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Redécouvrir le vignoble champenois à travers des œuvres d’art

«Continuum» de l’artiste Michèle Trotta est à découvrir à la loge de vigne à Mancy.
«Continuum» de l’artiste Michèle Trotta est à découvrir à la loge de vigne à Mancy. - Aurélien Laudy

Toujours plus loin, toujours plus grand et plus haut. Vign’Art, le festival d’art contemporain et de Land art en Champagne, librement inspiré d’Horizons de Sancy (Puy-de-Dôme), prend ses aises dans le vignoble marnais pour sa troisième édition.

Ce rendez-vous culturel en pleine nature créé en 2019 a pour but de « favoriser le mariage du champagne et de l’art dans les vignes », comme aime à le rappeler Jacki Colson, le président de l’association pour la promotion de l’art contemporain et du land-art dans le vignoble, organisatrice de l’événement. Elle a reçu plus de 220 candidatures d’artistes, pour cette édition.

« Symbiose » des artistes Patrick Chandon et Jean-paul Rahard est à découvrir à Nanteuil-la-Forêt.
« Symbiose » des artistes Patrick Chandon et Jean-paul Rahard est à découvrir à Nanteuil-la-Forêt. - Aurélien Laudy

Démontées avant les vendanges

Cette année, ce sont dix-huit œuvres monumentales qui sont à découvrir dans quinze communes différentes réparties entre le Pays d’Épernay, la Grande Vallée de la Marne, les paysages de la Champagne et la Montagne de Reims. Si les collectivités locales sont les principaux partenaires de la manifestation, plusieurs maisons de champagne se lancent aussi dans l’aventure en accueillant une œuvre sur leur propriété (Canard Duchêne, Mailly Grand cru et Ruinart ont rejoint le champagne Gosset, précurseur).

Les créations installées par les artistes entre le 27 avril au 15 mai, sont visibles jusqu’au 15 septembre. Elles seront alors démontées pour laisser la place aux vendanges.

Pour cette troisième édition, le festival accueille des artistes locaux, français mais aussi étrangers. Impossible de voir toutes les œuvres en une journée. Il faut prendre le temps, chausser les chaussures de randonnées et s’aventurer pour la plupart à pied dans les coteaux. Une application ID VIZIT permet de suivre des parcours interactifs spécialement conçus pour Vign’Art. Un rythme qui permet de découvrir ou redécouvrir des coins magnifiques du vignoble.

Les clubs de randonnées, comme l’ASPTT d’Épernay, ont même organisé une randonnée d’un peu plus de 10 km permettant d’apercevoir cinq œuvres éphémères. De quoi allier effort physique et plaisir des yeux après deux ans de pandémie, dans un décor très « inspirant », témoignent les artistes.

Trois questions à Jean-Baptiste Duteurtre, directeur de Vign’Art

Vign’Art présente sa 3e édition, le festival est-il devenu un rendez-vous incontournable de l’été en Champagne ?

J’en ai bien l’impression. En trois éditions, Vign’Art s’est imposé et les gens connaissent aujourd’hui notre festival. Il est déjà populaire et attendu. Lorsque les artistes montaient leurs installations début mai, ils ont souvent eu des questions de promeneurs leur demandant s’ils faisaient partie de Vign’Art.

Pourquoi les artistes sont-ils de plus en plus nombreux à candidater ?

C’est le fait de la reconnaissance du festival dans les milieux artistiques. Nous travaillons beaucoup à la communication en amont avec les réseaux artistiques afin de faire connaître nos appels à projets. Plus de deux cents artistes ont postulé cette année.

Et qu’en est-il des visiteurs, comment quantifiez-vous le succès du festival ?

S’il est impossible de quantifier exactement le nombre de spectateurs, nous avons toutde même un indice important. C’est le retour des maires concernés. Ils voient au quotidien si des promeneurs passent ou pas. Et ils en voient de plus en plus. Cette manifestation fait venir dans les communes des locaux et des touristes qui découvrent ou redécouvrent ainsi le territoire, pour la plus grande joie de ces maires.

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