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Budget fédéral: ces nouvelles mesures prises par le gouvernement qui vont impacter votre portefeuille

Budget fédéral: ces nouvelles mesures prises par le gouvernement qui vont impacter votre portefeuille
Photonews

Le gouvernement fédéral a libéré vendredi 240 millions sur trois ans dans le cadre du contrôle budgétaire pour promouvoir le vélo dans les déplacements domicile-travail, a annoncé le vice-Premier ministre et ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet.

Le but de cette initiative est d’encourager tous les salariés à se rendre au travail à vélo, via par exemple l’augmentation de l’indemnité kilométrique maximale ou l’élargissement du remboursement domicile-lieu de travail.

C’est une priorité du plan fédéral pour le Vélo, BE CYCLIST, a précisé M. Gilkinet (Ecolo) dans un communiqué, en rappelant que le gouvernement a fait le choix d’une mobilité « active et respectueuse de l’environnement ».

« Pour encourager chacun.e à se mettre en selle, j’ai lancé en septembre dernier le premier plan fédéral vélo, BE CYCLIST, qui mobilise l’ensemble du gouvernement. Aujourd’hui, je suis heureux d’en concrétiser un élément central, celui de favoriser la mobilité cycliste quotidienne vers le travail. 240 millions seront libérés durant les trois prochaines années pour soutenir cette mobilité active, bonne pour la santé mais aussi pour le portefeuille. Des calories dépensées pour sa santé en lieu et place de dépenses de carburants contre notre climat », a-t-il ajouté.

Une contribution du Conseil national du Travail (CNT) et du Conseil central de l’Economie (CCE) est attendue pour le mois de mai.

Georges Gilkinet a enfin assuré qu’avec ses collègues ministres principalement concernés – Pierre-Yves Dermagne (PS), Frank Vandenbroucke (Vooruit), et Vincent Van Peteghem (CD&V) –, ils tiendront compte de l’apport des partenaires sociaux afin d’encourager les salariés à se rendre au travail à vélo.

30 millions d’euros pour réduire les frais de transport des salariés

L’argent sera mis à la disposition des partenaires sociaux, qui devront élaborer les mesures de soutien de manière concrète. Le gouvernement donne la priorité aux employés qui n’ont pas d’autre choix que d’utiliser leur propre voiture pour se rendre au travail et en revenir. Cela concerne, par exemple, les travailleurs domestiques, qui reçoivent une allocation très limitée à ce titre, déjà insuffisante compte tenu du prix actuel du carburant. Le gouvernement souhaite également encourager l’utilisation des transports publics, a déclaré M. Dermagne.

La Vivaldi débloquera également 10,5 millions d’euros supplémentaires pour l’aide alimentaire. Cela représente une augmentation de 25 % par rapport aux ressources actuelles, a déclaré M. Dermagne.

Le gouvernement débloque 30 millions d’euros pour réduire les frais de carburant des employés qui ont besoin de leur propre voiture pour leurs déplacements professionnels, comme les employés de maison. C’est ce qu’a annoncé vendredi le ministre du Travail et de l’Economie Pierre-Yves Dermagne (PS).

Enfin, 23 millions d’euros supplémentaires sont prévus pour la revalorisation des infirmiers spécialisés.

Ces décisions ont été prises dans le cadre de l’examen du budget de mars.

82 millions supplémentaires à Infrabel et à la SNCB

Dans le cadre du contrôle budgétaire, le gouvernement fédéral a décidé de libérer 82 millions d’euros pour permettre à la SNCB et à Infrabel de faire face à la flambée des prix de l’énergie et à l’indexation des salaires de leur personnel, indique vendredi le ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet (Ecolo).

La hausse des prix de l’énergie n’a pas seulement un impact important sur les ménages, mais aussi sur les grands consommateurs d’énergie tels que la SNCB et Infrabel. En 2020, ce dernier a ainsi acheté un total de 1470 GWh d’électricité, soit à peu près la consommation de 490.000 ménages.

Les entreprises ferroviaires belges sont en outre l’un des plus grands employeurs de Belgique, avec 28.000 cheminots. L’adaptation de leur salaire à l’évolution du coût de la vie, dans le cadre de l’indexation automatique, a donc un impact important sur leurs finances, justifie le ministre.

« La mobilité est une liberté. Alors que les prix à la pompe montent en flèche, je veux que chaque Belge puisse continuer à circuler le plus facilement possible. Et le train fait partie de la solution. Avec les décisions de ce contrôle budgétaire, les entreprises ferroviaires reçoivent un soutien financier supplémentaire pour supporter le coût additionnel des prix élevés de l’énergie et de l’indexation des salaires de leurs employés. Cela leur permettra de continuer à travailler dans la sérénité, au profit de la mobilité ferroviaire », conclut-il.

Un solde négatif de 20 milliards et des provisions pour faire face aux crises

Le gouvernement fédéral a clos vendredi son contrôle budgétaire. Un exercice particulier en période de crise qui se conclut par un solde de financement négatif de 3,86 %, c’est-à-dire 20,7 milliards d’euros, soit 4,3 milliards en plus que prévu dans le budget initial.

La cinquième vague de la pandémie, la crise énergétique, l’inflation et la guerre en Ukraine ont empêché l’équipe De Croo de réaliser l’« effort » qu’elle avait prévu.

« Quand on a fait le budget initial, on s’est pas fixé un objectif mais un effort de 0,5 %, soit 2,5 milliards. Quand on fait le contrôle budgétaire, on regarde si les mesures prévues ont été prises et si les recettes attendues sont là. La situation a changé. Nous sommes confrontés à des coûts que l’on n’aurait pas pu prévoir. On a créé des provisions budgétaires, mais on n’a pas pris de mesures structurelles », a expliqué le Premier ministre.

