Abonnez-vous au journal de votre région et recevez en cadeau une montre connectée Samsung Galaxy Watch4 ou un robot multifonction Domo

Des petits chez un couple de faucons pèlerinsinstallé à la cathédrale de Saint-Omer

«   C’est un beau signe, et en plus j’ai deux nouveaux paroissiens  !  », s’amuse l’abbé Fabian Lenglet à la sortie de la cathédrale Notre-Dame de Saint-Omer.

Le nichoir est installé en haut de la cathédrale.
Le nichoir est installé en haut de la cathédrale.

Deux «   fidèles »… ailés, qui viennent de s’installer au sommet de la tour qui culmine cinquante mètres plus haut : ce couple de faucons pèlerins y a établi un nid depuis le mois de mars de cette année.

Et ce début de mois, les bénévoles de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) du Pas-de-Calais ont eu une «  immense surprise » d’observer que quatre œufs avaient été pondus. «   On a été rassurés de voir que notre action ne les a pas dérangés », explique Serge Larivière, président de la LPO du Pas-de-Calais. Malheureusement, seulement deux jeunes ont survécu.

Le nichoir est placé au bord du vide.
Le nichoir est placé au bord du vide.

Un nichoir au sommet de la cathédrale depuis 2017

En 2017, la LPO du Pas-de-Calais et le parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale avaient installé un nichoir à l’occasion de travaux sur l’édifice religieux. Le but est de réintroduire dans l’Audomarois cette espèce dont la population s’est effondrée après-guerre à cause du DTT, un pesticide empoisonnant leurs proies.

Des données ont été relevées sur les deux petits faucons.
Des données ont été relevées sur les deux petits faucons.

Après une discussion entre la LPO et l’architecte en chef, le nichoir a finalement été placé «   au bord du vide ». «   Quand les jeunes faucons sortent, il faut qu’ils aient les pieds dans le vide », commente un bénévole de la LPO. D’ailleurs, cela ne devrait pas tarder : les fauconneaux vont commencer à s’envoler vers les cieux dans les semaines à venir.

Rapide comme l’éclair (il peut atteindre les 300 km/h en piqué !), ce rapace se nourrit d’autres oiseaux comme les pigeons et les merles. En ayant permis son installation, la ville de Saint-Omer espère limiter les populations de pigeons, fléau des monuments à cause de leurs fientes. Il a fallu cinq ans entre l’installation du nichoir et la ponte des œufs.

Les oisillons ont été bagués.
Les oisillons ont été bagués.

«   C’est de la patience, c’est la nature, elle prend son temps…  », commente François Decoster, maire de la commune. «   On fournit le nichoir, certaines mairies ne comprennent pas que l’on ne fournisse pas les faucons avec », plaisante le président de la LPO. En tout cas, ces nouveaux résidents sont partis pour rester : «   c’est une espèce fidèle en amour, mais aussi à son territoire ».

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo