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Sortie du nucléaire, les négociations avec Engie se «passent mal»: «Nous n’allons pas faire un accord à n’importe quel prix», dit Nollet

Sortie du nucléaire, les négociations avec Engie se «passent mal»: «Nous n’allons pas faire un accord à n’importe quel prix», dit Nollet
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Si elles ne devaient pas aboutir, le mécanisme de rémunération de capacité (CRM) devra être réactivé comme prévu, a indiqué dimanche le co-président d’Ecolo, Jean-Marc Nollet, sur le plateau de « C’est pas tous les jours dimanche » (RTL-TVi).

Le 18 mars, le gouvernement a décidé après de longues discussions de prolonger l’activité des réacteurs de Doel 4 et Tihange 3 au-delà de la date établie pour la fin du nucléaire en Belgique. Des négociations ont commencé avec Engie-Electrabel, exploitant du parc nucléaire national, pour mettre en oeuvre cette décision. Celles-ci s’annonçaient compliquées, l’opérateur ayant déjà fait savoir plusieurs fois qu’à ses yeux, le délai pour réaliser une telle prolongation était dépassé.

« Il ne faut pas se mentir, ces négociations se passent mal », a souligné M. Nollet. « Aujourd’hui, le Premier ministre qui est à la table de discussion avec la ministre de l’Energie, Tinne Van der Straeten, se rend compte des difficultés auxquelles elle a été confrontée pendant deux ans avec Engie. Engie répète ce qu’il a toujours dit à la ministre de l’Energie, à savoir qu’il ne veut pas des conditions fixées par le gouvernement. »

Les négociations doivent aboutir en juin. Elles buteraient essentiellement sur le démantèlement des centrales nucléaires et la gestion des déchets issus de cette source d’énergie, ainsi que sur les modalités de poursuite de l’activité nucléaire, Engie souhaitant que l’Etat belge devienne également opérateur des centrales nucléaires, et assume ainsi les responsabilités liées à cette activité.

« Nous n’allons pas faire un accord à n’importe quel prix », a averti le co-président écologiste.

La facture du démantèlement des centrales et de la gestion des déchets est évaluée à 41 milliards d’euros. « Quarante-et-un milliards, c’est non, les Belges n’ont pas à payer ça », a-t-il ajouté.

Dans la majorité, le MR est un partisan résolu de la poursuite de l’activité nucléaire. Les tensions entre libéraux francophones et écologistes sur ce dossier sont vives. Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a mis en cause la ministre de l’Energie. « Au départ, il y avait une obligation de résultat incombant à Mme Van der Straeten qui est aujourd’hui en abandon de poste. Et c’est le Premier ministre qui tente de sauver la situation », a-t-il accusé.

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