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La semaine de Benjamin Maréchal: on a visité le jet qui transporte De Bruyne et Courtois, «il ne sait pas se mettre debout et moi non plus!» (vidéo)

Vidéo
La semaine de Benjamin Maréchal: on a visité le jet qui transporte De Bruyne et Courtois, «il ne sait pas se mettre debout et moi non plus!» (vidéo)
B.M.

En arrivant chez ASL, à quelques minutes du Terminal passager de Liège, nous avons de la chance. Un des 40 jets privés de la compagnie vient d’arriver pour charger un client et l’avion médicalisé du groupe est au sol prêt à partir en mission. Nous sommes en bord de piste, le calme est déroutant. Dans l’aviation d’affaire, pas de check in, pas de contrôles et pas de passagers qui stressent, tout n’est que calme et discrétion. Marvin Blockmans, un pilote carolo, fait les cent pas entre les appareils, il attend son client. « Je prends le jet privé aujourd’hui, nous allons à Madrid. C’est mon collègue qui prend l’appareil médicalisé pour aller en Moldavie chercher des enfants ». Il reste 30 minutes avant de décoller et j’entre dans le jet privé de 6 places. Kevin de Bruyne, Thibaut Courtois et Dany Boon sont des habitués de l’appareil. Je plains Courtois parce qu’il est impossible de se tenir debout et c’est donc tout tordu que je filme l’intérieur.

« Il n’y a pas d’hôtesses sur des vols comme ceux-là. Le pilote gère tout et c’est même lui qui sert les boissons pendant le trajet ». Marvin a ça dans le sang, son père et son frère pilotent aussi des jets privés. La situation de Brussels Airlines ou de Ryanair l’inquiète mais dans son monde à lui on est loin de tout cela. L’heure tourne et j’aimerais visiter l’appareil médicalisé avant qu’il ne s’envole. ASL met son avion au service d’assurances ou d’État pour transporter des blessés du monde entier au départ de Liège. À l’intérieur, deux lits full équipés avec de l’oxygène. Un médecin allemand et son infirmier préparent la mission, ils seront assis juste à côté des passagers. « On vole souvent vers l’Ukraine ces derniers temps. L’autre jour j’ai atterri en Pologne à quelques minutes de la frontière pour ramener des bébés blessés. Ça, c’est compliqué comme vol ». Marvin reste discret mais je le sens affecté. Vingt minutes plus tard, l’homme d’affaires qui a loué le jet pour Madrid arrive. Son vol devrait coûter 15.000 euros. Marvin enclenche les moteurs. Entre l’arrivée du client et le décollage, 10 minutes se sont écoulées. Un autre monde…

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