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Elisabeth Borne reste Première ministre en France: l’opposition dénonce la «cécité» de Macron

Perte de « légitimité » d’Elisabeth Borne, « cécité » d’Emmanuel Macron, « verticalité », « fait du prince » : les oppositions dénoncent mardi le refus du président de la République d’accepter la démission de la Première ministre.

« C’est assez spectaculaire de voir qu’Emmanuel Macron n’a l’air de tirer aucune conséquence du scrutin qui vient d’avoir lieu » et de « sa défaite électorale cuisante », a réagi le numéro deux de LFI Adrien Quatennens devant l’Assemblée nationale, jugeant que « Mme Borne devrait s’en aller » car « elle n’est pas en situation de gouverner le pays ».

« On a l’impression que le président de la République est dans une grande cécité à l’égard de la colère des Français, du désaveu qu’ils lui ont adressé » lors des élections législatives où la macronie a perdu la majorité absolue, a estimé la députée LFI Clémentine Autain.

Son collègue Manuel Bompard a de son côté estimé que cette annonce n’était « pas une surprise : on a un gouvernement dirigé par Mme Borne qui est là par le fait du prince, puisque pour l’instant il n’a jamais été approuvé par les députés, et qui va rester là quelques semaines de plus, par le fait du prince toujours », a-t-il dénoncé.

Or, « Mme Borne n’a pas la légitimité pour continuer à conduire » le gouvernement, a estimé le directeur de campagne du leader de LFI Jean-Luc Mélenchon.

« Changer Elisabeth Borne pour mettre quelqu’un d’autre ? C’est pas ça qui change quelque chose », a pour sa part estimé la députée RN Marine Le Pen devant la presse.

Pour elle, « c’est l’état d’esprit de cette majorité extrêmement relative qui doit avoir des conséquences. Les Français doivent être entendus dans ce qu’ils ont dit et exprimé par leur vote (dimanche) et il (Emmanuel Macron) ne peut pas continuer la politique qu’il a menée car cette politique n’a pas recueilli la majorité absolue aux dernières élections législatives », a insisté Mme Le Pen.

« C’est un peu inquiétant. On a l’impression de revivre le quinquennat précédent, c’est-à-dire la verticalité, Jupiter, +je décide et les autres s’exécutent+ », a jugé Philippe Ballard, fraîchement élu député RN, sur BFMTV.

A droite, Gilles Platret, un des vice-présidents de LR, a fait valoir que « dans la logique institutionnelle, le président doit donner un signe du changement, et le premier signe qu’il donne c’est de refuser la démission de la Première ministre qui symbolise l’échec aux élections législatives, (…) de ne pas tirer les conséquences. C’est tout de même un peu paradoxal », a-t-il jugé sur BFMTV.

L’Elysée a annoncé mardi matin qu’Elisabeth Borne avait remis sa démission à Emmanuel Macron, qui l’a refusée « afin que le gouvernement puisse demeurer à la tâche et agir en ces jours ».

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