La Diyanet, l’administration des affaire religieuses, veut faire annuler le nouveau décret flamand sur les cultes

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Ce décret, qui fixe depuis le début de cette année de nouvelles conditions de reconnaissance après le moratoire instauré en 2017 par la ministre N-VA Liesbeth Homans, interdit notamment l’ingérence et le financement depuis l’étranger en obligeant à enregistrer tout don de plus de 1.000 euros. Quatre années sont en outre requises pour l’examen, par un nouveau service d’inspection, de toute nouvelle demande de reconnaissance.

Proche du président turc Recep Tayyip Erdogan, la Diyanet n’accepte pas ces nouvelles contraintes, car les mosquées qu’elle contrôle emploient presque exclusivement des imams d’État, qui sont aussi rémunérés par la Turquie.

Pour le ministre flamand de l’administration intérieure Bart Somers (Open Vld), l’opposition de la Diyanet à un décret flamand est «inouïe».

«Cela ne fait que prouver à quel point notre décret est nécessaire pour empêcher les puissances étrangères d’abuser de la religion pour maintenir sous leur emprise les Flamands issus de la migration», a-t-il commenté dans un communiqué.

«Nous sommes très clairs sur ce point: la séparation de l’Église et de l’État signifie également séparation entre Église et État étranger. Les musulmans qui vivent ici sont Flamands et la grande majorité d’entre eux n’ont aucun intérêt à ce que des puissances étrangères tentent d’abuser de leur religion», a ajouté le ministre.

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