EDITO – The Voice: une saison exceptionnelle… mais à la fin, on n’y comprend plus rien

EDITO – The Voice: une saison exceptionnelle… mais à la fin, on n’y comprend plus rien

Certes, il n’y a pas eu beaucoup de « directs » et donc peu d’occasions laissées aux téléspectateurs de voter. Mais, à l’issue de cette finale, on est en droit de se dire « tant mieux ».

Tout n’est évidemment qu’une question de goût, mais l’interrogation est permise alors que cette saison, particulièrement, proposait un vivier rare de talents uniques, à la personnalité affirmée et aux influences musicales plus diverses que jamais. C’est bien simple, en finale, deux candidats semblaient largement tirer leur épingle du jeu du « déjà vu » : Vike (chez Amel Bent), désigné comme l’un des grands favoris depuis les auditions à l’aveugle et Loris, le jeune rappeur-chanteur tout sourire sauvé par deux fois par la bonne fée Nolwenn Leroy.

Enfin, osait-on se dire, « The Voice » allait élargir ses horizons avec un gagnant d’un genre nouveau ! Eh bien non…

La victoire de la jeune (16 ans) Nour, au talent vocal indéniable dans (forcément) l’équipe du boss Florent Pagny – qui a délivré une magnifique leçon de courage durant ces lives – ne fait que nous laisser un sentiment de presque lassitude. D’ailleurs on se demande si on regarde encore « The Voice » pour en connaître le vainqueur… Face au doyen Mister Mat – qu’on n’attendait vraiment pas là – c’était gagné pour Nour (qui écrit là une joie histoire). Aucun des deux n’avait pourtant livré une prestation époustouflante au cours de la soirée (la reprise de « Vole » de Céline Dion par Nour était d’ailleurs un peu la note « too much » de trop de la soirée). Seul Loris, en solo sur « Lose Yourself » de Eminem, avait fait finalement basculer le show dans une plus grande dimension ce samedi soir. D’aucuns (le public votant… mais qui est-il ?) l’ont entendu d’une autre oreille, c’est comme ça…

Mais ne partons surtout pas fâché avec cette émission qui, cette saison, a mis en avant à plusieurs reprises le patrimoine de la (vieille) chanson française, a fait la lumière sur des répertoires moins connus, a su se réinventer en faisant intervenir (avec un rôle plus présent vers la fin) un cinquième coach, Nolwenn Leroy, et qui, surtout, plus que jamais, a démontré une magnifique entente entre 4 puis 5 coach-artistes-amis. Ces cinq-là, on les a adorés. Et on a hâte qu’ils reviennent…

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