L’effet total de la crise ukrainienne est évalué à 2,26 milliards d’euros, qu’il agisse des conséquences économiques ou des dépenses supplémentaires induites. Une provision de 800 millions a été prévue.

La crise énergétique a contraint le gouvernement à prendre une série de mesures pour aider les consommateurs face à la hausse considérable des factures, de l’ordre de 2,046 milliards.

La crise du coronavirus est également prise en compte. « Nous laissons petit à petit la crise du covid derrière nous. On peut donc progressivement supprimer les mesures de soutien, mais nous prévoyons une provision pour réagir rapidement si nécessaire », a indiqué la secrétaire d’État au Budget, Eva De Bleeker.

Cette provision sera dotée de 827 millions d’euros.

L’inflation entraîne par ailleurs une série de dépenses supplémentaires pour les services publics : Inami, Régie des bâtiments, crédits généraux de fonctionnement et d’investissement, SNCB, etc. Un impact de l’ordre de 465 millions est prévu.

L’incertitude actuelle impliqueront un suivi constant de la situation budgétaire. Des « moments d’évaluation fixes » seront nécessaires, selon la secrétaire d’État qui n’a toutefois pas indiqué quand ils auraient lieu.

Une réduction de 100 euros sur la première cotisation pour les primo starters

Le Conseil des ministres a décidé vendredi d’octroyer pour le premier trimestre d’activité en tant que primo starter, une réduction des cotisations sociales de 100 euros, annonce le ministre des Indépendants David Clarinval dans un communiqué. Cette mesure exécute le volet « indépendants » de la mesure tax shift unique visant à augmenter le pouvoir d’achat, est-il précisé.

La réduction sera accordée à tout indépendant starter qui, à aucun moment au cours des vingt trimestres civils précédant le début ou la reprise de son activité indépendante, n’a été assujetti comme travailleur indépendant à titre principal ou complémentaire. Ils payeront 287 euros au lieu de 387 euros s’ils ont demandé l’application du régime favorable existant de primo starter (si ces revenus sont limités et ne dépassent pas le seuil de 7.569,70 euro s).

Si le travailleur indépendant n’a pas demandé l’application du régime favorable existant, il payera 651 euros au lieu de 751 euros pour le premier trimestre d’activité.

Un primo starter est un travailleur indépendant qui n’a jamais exercé une activité indépendante à titre principal auparavant ou qui a cessé une activité indépendante à titre principal il y a plus de vingt trimestres.

La mesure est d’application à partir du 2e trimestre de 2022 pour les travailleurs indépendants qui commencent au plus tôt à partir du 1er avril 2022 comme primo starter.

Le gouvernement s’accorde sur les modalités d’octroi du chèque mazout de 200 euros

L’avant-projet de loi qui fixe les modalités d’octroi du chèque mazout de 200 euros, décidé par le gouvernement fédéral le 15 mars dernier, a été validé vendredi en Conseil des ministres. La procédure législative peut donc commencer, a annoncé le ministre de l’Économie Pierre-Yves Dermagne (PS).

L’objectif est de pouvoir commencer à introduire les demandes d’ici fin juin et à verser le chèque ensuite.

Ce chèque de 200 euros est destiné aux ménages qui chauffent leur résidence principale au mazout ou propane en vrac. Il peut être versé une seule fois (prime unique) par ménage pour le remplissage d’un réservoir de combustible effectué à domicile entre le 15 novembre 2021 et le 15 novembre 2022. Toute personne domiciliée dans une maison unifamiliale ou un appartement pourra demander le chèque.

Concrètement, le SPF Économie se chargera du paiement du chèque et développe un outil en ligne à cet effet ainsi qu’une explication didactique de la procédure pour les ménages. Un formulaire papier sera également disponible.

Toute personne souhaitant demander un chèque devra fournir une copie de sa facture, une preuve de paiement avec son numéro de compte et son numéro de registre national. Il est demandé à ce que ces mêmes personnes gardent leur facture ainsi que leur preuve de paiement.

Près de 17.000 conjoints aidants pourraient bénéficier d’une pension minimum

Le conseil des ministres a approuvé vendredi une mesure qui pourrait permettre à quelque 17.000 conjoints-aidants de travailleurs indépendants -des femmes dans leur grande majorité- de bénéficier d’une pension minimum, a annoncé vendredi le ministre des Indépendants, David Clarinval.

Cette mesure adapte la période de référence pour le calcul de la condition d’ouverture du droit à la pension minimum pour les conjoints-aidants.

Ce statut est attribué à tout partenaire, marié ou cohabitant légal, d’un indépendant, qui apporte à celui-ci une aide effective sous certaines conditions, liées en particulier aux revenus qui seraient tirés d’une autre activité ou de remplacement. Ce n’est que depuis 2003 et la création de ce statut qu’ils ont pu de manière facultative s’assujettir au « maxi-statut » leur permettant d’obtenir des droits sociaux, dont des droits à la pension. Cette affiliation a été rendue obligatoire en 2005.

Comme cette constitution de droits à la pension est arrivée tardivement, certains conjoints-aidants (nés entre le 1er janvier 1956 et le 31 mai 1968) n’ont pas les 30 ans de carrière leur permettant d’ouvrir un droit individuel à un calcul sur base de la pension minimum.

La période de référence du calcul sera adaptée. Le conjoint-aidant devra prouver, entre le moment où il a commencé à cotiser et le moment où il prend sa pension, une carrière d’au moins deux tiers du nombre d’années prestées en tant que travailleur indépendant ou salarié.

« On met fin à une grande injustice. Ces conjoints aidants, essentiellement des femmes, cotisaient mais n’avaient pas de droit à la pension », a souligné le ministre.

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