs sur la vodka et des gels d’avoirs contre plus de 370 personnes et entités, ainsi qu’une prochaine interdiction d’exporter vers la Russie des produits comme les voitures haut de gamme, la mode ou les œuvres d’art.

Londres a déjà sanctionné plus de 1.000 individus ou entités russes, dont 69 oligarques et proches du pouvoir, ainsi que leurs familles, dont les avoirs dépassent les 145 milliards de livres (plus de 170 milliards d’euros), selon un point jeudi du ministère des Affaires étrangères.

Outre les sanctions contre des ressortissants russes, Londres a notamment déjà visé les secteurs aérien et énergétique, avec une interdiction des importations de pétrole d’ici à la fin de l’année.

18h 16 : Des besoins « énormes » en Ukraine, et une réponse humanitaire UE « sans précédent »

« Les besoins des personnes en Ukraine sont énormes et croissent chaque jour, chaque jour que continue cette agression ». Mais parallèlement, la réponse humanitaire de la part des pays de l’UE et d’autres pays européens participant au mécanisme de protection civile de l’UE est « sans précédent », a souligné jeudi le commissaire européen à la gestion des crises, Janez Lenarcic.

Le commissaire slovène était présent lors d’une visite pour la presse au centre de coordination de la réaction d’urgence (ERCC), installé à Bruxelles. Il est au cœur du mécanisme de protection civile de l’UE : il sert à coordonner les différentes offres d’aides aux pays demandeurs d’assistance, et l’acheminement de l’aide (réserve d’aide gérée par le centre, ou nouvelle aide proposée par les États en réponse à une demande) vers les pays frappés par une catastrophe. Il s’agit donc d’une sorte de plateforme de coordination, qui a une nouvelle fois prouvé son intérêt avec la guerre déclenchée en Ukraine.

L’Ukraine elle-même y a fait appel, mais également des pays qui font désormais face à l’arrivée massive de personnes tentant de fuir le conflit. C’est le cas de la Moldavie, pays non-membre de l’UE, mais aussi de la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque, a rappelé le commissaire jeudi.

Actuellement, tous les 27 États membres ainsi que deux autres pays participant au mécanisme de protection civile de l’UE « contribuent à l’aide d’urgence acheminée vers l’Ukraine via le mécanisme », note le Slovène. Les offres de nourriture, médicaments, matériel médical, matériel pour les pompiers, carburants, véhicules de secours, entre autres, sont enregistrées à l’ERCC par une équipe spécialisée.

L’agression de l’Ukraine par la Russie « a causé un désastre humanitaire de proportions inédites depuis la Seconde Guerre mondiale », constate le commissaire.

18h 08 : au moins 27 morts dans des frappes russes dans la région de Kharkiv

Plusieurs tirs russes ont fait jeudi au moins 27 morts dans la région de Kharkiv, grande ville assiégée du nord-est de l’Ukraine, ont annoncé les autorités locales.

« Des militaires russes ont procédé à des tirs d’artillerie sur la ville de Merefa dans la région de Kharkiv vers 03H30 (01H30 GMT) jeudi. Une école et un centre culturel ont été détruits. 21 personnes ont été tuées et 25 blessées dont 10 sont dans un état grave », a annoncé le Parquet régional sur Facebook.

La ville de Merefa est située à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Kharkiv.

« Le déblayage des décombres est en cours », selon le Parquet, qui a publié deux photos de bâtiments éventrés par des explosions.

Au moins six personnes sont aussi mortes dans des tirs de bombes à sous-munitions dans un village à une cinquantaine de kilomètres au nord de Kharkiv, Kozacha Lopan, a par ailleurs affirmé le maire du village voisin de Derguatchi, Vyatcheslav Zadorenko, sur Facebook.

« Les occupants ont bombardé la gare, des magasins, des pharmacies et d’autres bâtiments civils dans le centre du village », a-t-il détaillé, précisant que les infrastructures militaires n’avaient en revanche pas été endommagées.

17h 40 : Pristina demande au président Biden de l’aider à intégrer l’Otan

Le Kosovo a demandé au président des États-Unis de l’aider à intégrer l’Otan, une adhésion devenue « impérative » selon l’ancienne province de Belgrade du fait de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Dans une lettre à Joe Biden vue jeudi par l’AFP, son homologue kosovare Vjosa Osmani Sadriu met en garde contre les tentatives de « déstabilisation » de Moscou au Kosovo et dans la région fragile des Balkans.

« L’adhésion du Kosovo à l’Otan est devenue impérative », écrit Mme Osmani. « Nous exprimons notre espoir et nos attentes que les États-Unis se serviront de leur leadership et de leur influence pour soutenir activement et faire avancer le processus complexe d’adhésion à l’Otan pour le Kosovo ».

Moscou s’oppose avec force au Kosovo depuis la guerre entre rebelles indépendantistes et forces serbes, qui furent chassées du territoire en 1999 par une campagne de bombardements de l’Otan emmenée par les États-Unis. Comme Belgrade, Moscou ne reconnaît pas le Kosovo, ce qui lui interdit l’entrée aux Nations unies.

Dans la foulée de l’agression de l’Ukraine par la Russie, le Premier ministre kosovar Albin Kurti avait déjà pressé l’Otan et l’Union européenne d’accélérer le processus d’intégration de Pristina dans ces deux organisations.

La présidente kosovare a expliqué que le territoire était « exposé aux efforts persistants de la Russie pour (lui) nuire et déstabiliser les Balkans occidentaux tout entiers ».

La lettre a été envoyée à la Maison Blanche la semaine derrière.

Le Kosovo, qui s’était immédiatement aligné derrières les sanctions occidentales contre Moscou, a également promis de recevoir des milliers de réfugiés ukrainiens, malgré le fait que Kiev n’a pas reconnu son indépendance.

La guerre entre rebelles indépendantistes et forces serbes à la fin des années 1990 avait fait 13.0000 morts, en grande majorité des Kosovars albanais.

Depuis l’intervention occidentale dans le conflit, le Kosovo se place résolument dans le camp de l’Ouest.

« Le Kosovo est le pays le plus pro-Américain et le plus pro-Otan du monde », a ajouté la présidente kosovare.

17h 39 : le Conseil de l’Europe suspend ses relations avec le Bélarus

Le Conseil de l’Europe, défenseur de l’État de droit sur le continent, a annoncé jeudi suspendre ses relations avec le Bélarus en raison de la « participation active du pays » à l’invasion russe en Ukraine.

Le Comité des ministres, l’organe exécutif de l’organisation, « a décidé aujourd’hui de suspendre toute relation avec le Bélarus », annonce le Conseil de l’Europe dans un communiqué.

Il précise également vouloir « renforcer les liens avec la société civile bélarusse et l’opposition en exil ».

Cette annonce intervient au lendemain de l’expulsion officielle de la Russie du Conseil de l’Europe, dont le pays était membre depuis 1996.

Moscou avait vu sa participation dans les principaux organes du Conseil suspendue depuis le 25 février, lendemain du lancement de l’offensive en Ukraine.

