Tom Cruise vous envoie au 7e ciel dans «Top Gun: Maverick» (critique)

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Tom Cruise reprend du service dans les airs dans «Top Gun: Maverick». © Paramount Pictures
Tom Cruise reprend du service dans les airs dans «Top Gun: Maverick». © Paramount Pictures

Enfin, ce 25 mai, « Top Gun : Maverick » arrivera sur nos écrans ! Au départ, et de façon très optimiste, prévue pour 2019, cette suite au film culte qui en avait fait une star en 1986 a eu à subir des retards dus au perfectionnisme de Tom Cruise, son envie d’en mettre plein la vue, et surtout, à la crise du covid. Mais cette fois, c’est la bonne. Alors qu’il sera présenté à Cannes le 18 mai, le lendemain de l’ouverture du Festival, la critique belge a pu le voir aujourd’hui. Et Tom Cruise est si sûr de son coup qu’il n’a fait signer aucun embargo. Et il n’a pas eu tort !

« Top Gun : Maverick », c’est du gros calibre construit pour nous écraser dans notre siège comme si on se prenait du 10 G. Une très bonne raison de retourner en salle, plutôt en Imax pour vivre toutes les sensations bien à fond.

Au tour de Jennifer Connelly de prendre place sur la moto de Tom Cruise dans «Top Gun: Maverick». © Paramount Pictures
Au tour de Jennifer Connelly de prendre place sur la moto de Tom Cruise dans «Top Gun: Maverick». © Paramount Pictures

Maverick, c’est la tête brûlée de l’élite des pilotes de chasse américains. Ceux qui étaient déjà en âge à l’époque de vivre ce genre de sensations fortes ont vu sur grand écran comment il a suivi sa formation à la United States Navy Fighter Weapons School, aussi appelée Top Gun, en 1986. Ils ont vu comment il tombait amoureux de Charlie (Kelly McGillis) sur fond de « Take my breath away », comment la mort de son coéquipier et ami Goose, la nuque brisée en s’éjectant de son cockpit, l’avais mis à genoux, comment à la fin il déployait ses ailes dans une vraie mission de trompe-la-mort… Trente-six ans (et oui…) plus tard, Maverick porte toujours son blouson de cuir, les lunettes Ray-Ban et sort fier comme un paon sur sa Kawasaki. Rien n’a changé, et surtout pas Tom Cruise…

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Joseph Kosinski, qui avait déjà dirigé la star dans « Oblivion », succède à Tony Scott, décédé en 2012, à la réalisation, mais sans renier son aîné. Les premières images nous renvoient complètement au film de 1986, avec l’agitation des décollages sur un avion de chasses. Maverick est devenu pilote d’essai, avec le simple grade de capitaine, parce qu’il est toujours une tête brûlée, curieux de voir si le nouvel avion furtif qu’il teste peut aller de Mach 10,2 à Mach 10,3… Rentré chez lui, solitaire, il vit dans ses souvenirs. Mais le voilà bientôt rappelé à Top Gun, cette fois comme prof, chargé de former la nouvelle élite des pilotes de chasse pour une opération en territoire ennemi (dans un pays jamais nommé) qui a tout d’une mission suicide.

Val Kilmer, qui jouait Iceman dans «Top Gun», n’est pas oublié. © Paramount Pictures
Val Kilmer, qui jouait Iceman dans «Top Gun», n’est pas oublié. © Paramount Pictures

Parmi les recrues, Rooster (Miles Teller), le propre fils de Goose, qui reproche son comportement à Maverick… Ambiance ! Il retrouve sur place aussi une ancienne conquête, Jenny (l’intemporellement belle Jennifer Connelly – non, Kelly McGillis n’est plus de la partie… On apprend aussi ce qu’est devenu Iceman (Val Kilmer), devenu l’amiral Kazanski. On sait qu’à l’époque du tournage, Val Kilmer se remettait à peine d’une trachéotomie, subie pour combattre un cancer de la gorge. Et franchement, le traitement de son personnage est au diapason de l’ensemble de cette suite par rapport au volet initial. Intelligent, nostalgique sans en faire trop, et sensible.

Miles Teller joue le fils de Goose, meilleur ami de Maverick dans «Top Gun». © Paramount Pictures
Miles Teller joue le fils de Goose, meilleur ami de Maverick dans «Top Gun». © Paramount Pictures

Avec la mission de la mort qui pèse sur Maverick et ses élèves, « Top Gun : Maverick » bénéficie d’un surcroît de tension qui manquait au premier film. Et la manière dont leur prof va former ses successeurs en met plein la vue. Tom Cruise tient bon le manche pour nous offrir un divertissement XXL qui nous prend avec nous dans les airs. On ne sait plus trop à un moment si c’est nous ou lui qui sommes à l’envers sur notre siège. Evidemment, on voit venir les rebondissements, mais ce n’est pas parce qu’on n’est pas surpris qu’on n’est pas épatés par la façon dont c’est amené. Et si, évidemment, le drapeau américain d’au moins six mètres sur vingt dans le hangar, ce n’est pas léger, on est nettement moins dans le patriotisme primaire que dans le premier film. Tom Cruise s’en est donné les moyens, en collaborant avec l’armée américaine, en s’impliquant dans les cascades, et il complètement réussi son pari, on ne pourra jamais lui enlever ça.

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