Sciensano invite la population à «chasser» le moustique tigre, appareil photo en main

Belgaimage-35223900
Belga

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de «MEMO+», une nouvelle phase du projet MEMO (Monitoring Exotic MOsquitoes) lancé par l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers (IMT) et destiné à observer la présence de moustiques exotiques en Belgique et l’impact de celle-ci sur la santé publique, indique lundi Sciensano.

Il faut dire que la chasse aux moustiques s’est révélée fructueuse ces dernières années. Les chercheurs de l’IMT ont ainsi détecté la présence de moustiques tigres, de moustiques des forêts asiatiques et d’autres moustiques exotiques sur les aires d’autoroute, dans les entreprises d’importation de pneus et de bambous de la chance et les terrains industriels. A l’origine, le moustique tigre provient de l’Asie du Sud-Est, mais maintenant il s’est installé dans certaines parties d’Europe, d’Amérique et d’Afrique, en raison principalement du transport mondial de marchandises, du réchauffement climatique et de sa grande capacité d’adaptation.

«Nous retrouvons régulièrement ces moustiques en Belgique mais pour l’instant, cette espèce (les moustiques tigres, Aedes albopictus, NDLR) ne s’y est pas encore implantée», affirme Isra Deblauwe, entomologiste à l’IMT. «Si ces moustiques s’installent chez nous, il sera important de suivre leurs populations de très près, afin de pouvoir évaluer le risque de transmission de virus».

«Le moustique tigre peut potentiellement transmettre des pathogènes tels que le virus de la dengue, du chikungunya et du Zika quand il pique une personne infectée», complète Javiera Rebolledo, responsable du projet chez Sciensano.

Les citoyens sont donc invités à signaler la présence de ces petits insectes, reconnaissables à leurs rayures blanches et noires, en envoyant une photo sur le site https://surveillancemoustiques.be.

Le mieux étant de «chercher dans les milieux humides comme les petites flaques d’eau stagnante que l’on trouve dans des pneus de voiture, pots de fleurs, gouttières et tonneaux d’eau de pluie car c’est à ces endroits que le moustique tigre dépose ses œufs», conseille encore Sciensano.

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo