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Edito : Vivalia, votre manque de communication, notre quotidien

Difficile, voir impossible, de savoir ce qu’il se passe exactement.
Difficile, voir impossible, de savoir ce qu’il se passe exactement. - N.D.

Les cyberattaques se multiplient ces dernières années. L’affaire Sony, Panama Papers, le logiciel Wannacry ou encore le logiciel Meow ont défrayé la chronique. Des entreprises, dotées de moyens bien plus importants en matière de cybersécurité que notre intercommunale des soins de santé, n’ont pas résisté. Difficile donc de reprocher quoi que ce soit à Vivalia concernant cette attaque. Par contre, on peut à nouveau regretter le manque de transparence.

Si on parcourt les différents communiqués, Vivalia souffre, mais les choses se (re)mettent en place. Si on écoute les visiteurs et le personnel des hôpitaux qui nous contactent, c’est le chaos. Un chaos qui pourrait durer des semaines. Notre rôle dans ces moments-là est de tenter de démêler le vrai du faux. Une tâche encore plus importante puisque dans le cas présent, on touche aux données personnelles des gens et à leur santé. Ce mardi, nous avons donc continué notre mission en contactant l’intercommunale. On nous a donc expliqué que concernant la rançon, cela appartient au volet judicaire et qu’on ne communiquera pas et concernant l’évolution de la situation, nous avons eu droit à une réponse nébuleuse. Une réponse qui ne nous satisfait pas. On peut comprendre que l’aspect judiciaire mérite un peu de prudence, mais lorsque des hackers menacent de dévoiler les dossiers médicaux des Luxembourgeois (qui ont tout de même placé leur confiance dans un hôpital de proximité), il nous semble que ceux-ci ont droit à un minimum de transparence. Il nous semble aussi que les personnes qui attendent des soins, des opérations, des rendez-médicaux ont le droit de savoir ce qu’il se passera dans les prochaines semaines.

Vivalia veut toujours être le maître de sa communication. C’est leur droit. Nous, journalistes, subissons parfois « les foudres » lorsque l’on va chercher au-delà de cette communication institutionnelle. Cette recherche d’infos, c’est notre droit. Qu’on soit du côté de l’intercommunale ou de la presse, cette notion du « notre droit » peut varier en fonction des intérêts. Dans l’affaire qui nous occupe actuellement, plus de place à l’interprétation. Les Luxembourgeois ont des droits concernant leur santé et leurs données. Et ces droits ne souffrent d’aucune discussion.

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