Le Bélarus n’est pas un membre à part entière du Conseil de l’Europe, n’ayant pas signé la Convention européenne des droits de l’homme.

Il coopère néanmoins avec l’organisation, en tant qu’État signataire de douze conventions initiées par le Conseil de l’Europe, notamment la Convention sur la lutte contre la traite des êtres humains, la Convention culturelle européenne, ou encore la Convention relative à la conservation de la vie sauvage en Europe.

Le Bélarus est également membre de quatre Accords partiels, accords qui n’ont pas le statut de traités internationaux mais proposent une forme de coopération sur des sujets particuliers.

Minsk participe ainsi, par exemple, aux travaux du Groupe d’États contre la corruption et à ceux de la Commission de Venise, groupe consultatif qui apporte aux États des avis juridiques sur des projets de lois ou des lois déjà en vigueur.

Sa participation à ces groupes de travail a également été suspendue, précise le Conseil de l’Europe.

17h 38 : La ministre Lalieux propose une intervention du fédéral à 135 % auprès des CPAS

La ministre en charge de l’Intégration sociale, Karine Lalieux, a indiqué jeudi qu’elle a mis sur la table du fédéral la proposition d’un taux de remboursement des CPAS à 135 %, pour l’aide sociale octroyée aux personnes sous protection temporaire (personnes venues d’Ukraine).

Si « tous les CPAS » sont demandeurs d’un taux d’intervention majoré du fédéral, il y a en revanche « différents sentiments » à ce sujet au sein du kern, a-t-elle diplomatiquement laissé entendre. Elle a déjà déposé une note en ce sens au kern, mais ne veut pas présager du moment de l’éventuelle décision, alors que le Comité ministériel restreint se réunit vendredi matin à partir de 8h30. Le premier sujet au menu de ce kern sera l’Ukraine.

Le fédéral prend d’office à sa charge 100 % du coût financier de l’aide sociale que les CPAS pourront octroyer aux personnes sous protection temporaire. L’équivalent de revenu d’intégration sociale sera donc supporté par le fédéral.

Mais vu qu’un certain afflux de demandes est attendu, avec un travail considérable à fournir dans les CPAS, le fédéral pourrait revoir ce taux de remboursement à la hausse, pour intervenir davantage en soutien des CPAS. Cela avait déjà été le cas dans le cadre de la crise Covid.

17h 20 : 30.000 évacués de Marioupol, bilan inconnu pour le bombardement du théâtre

Les autorités de la ville ukrainienne de Marioupol, assiégée par les forces russes, ont annoncé jeudi l’évacuation de 30.000 personnes en une semaine, ajoutant ne pas connaître encore le bilan du bombardement la veille d’un théâtre où s’abritaient des civils.

Selon un message de la mairie sur Telegram, la situation est « critique » avec des bombardements russes « ininterrompus » et des destructions « colossales ». « Selon les premières estimations, environ 80 % du parc de logement de la ville a été détruit », a-t-elle ajouté.

17 h 16 : Les auteurs de crimes de guerre « devront rendre des comptes »

Les auteurs de crimes de guerre perpétrés en Ukraine, où l’armée russe est accusée de bombarder des populations civiles, devront « rendre des comptes » devant la justice internationale, ont averti jeudi les ministres des Affaires étrangères du G7 dans une déclaration commune.

Les chefs de la diplomatie de ce groupe présidé cette année par l’Allemagne « se sont félicités des travaux d’enquête et de collecte de preuves en cours, y compris par le procureur de la Cour pénale internationale » en Ukraine.

17h12 : L’octroi de l’aide sociale « n’est pas un choix politique, c’est la loi »

La ministre de l’Intégration sociale Karine Lalieux a tenu jeudi à mettre les choses au point, et à rappeler la loi, autour de l’aide sociale qui doit être apportée aux personnes ayant fui la guerre en Ukraine et ayant obtenu la protection temporaire en Belgique. « Je compte bien faire respecter la Constitution et les lois », indique la ministre socialiste lors d’un point presse virtuel. Et ces lois, elles disent clairement que pour une personne en séjour légal limité de plus de 3 mois (c’est le cas des personnes sous « protection temporaire », statut inédit jusqu’ici), c’est aux CPAS à déterminer la forme d’aide sociale à lui apporter, affirme-t-elle.

« Cette aide sociale peut être multiforme (pas seulement financière), c’est d’ailleurs vrai pour tout le monde. (…) Il ne revient pas au fédéral de fixer le niveau et le type d’aide ». Ce travail est fait par les CPAS via l’enquête sociale, qui établit les ressources du demandeur d’aide, ses besoins, son logement, sa situation précise. Et cela peut aboutir, en fonction de tous ces éléments, à l’octroi d’un équivalent de revenu d’intégration sociale (d’un montant variable, il y a plusieurs tranches). Mais dans tous les cas « cet octroi n’est pas un choix politique, c’est l’application de la législation existante », met au point Karine Lalieux.

La question s’est imposée ces derniers jours dans les médias à la suite des sorties de personnalités de la N-VA, les premières à dégainer pour remettre en cause l’éventuel octroi d’un revenu de subsistance aux personnes sous protection temporaire, celles qui ont fui la guerre en Ukraine et se sont enregistrées au centre Heysel. Pour certains, il faudrait plutôt appliquer un principe « bed-bad-brood », c’est-à-dire loger ces personnes, les nourrir, mais ne leur donner qu’un argent de poche minime. Une situation qui équivaudrait donc à celle d’un demandeur d’asile, en cours de procédure, hébergé par Fedasil.

La ministre entend jeudi nuancer un tel discours : dans l’hypothèse d’un tel type d’accueil (qui n’est pas prévu par la loi pour la protection temporaire), le coût final, supporté par le fédéral, serait bien plus élevé qu’un revenu d’intégration social complet, note-t-elle. « Une personne hébergée par Fedasil coûte entre 55 et 75 euros par jour et par personne ».

Tenter de changer la loi pour prévoir une approche complètement différente, alors que l’on parle de personnes en séjour légal, reconnues et avec accès au marché du travail, ne serait pas une bonne idée, ajoute Karine Lalieux. « Je pense qu’on aurait un recours à la Cour constitutionnelle immédiat. Et l’on risque de créer une sous-catégorie ». Elle n’y est par ailleurs pas favorable, rappelant au passage les obligations que la Belgique a acceptées en transposant la directive « protection temporaire » dans sa législation, puis en participant récemment à la décision d’activer ce statut au niveau de l’UE.

Faisant référence à la loi organique de 1976 des CPAS, la ministre appelle surtout à leur faire confiance, à les laisser faire leur travail, « une gestion remarquable », ajoute-t-elle. Pour les Ukrainiens, les CPAS feront « exactement la même chose que pour n’importe quelle personne en séjour légal sur le territoire », tranche-t-elle. « Arrêtons de prétendre que ces personnes auraient des avantages par rapport aux autres, comme un accès prioritaire aux logements sociaux. C’est faux. »

16h 58 : La FWB s’attend à une augmentation très forte de jeunes Ukrainiens à scolariser

La Fédération Wallonie-Bruxelles, compétente en matière d’enseignement, s’attend à accueillir un grand nombre de mineurs ukrainiens dans ses écoles dans les jours et semaines à venir.

