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Sanctions contre la Russie: Zelensky fustige l’«indécision» des Européens, «je ne peux en tolérer aucune après ce que nous avons traversé»

Sanctions contre la Russie: Zelensky fustige l’«indécision» des Européens, «je ne peux en tolérer aucune après ce que nous avons traversé»

« Je ne peux tolérer aucune indécision après ce que nous avons traversé », a déclaré M. Zelensky devant les députés, regrettant « une nouvelle rhétorique » et une certaine « opposition » à des nouvelles sanctions.

« Alors que le monde entier est au courant des crimes commis contre notre peuple, nous devons toujours convaincre des compagnies européennes de quitter le marché russe, nous devons encore convaincre des hommes politiques étrangers de couper les liens des banques russes avec le système financier international, nous devons encore convaincre l’Europe que le pétrole russe ne peut pas financer la machine de guerre russe », a-t-il énuméré.

Volodymyr Zelensky a demandé à Dublin de « convaincre » ses partenaires européens de durcir leurs sanctions contre Moscou : « Il y a des mécanismes qui permettent de le faire, la seule chose qui manque, c’est une approche de principe de certains dirigeants, politiques ou économiques, qui pensent toujours que la guerre et les crimes de guerre ne sont pas des choses aussi terribles que des pertes financières ».

Le président ukrainien a accusé la Russie de viser sciemment les civils, déclarant que 167 enfants étaient morts depuis le début de l’invasion russe.

Il a ajouté que « toutes les atrocités commises à Marioupol », où « aucun bâtiment n’est intact » et où « les morts sont enterrés dans les cours d’immeubles », n’étaient « pas encore connues ».

Volodymyr Zelensky a également affirmé que la Russie « utilise la faim comme arme » et « instrument de domination » en bloquant les ports de l’Ukraine, important exportateur de céréales.

Il a mis en garde contre les conséquences en particulier en Asie et Afrique : « Il y aura des pénuries alimentaires et les prix vont augmenter, c’est une réalité pour des millions de gens qui ont faim ».

deux civils tués dans le bombardement d’un centre de distribution d’aide dans l’Est (gouverneur)

Des civils tués

Deux civils ont été tués et cinq blessés dans le bombardement d’un centre de distribution d’aide à Vougledar, dans l’Est de l’Ukraine, a annoncé mercredi le gouverneur de la région de Donetsk, Pavlo Kirilenko.

«Le site de distribution d’aide humanitaire a été bombardé par les fascistes russes à l’aide de roquettes à Vougledar. Il y a deux morts et cinq blessés», a déclaré M. Kirilenko sur Telegram.

L’attaque «a eu lieu pendant la distribution d’aide humanitaire», a-t-il précisé, publiant des photos montrant des corps inertes gisant à l’extérieur d’un bâtiment dont les fenêtres sont soufflées.

Vougledar, ville de 15.000 habitants, se trouve à 50 kilomètres au sud-ouest de Donetsk, centre industriel d’un million d’habitants tenu depuis 2014 par les séparatistes pro-russe.

L’armée russe concentre depuis quelques jours ses efforts sur l’Est du pays, désormais cible prioritaire du Kremlin.

Risque de défaut: la Russie annonce avoir réglé en roubles une dette en dollars

Le ministère des Finances russe a annoncé mercredi avoir réglé en roubles une dette en dollars à la suite du refus d’une banque étrangère d’effectuer le paiement en dollars, ce qui l’expose à un risque de défaut.

«Une banque étrangère a refusé d’exécuter des instructions» de paiement d’un montant de 649,2 millions de dollars dû le 4 avril, indique le ministère dans un communiqué, affirmant donc avoir donc été «contraint de faire appel à une institution financière russe pour faire les versements nécessaires (...) dans la devise de la Fédération de Russie».

Pendant plusieurs semaines, la Russie a réussi à écarter le danger d’un défaut, le Trésor américain permettant l’utilisation de devises étrangères détenues par Moscou à l’étranger pour régler des dettes extérieures.

Mais mardi, le département américain au Trésor a annoncé qu’il n’autoriserait plus la Russie à rembourser sa dette avec des dollars détenus dans des banques américaines, renforçant la pression et faisant croître le risque d’un défaut de paiement russe.

Cette mesure avait été prise dès lundi 4 avril, date limite d’un paiement russe d’une obligation d’un montant de deux milliards de dollars, émise en 2012.

En amont de ce paiement, la Russie avait déjà proposé aux créanciers de leur racheter leurs créances et de les rembourser à l’avance en roubles, une mesure permettant aux créanciers russes d’obtenir leur argent sans les complications liées aux sanctions, mais également aux autorités de devoir débourser moins de dollars.

Au bout d’une période de 30 jours à compter du 4 avril, un défaut pourrait donc désormais être prononcé.

«Il n’y a pas de base pour un réel défaut», a balayé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, interrogé lors d’un point de presse mercredi, affirmant que «la Russie a toutes les ressources nécessaires pour honorer ses dettes».

«Il est difficile pour la Russie d’éviter un défaut souverain», a néanmoins commenté Timothy Ash, analyste de Blue Bay Asset. «Un défaut est un défaut. Les marchés le jugeront ainsi. Les investisseurs n’ont pas été payés. Ils s’en souviendront».

En représailles à l’intervention militaire russe en Ukraine, la partie des gigantesques réserves russes détenues à l’étranger, environ 300 milliards de dollars, est gelée dans le cadre des sanctions occidentales.

Un défaut de paiement coupe un État des marchés financiers et compromet son retour pour des années.

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