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L’heure de la passation de pouvoir a sonné au Standard

Liege, Belgium - January 07 : Picture of an empty Sclessin during a friendly match between Standard de Liege and RFC Liege at the Stadium Maurice Dufrasne on January 07, 2022 in Liege, Belgium , 7/01/2022 ( Photo by TGO / Photo News )
Liege, Belgium - January 07 : Picture of an empty Sclessin during a friendly match between Standard de Liege and RFC Liege at the Stadium Maurice Dufrasne on January 07, 2022 in Liege, Belgium , 7/01/2022 ( Photo by TGO / Photo News ) - Photo News.

Ce vendredi, le Standard de Liège deviendra officiellement américain. Par contrat, le 15 avril est effectivement la date fixée pour le closing de la vente, à savoir la finalisation définitive qui était liée à une dernière condition : l’obtention de la licence. Un précieux sésame pour lequel 777 Partners a dû verser cinq millions d’euros sur un compte bloqué tout en garantissant une augmentation de capital de 15 millions. Tout cela étant en ordre, et sauf revirement de situation exceptionnel comme on en a déjà connu dans ce dossier, plus rien ne s’oppose à la vente de 99,9 % des actions du club, étant entendu que Lesman (1.000 actions), Duchêne (1) et la famille Plateus (1) n’ont pas voulu vendre leurs parts. Après cette passation de pouvoir, cela devrait être l’heure du déclenchement de grandes manœuvres pour une société clairement intéressée par la marque Standard mais surtout son centre de formation ?

C’est à espérer car depuis plusieurs jours, le club vivote sans capitaine pour diriger le navire. Bruno Venanzi ne s’occupe plus de la gestion quotidienne et les Américains n’ont guère avancé dans la mesure où ils ne sont pas encore officiellement propriétaires. Depuis que dix membres de cette société ont fait le déplacement de Liège à l’occasion de la visite de l’Union en championnat pour finaliser les documents de la licence et rencontrer une partie du personnel, plus rien ne s’est passé dans les bureaux de Sclessin. Et le personnel ne sait toujours pas à quelle sauce il va être mangé puisque les nouveaux propriétaires n’ont pas encore avancé leurs pions. Mais à l’exception de la recherche avouée d’un CEO et d’un directeur financier, savent-ils réellement où ils vont ? En attendant, on pourrait peut-être en savoir un peu plus dès ce week-end car il n’est pas exclu que 777 Partners dévoile un organigramme provisoire pour assurer la transition.

Pour l’instant, ce qui est clair, c’est que c’est Pierre Locht, le directeur de l’Académie, qui pare au plus pressé dans le suivi du club et qui est le plus souvent en contact avec une société qui vient aussi de racheter Vasco de Gama et le Red Star où là aussi, il s’agit de mettre les choses en place. Ce qui fait quand même beaucoup en peu de temps. En attendant, comme personne de 777 Partners n’est à Liège, c’est par mail que les contacts se passent. Et ce à un moment où les agents commencent à sonner à la porte des bureaux, où le ticketing et le marketing par exemple ne savent pas comment aborder la prochaine saison. Or, chose inédite, le Standard, qui n’a plus aucun match officiel à son programme, dispose quasiment de six semaines supplémentaires pour préparer 2022-2023. Ce qui est quand même un avantage pour les nouveaux propriétaires pour autant qu’ils profitent de cette période pour mettre réellement les choses en place.

Chaque club conservera son autonomie

Malgré cela, une grosse interrogation demeure : quelle va être la place du club principautaire dans leur stratégie. Il est évident que le marché brésilien et le marché italien sont plus importants que le championnat belge. Un seul exemple, les droits TV que touchent le Genoa en Serie A était de 36,8 millions la saison dernière. C’est nettement plus que les sept ou huit reçus par le Standard d’autant que ce montant sera revu à la baisse la saison prochaine étant entendu qu’après cette mauvaise année, le Standard sort du G5 qui lui garantissait des droits TV supérieurs. Cela dit, Genoa, racheté le 23 septembre dernier, n’est pas non plus assuré de recevoir le même montant à l’avenir puisque la formation italienne lutte contre la relégation. Et une descente serait une première claque pour 777 Partners.

Qui plus est, la crainte d’une gestion organisée depuis l’Italie existe. Même si les nouveaux propriétaires prétendent que chaque club conservera son autonomie, la présence de Victor Blazquez (le CEO du Genoa) et celle de Johannes Spors (le directeur sportif du club) parmi les dix personnes venues à Liège il y a dix jours interpellent. D’autant que ce dernier semblait visiblement bien au courant de la situation sportive du club, y compris jusque dans les équipes d’âge. Ensuite, lors de la reprise du Genoa, Juan Arciniegas, le directeur général qui supervise les investissements de 777 Partners dans le sport, avait déclaré que c’était intéressant d’avoir « plusieurs équipes avec la même idée du jeu, la même façon de jouer, de s’entraîner… Et puis on peut centraliser le scouting et avoir plus de forces sur les aspects commerciaux. » Alors, si on veut avoir une idée de ce à quoi ressemblera le Standard la saison prochaine, peut-être serait-il utile de regarder les matchs du Genoa aujourd’hui entraîné par Alexander Blessin, ex-coach d’Ostende…

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