« Cent trente élèves (originaires d’Ukraine) sont inscrits à ce jour (dans une école de la FWB), mais cela devrait augmenter très vite et très très fort », a commenté jeudi la ministre de l’Education, Caroline Désir (PS), en commission du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Interrogée par plusieurs députés, Mme Désir a rappelé que la moitié des réfugiés d’Ukraine déjà arrivés chez nous étaient mineurs d’âge, et donc en âge de scolarisation.

La ministre a eu ce jeudi une nouvelle réunion avec les pouvoirs organisateurs de l’enseignement, les syndicats et les autres acteurs de l’école pour évoquer cet accueil d’enfants ukrainiens en classes.

« On doit se préparer à une arrivée plus massive et sur la durée », a-t-elle ajouté.

Outre les besoins pédagogiques, ces enfants auront également besoin d’un soutien psychologique via les services PMS. Vu les épreuves liées à l’exil, nombre de ces jeunes seront en effet dans un état de détresse psychologique qui doit être pris en charge.

Face à des besoins qui s’annoncent importants, et alors qu’une pénurie d’enseignants sévit chez nous, Mme Désir a indiqué jeudi envisager d’embaucher des enseignants ukrainiens, également réfugiés chez nous, pour venir prêter main-forte. Un groupe de travail spécifique a d’ailleurs été constitué à cet effet.

Selon des estimations des autorités fédérales, la Belgique pourrait accueillir quelque 200.000 réfugiés ukrainiens au total, dont 80.000 en Wallonie et à Bruxelles. Dix mille se sont déjà inscrits auprès de l’Office des Étrangers.

16h 31 : Une circulaire envoyée aux zones de police

La ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden a élaboré une circulaire concernant l’accueil des réfugiés ukrainiens en Belgique, a-t-elle fait savoir jeudi en séance plénière de la Chambre. Cette circulaire sera envoyée à tous les chefs des zones de polices locales et aux autorités locales. Elle est le fruit d’une concertation avec les acteurs concernés.

Ainsi, « une fois que Fedasil a fait correspondre (‘matché’) une famille d’accueil volontaire avec des réfugiés, un coordinateur local prendra contact avec celle-ci », indique la ministre. Le coordinateur devra être vigilant pour que l’accueil puisse se dérouler dans de bonnes conditions. S’il suspecte un abus ou une exploitation possible, il contactera la police locale. Lorsque des personnes en fuite arrivent via une initiative d’accueil privée, un contrôle domiciliaire sera toujours effectué par la police locale. Au moindre doute d’abus ou de danger pour l’intégrité physique, une enquête complémentaire sera menée.

Le Premier ministre Alexander De Croo a de son côté indiqué qu’une réunion hebdomadaire allait se tenir avec les ministres-présidents afin de coordonner cet accueil.

16h 23 : Le maire de Melitopol échangé contre des prisonniers russes

Le maire enlevé de la ville ukrainienne de Melitopol a été libéré dans le cadre d’un échange avec des prisonniers russes, a indiqué jeudi Darya Sarivna, la porte-parole du chef de l’administration présidentielle ukrainienne, à des médias locaux. Ivan Fedorov a été échangé contre neuf conscrits russes.

Le maire qui a été libéré mercredi avait disparu vendredi dernier. Les séparatistes pro-russes avaient lancé peu de temps avant sa disparition des poursuites contre le maire de 33 ans « pour son soutien à une organisation d’extrême droite ukrainienne ». Kiev avait parlé d’un enlèvement et de nombreuses personnes avaient réclamé sa libération dans les rues de Melitopol.

La ville de Melitopol dans le sud de l’Ukraine qui compte près de 150.000 habitants est occupée depuis plus de deux semaines par les troupes russes.

15H57 : Un « millier » de volontaires tchétchènes en route pour l’Ukraine

Le dirigeant de la république russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a assuré jeudi qu’un « millier » de volontaires tchétchènes sont en route pour aller combattre en Ukraine, trois semaines après le début de l’offensive de Moscou.

Sur son compte Telegram, M. Kadyrov a affirmé que l’un de ses proches, Apti Alaoudinov, se trouve « à la tête d’un millier de volontaires de la république tchétchène » qui sont « en route pour participer à l’opération spéciale pour la dénazification et la démilitarisation de l’Ukraine ».

15H36 : L’Ukraine souhaite la Turquie comme garante d’un éventuel accord avec la Russie

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba a demandé jeudi que la Turquie soit « l’un des garants » d’un éventuel accord avec la Russie, a annoncé jeudi son homologue Mevlut Cavusoglu, en visite à Lviv dans l’ouest de l’Ukraine.

« L’Ukraine a fait une offre sur l’accord de sécurité collective : P5 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, ndlr), plus Turquie et Allemagne », a précisé M. Cavusoglu, assurant que « la Fédération de Russie n’y voyait aucune objection ».

15H31 : Les groupes russes peuvent désormais travailler « tranquillement » en Crimée, dit Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a assuré jeudi que les sanctions massives contre Moscou retiraient un poids pesant sur les entreprises du pays, qui désormais peuvent s’installer « tranquillement » sur la péninsule ukrainienne annexée de Crimée.

« Les grands groupes russes, qui craignaient des sanctions, n’ont maintenant plus rien à craindre. Ils peuvent venir tranquillement sur la péninsule, notamment les banques, et travailler activement dans la région », a déclaré M. Poutine.

« Les restrictions prises contre la Russie créent de nombreux problèmes, mais ce n’est pas tout, elles ouvrent aussi de nouvelles possibilités », a-t-il ajouté, lors d’une réunion gouvernementale sur la situation économique en Crimée, huit ans après son annexion par Moscou.

15H22 : Le centre du Heysel va proposer un système de prise de rendez-vous en ligne

Le centre d’enregistrement des réfugiés ukrainiens ouvert lundi sur le plateau du Heysel proposera un système de prise de rendez-vous en ligne dès la semaine prochaine afin d’éviter les longues files d’attente, indique l’Office des étrangers jeudi.

En plus de ce système en ligne, « le nombre de guichets passera de 42 à 66 dans les prochains jours, si tout le matériel nécessaire est disponible », a précisé le directeur général de l’Office des étrangers, Freddy Roosemont. Cela devrait permettre d’effectuer plus de 3.000 enregistrements par jour.

15H16 : La Donation Royale met deux maisons à disposition des réfugiés ukrainiens

La Donation Royale met deux maisons à disposition des réfugiés ukrainiens, a confirmé jeudi à Belga le président de la Donation, Jan Smets. Les deux maisons unifamiliales, dont l’une est située à Bruxelles et l’autre en Wallonie, seront prêtes début avril. Elles comptent plusieurs chambres et pourront accueillir plusieurs familles ukrainiennes.

Ces maisons ont désormais une vocation sociale, ce qui est conforme à la mission de la Donation Royale. « L’année dernière, nous avons également ouvert quatre maisons dans les Ardennes pour les victimes des inondations », indique M. Smets.

