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Montée des extrêmes en Europe: «La faiblesse des partis traditionnels? Ils proposent des thèmes qui ont vieilli» selon Dave Sinardet, politologue

Montée des extrêmes en Europe: «La faiblesse des partis traditionnels? Ils proposent des thèmes qui ont vieilli» selon Dave Sinardet, politologue
Belga et Isopix

L’Anversois Dave Sinardet est politologue à la VUB et à l’université Saint-Louis à Bruxelles. Il a suivi l’élection présidentielle en France et ne semble pas étonné par le résultat « historique » de Marine Le Pen et de l’extrême droite. Avec 41,4 % des Français qui ont voté pour elle, elle a fait mieux que son père contre Chirac en 2002 (17,8 %) et qu’elle-même lors de ses deux précédentes candidatures à cette fonction (17,9 % en 2012 et 33,9 % en 2017).

Alors, comment expliquez-vous le résultat du Rassemblement National en France et la montée des extrémismes en Europe ?

C’est vrai que cette tendance vaut pour beaucoup de pays de l’Union européenne. Mais elle va au-delà de l’Europe. Là où on constate que les partis traditionnels ont perdu des plumes, les partis radicaux d’extrême droite et d’extrême gauche montent. C’est dû en partie à la faiblesse de ces partis traditionnels qui proposent des thèmes ayant un peu vieilli. En Belgique, je pense aux partis chrétiens qui étaient basés sur la fracture de l’idéologie catholique. C’était un problème important il y a 100 ans. Plus aujourd’hui.

➜ Cela explique en partie l’émergence des partis extrémistes. Voici toute la problématique.

Sur la question du cordon sanitaire : « N’est-il pas en fait que virtuel ? Beaucoup de Belges ont suivi le débat entre Macron et Le Pen qui a pu parler pendant deux heures de ses thèmes de prédilection. »

Son interview complète ici.

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