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Guerre en Ukraine: les «nationalistes» ukrainiens à Marioupol doivent «déposer les armes», dit Poutine

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AFP

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé mardi que les forces ukrainiennes défendant le port stratégique de Marioupol, assiégé depuis des semaines par les troupes de Moscou, doivent se rendre pour permettre de venir en aide aux civils sur place.

« Pour trouver une solution à la situation humanitaire difficile dans cette ville, les combattants nationalistes ukrainiens doivent arrêter de résister et déposer les armes », a indiqué M. Poutine, selon un communiqué du Kremlin résumant un échange téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron.

D’après cette source, M. Poutine a informé son homologue français des « mesures prises par l’armée russe pour fournir une aide humanitaire d’urgence et assurer l’évacuation sécurisée de civils » en Ukraine.

Le Kremlin ajoute que les deux dirigeants ont évoqué les pourparlers russo-ukrainiens de mardi à Istanbul et les questions liées à la décision de Moscou d’exiger le paiement en roubles de ses exportations de gaz.

« Il est convenu de poursuivre les contacts » entre MM. Poutine et Macron, a ajouté le Kremlin.

Mise en garde des Occidentaux

Les dirigeants britannique, américain, français, allemand et italien ont mis en garde mardi, lors d’une conversation téléphonique, contre tout « relâchement de la détermination occidentale » face à l’invasion russe de l’Ukraine, selon Downing Street.

Boris Johnson, Joe Biden, Emmanuel Macron, Olaf Scholz et Mario Draghi « sont convenus qu’il ne pouvait y avoir aucun relâchement de la détermination occidentale tant que l’horreur infligée à l’Ukraine ne serait pas terminée », a indiqué un porte-parole du Premier ministre britannique dans un communiqué.

« Le Premier ministre a souligné que nous devons juger le régime de Poutine sur ses actes et non sur ses paroles », a réaffirmé la même source alors que Moscou a annoncé réduire ses actions militaires dans le nord-ouest de l’Ukraine, notamment autour de Kiev.

« Poutine remue le couteau dans la plaie ouverte de l’Ukraine dans le but de forcer le pays et ses alliés à capituler », a-t-elle ajouté. « Le Premier ministre a insisté auprès des autres dirigeants sur la nécessité de se montrer implacables dans notre réponse ».

Kiev veut négocier

L’Ukraine veut négocier la possibilité de rejoindre l’Union européenne (UE) en échange de concessions à Moscou, selon des propositions écrites, a déclaré mardi le négociateur en chef russe Vladimir Medinsky à l’issue d’un nouveau cycle de négociations à Istanbul.

La proposition ukrainienne stipule : « La Fédération de Russie n’a aucune objection à l’encontre des aspirations de l’Ukraine à devenir membre de l’Union européenne », a déclaré M. Medinsky.

En contrepartie, Kiev a évoqué la possibilité de renoncer à ses espoirs d’adhésion à l’OTAN, ce qui va dans le sens des exigences russes, a expliqué M. Medinsky. Les propositions ukrainiennes ne comprenaient pas (la reconnaissance de) la Crimée comme faisant partie de la Russie après son annexion en 2014, ni la reconnaissance des régions séparatistes de Louhansk et de Donetsk comme des États indépendants.

La désescalade militaire annoncée à Kiev et à Tchernihiv n’a rien à voir avec un cessez-le-feu, a également précisé Vladimir Medinsky.

« Il ne s’agit pas d’un cessez-le-feu, mais plutôt d’une tentative de notre part d’avancer pas à pas vers une désescalade du conflit », a-t-il indiqué à la chaîne publique russe RT après les pourparlers d’Istanbul.

« La Russie a fait deux pas importants vers la paix », a-t-il ajouté. L’Ukraine a également fait un pas en avant vers la paix avec des propositions écrites.

M. Medinsky a toutefois précisé que son pays attendait de nouvelles concessions.

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