Les deux logements sont actuellement en cours de préparation pour permettre l’accueil des Ukrainiens. « Les familles pourront y séjourner aussi longtemps que nécessaire », a précisé M. Smets.

15H14 : Au moins 21 morts dans une frappe russe près de Kharkiv

Des tirs d’artillerie russes ont fait jeudi au moins 21 morts et 25 blessés dans la localité de Merefa, près de la ville assiégée de Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, a annoncé le parquet régional.

« Des militaires russes ont procédé à des tirs d’artillerie sur la ville de Merefa dans la région de Kharkiv vers 03H30 (01H30 GMT) jeudi. Une école et un centre culturel ont été détruits. 21 personnes ont été tuées et 25 blessées dont 10 sont dans un état grave », a annoncé le parquet de la région de Kharkiv sur son compte Facebook.

15H02 : Au moins 780 civils tués en Ukraine, selon l’Onu

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a pu documenter au moins 780 morts de civils en Ukraine depuis le début de l’invasion russe il y a trois semaines. Cinquante-huit enfants font partie des victimes.

L’agence onusienne dit avoir pu vérifier les informations concernant 1.252 personnes civiles blessées depuis le 24 février.

La Haute-Commissaire, Michelle Bachelet, a relevé que ces données étaient probablement sous-estimées. L’agence ne publie les données que si elles ont pu être vérifiées de manière indépendante.

14H35 : la mission ExoMars suspendue suite à l’arrêt de la coopération avec la Russie

L’Agence spatiale européenne (ESA) a acté la suspension de la mission russo-européenne ExoMars et la recherche d’alternatives pour le lancement de quatre autres missions, à la suite de l’arrêt de la coopération avec l’agence spatiale russe Roskosmos en raison de la guerre en Ukraine, a-t-elle annoncé jeudi par communiqué à l’issue de son Conseil.

La mission ExoMars prévoyait le lancement en septembre d’un rover de l’ESA à destination de la planète Mars, à l’aide d’un lanceur et d’un atterrisseur russes. Le conseil de l’agence spatiale européenne a chargé son directeur de lancer une étude industrielle rapide pour relancer ExoMars et des alternatives pour les autres missions.

14H33 : la République tchèque atteint ses limites face au flux de réfugiés ukrainiens

Le Premier ministre tchèque Petr Fiala a lancé un appel à l’aide en faveur des 270.000 réfugiés ukrainiens arrivés en République tchèque et a averti dans le même temps que son pays ne pourrait pas en accueillir beaucoup plus. « Nous devons nous rendre compte que nous atteignons la limite de ce que nous pouvons absorber sans problème », a-t-il noté jeudi face à l’afflux de réfugiés.

Le parlement tchèque a adopté une loi accordant aux réfugiés démunis 200 euros par mois. Les personnes qui accueillent des réfugiés ukrainiens reçoivent, quant à elles, 120 euros par réfugié et par mois.

Plus de 3 millions de personnes ont fui l’Ukraine au cours des trois semaines de guerre, la plupart d’entre elles vers la Pologne d’abord. La République tchèque compte plus de 10 millions d’habitants et n’a pas de frontière avec l’Ukraine.

13H58 : plus de trois millions de réfugiés, dont plus de 100.000 en 24 heures

Plus de 100.000 réfugiés sont venus s’ajouter en 24 heures aux trois millions de personnes qui ont déjà fui l’Ukraine et les combats déclenchés par l’invasion de l’armée russe le 24 février, selon le décompte de l’ONU publié jeudi.

L’ONU a également recensé environ deux millions de déplacés à l’intérieur du pays.

La moitié des réfugiés sont des enfants.

Le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) recensait exactement 3.169.897 réfugiés sur son site internet dédié vers 11H30 HB. Ce sont 106.802 de plus que lors du précédent pointage mercredi.

Quelque 162.000 ressortissants de pays tiers ont fui l’Ukraine, a indiqué l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) mercredi.

L’Europe n’avait pas connu de flot aussi rapide de réfugiés depuis la Deuxième guerre mondiale.

Quatre millions de personnes pourraient vouloir quitter le pays pour échapper à la guerre, selon les premières prévisions de l’ONU.

Avant ce conflit, l’Ukraine était peuplée de plus de 37 millions de personnes dans les territoires contrôlés par Kiev – qui n’incluent donc pas la Crimée (sud) annexée par la Russie, ni les zones de l’Est sous contrôle des séparatistes pro-russes.

La Pologne accueille à elle seule plus de la moitié de tous les réfugiés qui ont fui depuis le début de l’invasion russe – environ six réfugiés sur 10.

Depuis le 24 février, 1.916.445 personnes fuyant le conflit en Ukraine sont entrées en Pologne, selon le HCR.

Les garde-frontières polonais ont relevé une baisse de 11 % des arrivées dans la journée de mercredi par rapport à la veille.

Avant cette crise, la Pologne abritait déjà environ 1,5 million d’Ukrainiens venus, pour la plupart, travailler dans ce pays membre de l’Union européenne.

Selon l’agence de l’ONU pour les réfugiés, 491.409 personnes étaient en Roumanie, selon un décompte arrêté à la date du 16 mars. Comme pour la Moldavie, de nombreux réfugiés décident de poursuivre leur route une fois en sécurité.

Après leur arrivée en Moldavie, petit pays de 2,6 millions d’habitants et l’un des plus pauvres d’Europe, une partie des réfugiés poursuivent leur route jusqu’en Roumanie ou en Hongrie, souvent pour retrouver de la famille.

Selon le HCR, 350.886 personnes sont entrées en Moldavie.

La Hongrie a accueilli jusqu’à présent 282.611 personnes, selon des chiffres du HCR arrêtés au 16 mars.

Le pays compte cinq postes-frontières avec l’Ukraine. Plusieurs villes frontalières, comme Zahony, ont aménagé des bâtiments publics en centres de secours, où des civils hongrois viennent proposer vivres ou assistance.

Selon le point actualisé du HCR arrêté au 16 mars, 228.844 personnes ayant fui l’Ukraine sont allées en Slovaquie.

Le nombre de personnes ayant trouvé refuge en Russie s’élève à près de 168.858 à la date du 16 mars.

Le HCR note aussi que, entre le 21 et le 23 février, 50.000 personnes sont passées des territoires séparatistes pro-russes de Donetsk et de Lougansk en Russie.

À la date du 16 mars, le Bélarus avait accueilli 2.127 personnes.

Le HCR a supprimé la rubrique concernant les autres pays européens et précise que pour les pays frontaliers de l’Ukraine qui font partie de l’espace Schengen (Hongrie, Pologne, Slovaquie), les chiffres présentés par le Haut Commissariat sont ceux des gens qui ont traversé la frontière et sont entrés dans le pays. Le HCR estime « qu’un grand nombre de personnes ont poursuivi leur chemin vers d’autres pays ».

De plus, l’organisation indique ne pas compter les gens originaires de pays limitrophes et qui quittent l’Ukraine pour rentrer chez eux.

1 3H52 : La Grande-Bretagne déploiera en Pologne un système de défense anti-missiles

La Grande-Bretagne déploiera prochainement en Pologne son système anti-missiles à moyenne portée Sky Sabre, a annoncé jeudi à Varsovie le ministre britannique de la Défense Ben Wallace.

