Pourquoi «Love, Death & Robots» est l’une des meilleures séries d’animation de Netflix

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Netflix

Peut-être n’avez-vous jamais vu ce titre apparaître sur votre interface Netflix, et c’est bien dommage. Car «  Love, Death & Robots », déjà onze fois primé aux Emmy Awards, mérite assurément le coup d’œil. D’autant plus que la série est produite par Tim Miller, le réalisateur de « Deadpool », et David Fincher, à qui l’on doit « Seven », « Gone Girl » ou encore « Mindhunter » (deux saisons, également sur Netflix). Un gage de qualité certain.

Mêlant science-fiction, horreur et humour noir, cette collection de courts métrages (entre 5 et 20minutes) se présente comme une pépite confidentielle du leader des services de streaming. Sa force ? Jongler avec toutes sortes de techniques d’animation pour offrir une surprenante palette de récits tantôt contemporains, tantôt d’anticipation, sinon absurdes.

Comme son nom l’indique, « Love, Death & Robots » met souvent en scène l’amour, la mort et des robots. Mais pas que ! En deux saisons, on a aussi bien eu droit à un combat fatal entre un androïde détraqué et la version « motion capture » de Michael B. Jordan, qu’à un conte obscur où le père Noël est un affreux monstre qui déglutit des cadeaux gluants pour les enfants sages. Autant vous dire que, parfois, il faut avoir le cœur bien accroché.

Si vous avez chez vous un aspirateur robot, l’histoire de la vieille dame et son caniche marque aussi les esprits, quand d’autres retiendront surtout la légende du géant noyé en putréfaction sur une plage anglaise après avoir diverti les badauds. Des épisodes dans la veine de ceux de « Black Mirror » (sur Netflix aussi), qui en disent long sur l’humain et son rapport au monde qui l’entoure. Mention spéciale au « Groupe d’intervention », une saisissante dystopie où la vie éternelle interdit aux individus d’avoir des enfants.

Des rongeurs tueurs et un chaton mignon

Vivement attendu ce 20 mai, le volume 3 de « Love, Death & Robots » ne manquera pas d’aventures aussi trash, intenses voire bouleversantes. Au compteur : neuf épisodes (contre dix-huit pour le premier volume et huit pour le second), soit autant de voyages où défilent machines, astronautes, gros crabes et autres créatures.

Autrement dit… attendez-vous à neuf histoires inédites, pleines d’inventivité et de surprises, et au style toujours très différent. Parmi lesquelles un « Vingt Mille Lieues sous les mers » façon « Alien », réalisé par David Fincher lui-même. Une première à l’animation pour le cinéaste de renom, qui a toujours rêvé d’adapter l’œuvre de Jules Verne. A défaut de pouvoir le faire (le projet a été abandonné en 2013 par les studios Disney), il se contente ici de transposer à l’écran une nouvelle de Neal Asher.

Aussi au programme : une exploration de la Lune qui vire au cauchemar, la relecture du mythe de la sirène, une invasion de rats guerriers ou la suite (aussi une première !) du tout premier épisode de la série, où un délirant trio robotique finit à la merci d’un chat plus malin qu’il n’y paraît.

Des épisodes à picorer, pour un public mature qui n’a pas froid aux yeux.