Jonathan de Patoul (DéFI) veut faire avancer la cause du bien-être animal à Bruxelles: «Étourdir n’est pas incompatible avec l’abattage rituel»

Jonathan de Patoul est vétérinaire de formation.
Jonathan de Patoul est vétérinaire de formation. - Elio Germani

Pour quelles raisons avez-vous déposé un texte pour interdire l’abattage sans étourdissement ?

Ce texte prévoit qu’il y ait un étourdissement préalable, réversible ou non, avant l’abattage. On sait très bien qu’un animal qui n’est pas étourdi et qui n’est donc pas inconscient, souffrira beaucoup plus lors de l’abattage. C’est donc pour obtenir des avancés en matière de bien-être animal. Il y a une décision de justice de la Cour européenne de justice, confirmée par la Cour constitutionnelle belge, nous disant qu’il n’y a pas de violation de liberté de culte si on demande qu’il y ait un étourdissement préalable à l’abattage.

Est-ce le rôle du politique de dire que cela peut être halal ?

Le rôle du politique, c’est de légiférer sur la politique du bien-être animal. Je souhaite donc obtenir des avancées en termes de bien-être animal lors de l’abattage. Je constate que ce n’est pas incompatible avec le rite puisque cela se fait déjà ailleurs. Mais ce n’est pas à moi de me prononcer sur l’acte religieux.

► Est-ce que l’étourdissement a vraiment une influence sur le bien-être de l’animal ? Voici la réponse de Jonathan de Patoul

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