Il s’agit d’aider la Pologne à protéger son espace aérien d’une éventuelle agression russe, dans le contexte de la guerre en Ukraine, a-t-il indiqué en substance.

« Je peux annoncer que nous décidons de déployer en Pologne le Sky Sabre, système de missiles anti-aériens à moyenne portée, avec une centaine de personnes », a dit M. Wallace devant les caméras à l’issue d’une rencontre avec son homologue polonais Mariusz Blaszczak.

Après avoir souligné que « la Pologne porte une grande partie du fardeau des conséquences de cette guerre », il a déclaré que la Grande-Bretagne protégerait ainsi l’espace aérien polonais « de toute nouvelle agression de la Russie ».

Il n’a pas précisé la date ou la durée de ce déploiement.

Sky Sabre, a-t-il affirmé, est le système le plus moderne qui « a la capacité de toucher une balle de tennis à la vitesse du son ».

La Pologne a choisi de développer le même système en collaboration avec la Grande-Bretagne, a-t-il ajouté.

13H39 : une parlementaire ukrainienne évoque le sauvetage de 130 civils du théâtre de Marioupol

Près de 130 civils ukrainiens ont pu être secourus de l’abri anti-aérien du théâtre de Marioupol, bombardé mercredi, selon une parlementaire ukrainienne.

« L’abri anti-aérien sous le théâtre a résisté au raid », a écrit Olga Stefanishyna sur Facebook. Évoquant un « miracle », elle a fait savoir que des travailleurs étaient déjà en train d’évacuer les gravats pour aider les survivants à s’extraire de leur abri.

Selon le gouvernement ukrainien, le théâtre dramatique de Marioupol a été en grande partie détruit par un bombardement russe mercredi. Des centaines de personnes avaient cherché refuge dans le bâtiment. Le ministère russe de la Défense a pour sa part démenti avoir bombardé l’édifice, mettant l’explosion sur le compte du bataillon nationaliste ukrainien Azov.

13H27 : l’Unesco va fournir à des journalistes des casques et des gilets pare-balles

L’Unesco va fournir un premier lot de 125 casques et gilets pare-balles siglés « presse » pour que le « maximum possible de journalistes opérant en Ukraine ait cet équipement vital », a annoncé jeudi l’organisation onusienne dans le cadre de mesures d’urgence pour protéger les journalistes couvrant ce conflit.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, cinq journalistes – trois Ukrainiens, un Franco-Irlandais, un Américain – ont été tués.

« Chaque jour, les journalistes et l’ensemble des professionnels des médias risquent leur vie en Ukraine pour informer la population locale et le monde entier de la réalité de cette guerre », souligne Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, dans un communiqué.

Des « milliers de journalistes travaillent sur le terrain en Ukraine, souvent sans l’équipement de protection ou la formation nécessaires. C’est en particulier le cas de journalistes ukrainiens autrefois dédiés à des sujets locaux et qui se retrouvent propulsés en tant que correspondants de guerre sans toujours être préparés aux risques qu’ils encourent », relève l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

13H22 : un Centre pour la société civile ukrainienne inauguré à côté du Parlement européen

La présidente du parlement européen Roberta Metsola a remis jeudi matin à l’ONG ukrainienne de la société civile Promote Ukraine la clé du bâtiment Station Europe, situé place du Luxembourg. Un de ses étages servira, tout du moins jusqu’au 30 juin, de lieu de coordination pour les actions, manifestations et conférences de la société civile ukrainienne, mais aussi pour l’aide psychologique et administrative dispensée aux réfugiés ukrainiens qui arrivent en Belgique.

Le Parlement européen marque ainsi son soutien à la société civile ukrainienne. « Nous souhaitons faire tout notre possible pour soutenir le peuple ukrainien, dont le courage nous impressionne », a déclaré Roberta Metsola. « La mise à disposition de cet espace pour la cause ukrainienne est un acte concret de solidarité ».

Natalia Melnyk, coordinatrice de la société civile ukrainienne en Belgique, a remercié le parlement européen pour cet acte de soutien et a rappelé le choc qu’a constitué l’agression russe le 24 février dernier et les nombreuses victimes que cette guerre a depuis fait parmi les civils.

« Nous payons le prix fort pour pouvoir partager les droits et libertés soutenus par l’Union européenne », a souligné Marta Barandyi, fondatrice de l’ONG Promote Ukraine. « Nous avons été brutalement agressés pour avoir fait le choix de l’Europe. Ces trois dernières semaines, le courage des Ukrainiens est devenu légendaire et vecteur d’inspiration ».

L’ambassadeur Vsevolod Chentsov, chef de la mission de l’Ukraine auprès de l’Union européenne, a refermé l’événement avec une minute de silence pour les victimes de la guerre.

13H16 : Biden va s’entretenir vendredi avec Xi Jinping, ils aborderont notamment l’Ukraine

Le président américain Joe Biden va s’entretenir par téléphone vendredi avec son homologue chinois Xi Jinping, notamment de l’invasion russe en Ukraine, a annoncé jeudi la Maison Blanche.

Il s’agit de « garder les canaux de communication ouverts entre les États-Unis et la République populaire de Chine », a affirmé dans un communiqué la porte-parole de l’exécutif américain Jen Psaki, précisant que les deux dirigeants discuteraient également de la « concurrence » entre Washington et Pékin.

13H06 : cinq cents seront reversés à 12-12 charité et SOS Villages d’enfants pour chaque paiement Payconiq

Jusqu’à la fin du mois de mars, pour chaque paiement effectué avec l’application Payconiq, 5 cents seront versés aux associations caritatives Ukraine 12-12 et SOS Villages d’enfants. Le service de paiement l’a annoncé jeudi.

En moyenne, quelque 1,3 million de paiements ont été effectués via l’application chaque semaine en mars.

12H49 : « Les Russes vont recracher la racaille et les traîtres », avertit Vladimir Poutine

Lors d’une réunion avec le gouvernement russe diffusée en direct, le président russe s’en est vivement pris à l’Occident ainsi qu’aux « Russes qui gagnent leur argent ici, avec [nous] mais qui vivent là-bas »

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12H41 : la Russie fait « semblant » de négocier, estime Paris

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a accusé jeudi la Russie de « faire semblant de négocier » un cessez-le-feu en Ukraine tout en continuant à « faire parler les armes ».

Comme à Alep (Syrie) ou Grozny (Tchétchénie), la « logique russe (.) repose sur le triptyque habituel : des bombardements indiscriminés, des soi-disant +corridors+ humanitaires conçus pour accuser ensuite l’adversaire de ne pas les respecter et des pourparlers sans autre objectif que de faire semblant de négocier », dit-il dans une interview au quotidien Le Parisien.

Des pourparlers russo-ukrainiens se sont poursuivis mercredi, Moscou affirmant qu’ils portent notamment sur un statut de neutralité de l’Ukraine. L’Ukraine a cependant rejeté le concept d’une neutralité à la suédoise ou l’autrichienne avancé par Moscou.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’était auparavant dit prêt à renoncer à toute adhésion de son pays à l’Otan, un casus belli pour la Russie.

