Les étudiants travaillent l’étéet de plus en plus toute l’année

L’horeca reste le plus grand employeur de jobistes.
L’horeca reste le plus grand employeur de jobistes. - PHOTONEWS

Sur les 1.000 étudiants (de plus de 15 ans et inscrits dans le secondaire) interrogés par l’agence d’intérim, 72 % disent aujourd’hui travailler comme jobistes durant toute l’année. C’est 9 % de plus que l’an dernier. Mais c’est beaucoup plus que le double des 30 % qui travaillaient toute l’année scolaire lors de la première mesure en 2004. Et quand on sait que, sur ce même panel, 77 % ne sont « que » des jobistes d’été, jamais la différence (5 %) entre les deux catégories n’a jamais été aussi ténue.

« L’explication de cette progression est à rechercher dans la législation toujours plus flexible. La pénurie sur le marché du travail a également joué un rôle important ces dernières années. Enfin, le Covid a été l’un des autres facteurs déterminants : de très nombreux étudiants ont été embauchés – surtout à l’automne 2021 – pour pallier les multiples cas de quarantaine dans les entreprises. Bien que les étudiants constituent une importante réserve stratégique, une nouvelle extension du nombre d’heures ne serait pas une bonne idée. Le cadre actuel est largement suffisant », souligne Sébastien Cosentino, porte-parole chez Randstad.

Surtout l’horeca

Les secteurs qui sollicitent le plus les étudiants sont clairement l’horeca (22 %), le commerce de détail (19 %) et les services publics/non marchands (8 %). Les entreprises de production (7 %) et les loisirs (7 %) complètent le top 5, qui reste d’ailleurs inchangé par rapport à l’an dernier. La fonction de magasinier (12 %) conforte sa première position de l’an dernier et reste le job d’étudiant le plus populaire. Celles de caissier/ière (9 %) et d’employé administratif (9 %) complètent le top 3. Comme les années précédentes, les jobs étudiants les plus exercés sont ceux qui semblent appelés à se raréfier très fortement dans le futur.

Que gagnent-ils ?

Bien que le salaire horaire moyen (12 €) ait chuté d’un demi-euro environ, les étudiants n’ont jamais gagné autant. Le revenu moyen s’élève à 2.899,20 €. Les garçons (2.989 €) ont gagné davantage que les filles (2.812 €). Les étudiants flamands (3.126 €/an) gagnent en moyenne nettement plus que leurs collègues bruxellois (2.368 €/an) et wallons (2.580 €/an).

Pour leurs loisirs

En Belgique, les étudiants travaillent surtout pour leurs loisirs, leurs achats et leur épargne. À première vue, un nombre assez important d’étudiants recourent malgré tout au travail rémunéré pour contribuer au budget familial (27 %) ou financer partiellement leurs études (29 %). Ces deux derniers postes ont par ailleurs reculé par rapport à l’an dernier, respectivement de 7 et 9 %.

Les garçons disent dépenser davantage pour les smartphones, le matériel informatique, la musique, le sport, les jeux vidéo, les multimédias, les placements et les cigarettes. Les filles, elles, consacrent une part plus importante de leur budget aux sorties, aux vêtements, aux vacances, à l’épargne, aux moyens de transport et aux livres.

Les plus jeunes étudiants dépensent davantage pour les sorties et le matériel informatique que les étudiants plus âgés.

L’année dernière, 269.994 étudiants jobistes ont trouvé du travail via une agence d’intérim.

Pierre Martin

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