« La Russie fait le choix de continuer à faire parler les armes », elle « refuse pour le moment » le cessez-le-feu, affirme Jean-Yves Le Drian, pointant le « maximalisme de ses exigences », sa « volonté d’une capitulation ukrainienne » et « l’aggravation de la guerre des sièges ».

« C’est un processus dramatique de brutalité de longue durée », prédit-il, estimant que l’Ukraine s’engage pour sa part « avec responsabilité et ouverture dans les pourparlers ».

De leur côté, les Occidentaux sont dans une logique d’« aggravation déterminée des sanctions jusqu’à ce qu’il apparaisse au président Poutine que le prix à payer pour la poursuite du conflit est tellement élevé qu’il est préférable d’engager un cessez-le-feu et d’engager une vraie négociation », souligne Jean-Yves Le Drian.

Si la Russie venait à employer des « moyens chimiques ou bactériologiques » en Ukraine, cela « constituerait une escalade intolérable et entraînerait en réponse des sanctions économiques absolument massives et radicales, sans tabou », a également averti le ministre français des Affaires étrangères.

12H38 : le chancelier allemand Olaf Scholz exclut une intervention militaire de l’Otan en Ukraine

Le chancelier allemand, Olaf Scholz, a répété que l’Otan n’interviendrait pas militairement dans la guerre en Ukraine, en marge d’une intervention vidéo du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, jeudi devant le parlement allemand.

Olaf Scholz a toutefois remercié son homologue ukrainien pour ses « mots impressionnants ».

Volodymyr Zelensky, dans un discours diffusé en vidéo jeudi au sein du Bundestag, a appelé le chancelier allemand à « détruire le mur » en train de s’ériger en Europe « contre la liberté ». Il a en outre renouvelé son appel à une aide militaire supplémentaire de la part de l’Allemagne. « Donnez à l’Allemagne le rôle de leader qu’elle mérite », a-t-il lancé.

12H04 : plus de 50 morts dans des attaques à Tchernihiv

Plus de 50 personnes ont perdu la vie jeudi dans des bombardements dans la ville de Tchernihiv, au nord de l’Ukraine. « Rien qu’au cours des dernières 24 heures, 53 corps de nos citoyens assassinés par l’agresseur russe sont arrivés dans les morgues de la ville », a annoncé jeudi sur Telegram le chef de l’administration militaire de la région, Viatcheslav Tchaus.

M. Tchaus a jugé la Russie responsable d’attaques contre des infrastructures civiles, une information qui n’a pas encore pu être vérifiée de manière indépendante.

La ville de Tchernihiv, située près des frontières russe et biélorusse, est la cible d’attaques russes depuis le début de la guerre il y a trois semaines. La situation humanitaire est considérée comme catastrophique, de nombreux bâtiments ont été détruits.

De nouvelles négociations seraient prévues aujourd’hui/jeudi sur un éventuel couloir humanitaire par lequel les civils pourraient quitter la ville. « Je ne veux pas envoyer les enfants de la ville vers une mort certaine. Le couloir n’aura lieu que si nous nous sommes mis d’accord », a expliqué Viatcheslav Tchaus. Il a ajouté que la ville subissait des problèmes d’approvisionnement en eau, électricité et gaz. Des équipes seraient à pied d’oeuvre pour tenter de réparer les fuites.

Tschaus a démenti les informations selon lesquelles des soldats russes seraient présents dans la ville. « Il n’y a pas de Russes avec des fusils d’assaut ici. Ne répandez pas la panique, s’il vous plaît ». Il a appelé la population à garder son calme malgré la situation difficile. « Désolé, l’ambiance est un peu tendue, et je comprends que tout le monde soit fatigué, c’est très difficile pour tout le monde, mais j’insiste – chacun doit faire son travail en gardant la tête froide ».

11H55 : plus de 110 centres de santé endommagés ou détruits selon Kiev

Plus de 110 centres de santé ont été endommagés ou détruits depuis le début de l’offensive russe en Ukraine, selon le gouvernement ukrainien. Au total, plus de 2.700 habitations ou infrastructures ont été affectées, a dit jeudi l’un de ses représentants à Genève.

Devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, ce membre de la mission ukrainienne a à nouveau dénoncé des « crimes de guerre » perpétrés par Moscou dans son pays. Mercredi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait affirmé avoir pu vérifier 43 assauts contre des centres de santé.

Ces violences, qui ont fait 35 victimes, sont « inacceptables » et violent le droit international humanitaire (DIH), a dit le chef du programme d’urgence au sein de l’institution Michael Ryan. Jamais autant d’assauts contre les centres de santé n’ont été observés dans le monde que récemment, aussi selon lui.

11H06 : le cours du baril de pétrole Brent rebondit de plus de 5 %

Le prix du baril de Brent, référence de l’or noir en Europe, bondissait jeudi d’environ 5 %, poussé par la guerre en Ukraine, le Kremlin ayant rejeté la décision de la Cour internationale de justice lui ordonnant de suspendre son offensive.

Vers 10H10 GMT (11H10 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord gagnait 4,90 % à 102,82 dollars le baril, et celui de WTI américain prenait 4,83 %, à 99,63 dollars.

11H02 : le Kremlin rejette la décision de la Cour Internationale de Justice lui ordonnant de suspendre son offensive

Le Kremlin a rejeté jeudi la décision de la Cour internationale de justice (CIJ), plus haut tribunal de l’ONU, qui a ordonné la veille à la Russie de suspendre immédiatement ses opérations militaires en Ukraine.

« Nous ne pourrons pas tenir compte de cette décision », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en soulignant que les deux parties -- la Russie et l’Ukraine -- devaient être d’accord pour que la décision puisse être mise en oeuvre. « Dans ce cas-là, aucun accord ne peut avoir lieu », a-t-il affirmé.

La juridiction, qui siège à La Haye, aux Pays-Bas, a été saisie par Kiev, qui a salué mercredi « une victoire complète de la justice et une victoire complète de l’Ukraine ».

Mais même si les jugements de la CIJ sont contraignants et sans appel, la cour, qui fonde ses conclusions principalement sur les traités et les conventions, n’a aucun moyen de les faire respecter.

La Russie a refusé de comparaître lors des audiences tenues par la CIJ sur l’affaire, les 7 et 8 mars. Mais dans un document écrit, Moscou a réfuté la compétence de la cour sur la requête de l’Ukraine.

11H01 : la guerre en Ukraine risque de coûter 1 point de croissance mondiale en un an, avertit l’Organe de coopération et de développement (OCDE)

La guerre en Ukraine risque de coûter un point à la croissance mondiale en un an si ses effets sur les marchés énergétiques et financiers s’avèrent durables, a averti jeudi l’OCDE dans un rapport, et pourrait pousser l’inflation d’environ 2,5 points supplémentaires.

L’Europe sera la région la plus affectée par les conséquences économiques de l’invasion russe, ajoute l’organisation internationale, en raison de ses liens économiques et énergétiques étroits avec la Russie, particulièrement concernant les États ayant une frontière avec Moscou ou Kiev.

10H42 : 1,95 million de réfugiés d’Ukraine sont arrivés en Pologne depuis le début de la guerre

Quelque 1,95 million de personnes ont franchi la frontière polonaise pour se mettre en sécurité depuis le début de l’offensive russe en Ukraine, ont indiqué les garde-frontières polonais jeudi sur Twitter. 60.000 réfugiés sont arrivés mercredi, un chiffre en baisse par rapport au jour précédent.

Il n’existe actuellement aucune donnée officielle sur le nombre de réfugiés de guerre qui sont parvenus en Pologne et sur le nombre de ceux qui ont poursuivi leur route vers d’autres pays de l’Union européenne.

L’Ukraine – le plus grand pays d’Europe en termes de superficie – comptait plus de 44 millions d’habitants avant le début de l’invasion russe. La Pologne et l’Ukraine sont séparées par une frontière de plus de 500 kilomètres de long.

10H40 : L’abri anti-aérien du théâtre de Marioupol a résisté au bombardement, selon divers médias

L’abri anti-aérien du Théâtre dramatique de Marioupol a résisté au bombardement de mercredi et des gens sortent vivants des décombres, ont rapporté jeudi la BBC et CNN.

« Après une nuit remplie d’incertitude, il y a enfin de bonnes nouvelles de Marioupol au matin du 22e jour de la guerre. L’abri anti-aérien a tenu », a écrit sur Facebook le député ukrainien Serhi Taruta. « Les gens sortent vivants. » Entretemps, les travaux de déblaiement ont commencé, a-t-il précisé. L’information n’a cependant pas pu être vérifiée par un organisme indépendant pour le moment.

Il n’est toutefois pas clairement établi que tout le monde ait survécu à la frappe aérienne mais la BBC assure sur la base du témoignage d’un autre parlementaire que la plupart des femmes et des enfants qui y avaient trouvé refuge seraient encore en vie.

Selon le gouvernement ukrainien, le théâtre dramatique de Marioupol a été en grande partie détruit par un bombardement russe mercredi. Des centaines de personnes avaient cherché refuge dans le bâtiment qui comprenait un abri anti-aérien. Le ministère russe de la Défense a pour sa part démenti avoir bombardé le théâtre, mettant l’explosion sur le compte du bataillon nationaliste ukrainien Azov.

10H39 : Neuf nouveaux couloirs humanitaires prévus jeudi

Les autorités ukrainiennes ont annoncé que neuf nouveaux couloirs humanitaires allaient être ouverts jeudi à travers le pays, permettant à des civils de fuir les zones de combats de manière sécurisée. Concernant la ville assiégée de Marioupol, un camion citerne devrait être acheminé depuis Zaporijia avec du carburant pour les voitures privées, a déclaré la vice-première ministre de l’Ukraine Iryna Vereshchuk dans un message vidéo.

Selon des informations ukrainiennes, des milliers de civils ont quitté Marioupol à bord de quelque 6.500 voitures privées au cours des deux derniers jours. La ville au bord de la mer d’Azov comptait autrefois 400.000 habitants. Dans leur fuite, ils auraient toutefois essuyé des tirs. Par contre, les convois d’aide ne parviennent pas à atteindre la ville portuaire depuis plusieurs des jours.

D’après Mme Vereshchuk, des couloirs d’évacuation devraient être ouverts jeudi depuis la ville de Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, vers Voltchansk, ainsi qu’au départ des localités de Borodyanka et Chevtchenko, près de Kiev, vers Zhytomy et Brovary. Des vivres et des médicaments doivent également être acheminés vers cinq autres localités, dont Hostomel dans la région de Kiev.

Les tentatives d’évacuation prévues ont régulièrement échoué ces derniers temps. Moscou et Kiev se tiennent mutuellement responsables du non-respect des cessez-le-feu.

10H00 : Moscou dit avoir remboursé 117 millions de dollars

La Russie a assuré jeudi avoir payé une première échéance de remboursement d’obligations, éloignant dans l’immédiat la possibilité d’un défaut de paiement, alors que ses avoirs à l’étranger sont gelés par des sanctions occidentales.

« L’ordre de paiement sur le remboursement d’intérêts d’obligations (…) d’une valeur totale de 117,2 millions de dollars (…) a été effectué », a indiqué le ministère russe des Finances dans un communiqué

9H40 : La guerre en Ukraine va diviser par deux la croissance allemande en 2022, estime l’institut l’Institut pour l’économie mondiale

La guerre en Ukraine va nettement plomber la reprise économique allemande et diviser par deux à 2,1 % la croissance attendue du PIB en 2022, a estimé jeudi l’institut économique IfW Kiel.

Les conséquences du conflit devraient amputer le PIB de « quelque 90 milliards d’euros cette année et l’année prochaine » et « retarder au deuxième semestre le retour au niveau d’avant Covid » de la première économie européenne, jugent les économistes, qui prévoyaient jusqu’ici une croissance de 4 % cette année.

9H09 : Volodymyr Zelensky reçoit une ovation debout du Bundestag allemand et évoque un « Mur » en Europe contre la liberté

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a reçu jeudi matin une « standing ovation » du Bundestag allemand avant une intervention vidéo devant les députés.

Au lendemain d’un discours en vidéo devant le Congrès américain, le dirigeant ukrainien a débuté une allocution vidéo devant la chambre basse du parlement au cours de laquelle il devait renouveler son appel à une aide militaire supplémentaire de la part de l’Allemagne.

Jeudi devant le Bundestag, M. Zelensky a choisi une métaphore qui parlera certainement à de nombreux allemands. Il a évoqué un nouveau « Mur » en Europe contre la liberté.

« Un nouveau Mur est en train de s’ériger contre la liberté », a-t-il déclaré. « Lorsque nous vous demandons d’entrer dans l’Union européenne, ce sont aussi des pierres pour ce nouveau mur, si la réponse est négative. »

« Cher Monsieur le chancelier (Olaf) Scholz, détruisez ce mur, donnez à l’Allemagne le rôle de leader qu’elle mérite », a encore lancé Volodymyr Zelensky.

9H01 : Une personne tuée lors d’une frappe à Kiev

Les débris d’un missile abattu au-dessus de Kiev ont entrainé jeudi la mort d’au moins une personne et fait trois blessés, ont indiqué les services de secours, l’armée russe ne relâchant pas la pression autour de la capitale ukrainienne.

« A Kiev, les débris d’un missile abattu ont causé des dommages et un incendie dans un bâtiment de plusieurs étages », ont indiqué les services d’urgence, sur leur compte Telegram, précisant que l’explosion avait eu lieu vers 5H00 locales (3H00 GMT).

« Selon des informations préliminaires, trente personnes ont été évacuées, parmi elles trois ont été blessées. Une personne est morte », a ajouté cette source.

Toutes les vitres de cet immeuble de construction soviétique, d’une quinzaine d’étages, ont été soufflées, et plusieurs bâtiments avoisinants également endommagés, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place.

Les troupes russes tentent toujours d’encercler Kiev et ont multiplié depuis le début de la semaine les frappes contre des zones résidentielles, faisant au moins six morts.

8H16 : Marioupol : les voitures privées sont autorisées à sortir de la ville assiégée

Les voitures privées sont autorisées à sortir de la ville assiégée de Marioupol, en Ukraine, a déclaré jeudi le maire Vadym Boychenko.

Quelque 6.500 véhicules ont quitté la ville portuaire au cours des deux derniers jours. Il n’y a cependant pas de cessez-le-feu, donc les civils doivent quitter les lieux alors que la ville est sous le feu de l’ennemi, a déclaré M. Boychenko.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que le corridor humanitaire du pays n’était pas opérationnel mercredi. Il a également déclaré que l’armée russe n’avait pas cessé ses bombardements.

La partie ukrainienne était prête à procéder à des évacuations, mais ne voulait pas exposer la population à des bombardements dans les rues, a-t-il déclaré. Toutefois, les personnes qui ont pu se rendre à Berdyansk, à plus de 70 kilomètres à l’ouest, seront emmenées à Zaporizhzhia.

Selon M. Zelensky, plus de 6.000 habitants de Marioupol, dont 2.000 enfants, ont été transportés en 24 heures.

L’Ukraine est sous le feu d’une offensive militaire russe depuis le 24 février dernier.

6H44 : Un navire battant pavillon panaméen coulé par des tirs russes en Mer Noire

Un navire marchand battant pavillon panaméen a été coulé par des tirs de missiles russes en Mer Noire, et deux autres ont été endommagés, a annoncé mercredi l’administrateur de l’Autorité maritime du Panama, Noriel Arauz.

Les équipages sont sains et saufs, a-t-il précisé.

« Nous savons que trois embarcations (battant pavillon panaméen) ont été victimes d’attaques par des missiles russes », a déclaré M. Arauz à des journalistes.

L’un de ces navires « a coulé, et deux se maintiennent à flot mais ont subi des dégâts matériels », a-t-il ajouté.

« La marine de guerre russe » interdit à 200 à 300 navires de différentes nations de « sortir de la Mer Noire », a dénoncé l’administrateur de l’Autorité maritime panaméenne.

Une dizaine de bateaux battant pavillon panaméen dédiés notamment au transport de céréales, et environ 150 hommes d’équipage de ces navires, sont ainsi bloqués en Mer Noire, a t-il dit.

Panama revendique le plus grand nombre de navires enregistrés sous son pavillon, avec quelques 8.000 bâtiments représentant 17 % de la flotte mondiale de marine marchande.

Le 25 février, après une première attaque contre un navire battant pavillon du Panama, les autorités du pays d’Amérique centrale ont demandé « instamment » d’éviter de naviguer dans les eaux ukrainiennes et russes en Mer Noire et en Mer d’Azov.

« Les navires panaméens dans les ports ukrainiens ou qui transitent dans la zone doivent observer une extrême vigilance et augmenter les conditions de sécurité à bord pour protéger le bâtiment et l’équipage », avait alors mis en garde l’Autorité maritime panaméenne.

4H51 : Le président Zelensky promet que l’Ukraine reconstruira les maisons détruites

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a promis que les maisons détruites par les offensives russes seraient reconstruites.

Dans un message vidéo partagé jeudi, M. Zelensky a affirmé que les autorités ukrainiennes oeuvraient déjà à un plan de reconstruction. Peu importe les dégâts, le président a fait part de sa confiance dans la capacité du pays à tout reconstruire rapidement.

Il a par ailleurs reconnu que les couloirs humanitaires mis en place pour évacuer des civils n’avaient pas fonctionné mercredi, car les forces armées russes ne s’étaient pas abstenues de tirer.

Il a aussi ajouté que les résidents de la ville portuaire de Marioupol qui avaient pu se rendre dans la ville voisine de Berdyansk étaient désormais emmenées vers Zaporijjia.

Selon le président, plus de 6.000 résidents de Marioupol ont quitte la ville lors des dernières 24 heures, dont 2.000 enfants. Mais que certains d’entre eux avaient été sous le coup de tirs russes à l’approche de Zaporijjia.

Le maire de Marioupol, Vadim Boichenko, a affirmé sur Telegram qu’il n’y avait pas eu de cessez-le-feu, mais que les voitures privées avaient commencé à être autorisées à quitter la ville.

Ces informations ne pouvaient pas être vérifiées de manière indépendante.

3H30 : Selon un responsable local, « plus d’un millier » de personnes s’abritaient dans le théâtre bombardé

Les autorités ukrainiennes ont affirmé que la Russie avait détruit mercredi un théâtre dans lequel s’étaient réfugiées plus d’un millier de personnes dans la ville assiégée de Marioupol, le bilan humain restant à ce stade indéterminé.

« Les envahisseurs ont détruit le Théâtre dramatique. Un endroit où plus d’un millier de personnes avaient trouvé refuge. Nous ne pardonnerons jamais cela », a indiqué la municipalité sur la messagerie Telegram.

00H46 : Les Occidentaux demandent une réunion d’urgence du Conseil de sécurité jeudi après-midi

Le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Albanie, la France, la Norvège et l’Irlande ont demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU jeudi après-midi sur l’Ukraine en raison de la dégradation de la situation humanitaire dans le pays, a-t-on appris mercredi de sources diplomatiques.

« La Russie commet des crimes de guerre et vise les civils », a estimé la mission diplomatique britannique aux Nations Unies sur son compte Twitter. « La guerre illégale de la Russie en Ukraine est un danger pour nous tous » a-t-elle ajouté en appelant à une réunion en urgence.

De son côté, la Russie a demandé mercredi un nouveau report d’un autre vote du Conseil de sécurité de l’ONU sur son projet de résolution « humanitaire » sur l’Ukraine, qui est désormais attendu vendredi, à moins qu’il ne soit abandonné faute de soutien suffisant des plus proches alliés de Moscou.

Parallèlement, des discussions sont en cours, selon d’autres sources diplomatiques, pour que le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’exprime devant l’Assemblée générale des Nations unies.

La France et le Mexique, qui portaient un projet de résolution sur l’aide humanitaire, ont renoncé à le présenter devant le Conseil de sécurité, où la Russie peut mettre son veto, et devaient le transmettre à l’Assemblée générale de l’Organisation, où aucun pays ne peut bloquer seul un texte.

Le 25 février, au lendemain du début de l’invasion russe, 11 des 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU avaient voté pour un texte condamnant l’invasion, la Russie y apposant son veto. Et le 2 mars, l’Assemblée générale de l’organisation avait, par un vote massif de 141 voix pour, appelé Moscou à cesser son offensive.

En Ukraine, une vingtaine de civils ont été tués mercredi par des tirs russes devant un magasin, sur un marché et à l’intérieur d’un immeuble d’habitation dans le nord et en fuyant Marioupol dans le sud.

Le président américain Joe Biden a pour la première fois qualifié le président russe Vladimir Poutine de « criminel de guerre », et, plus tôt, la Cour internationale de justice (CIJ), plus haut tribunal de l’ONU, a ordonné à la Russie de suspendre immédiatement ses opérations militaires en Ukraine.

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