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Volet belge des attentats à Paris: jugement jeudi dans le dossier Paris bis

Volet belge des attentats à Paris: jugement jeudi dans le dossier Paris bis
Isopix

La procureure fédérale a requis, lors des débats en avril et mai derniers, une peine de quatre ans de prison à l’encontre d’Abid Aberkane, le « logeur » de Salah Abdeslam, sans s’opposer à un sursis. Abid Aberkane avait accepté de cacher l’ennemi public nº1 dans la cave de l’immeuble de sa mère, rue des Quatre Vents à Molenbeek-Saint-Jean, après qu’il a échappé de justesse à la police, rue du Dries à Forest, le 15 mars 2016. Il lui a apporté de quoi boire et manger et des vêtements, mais il a aussi passé de nombreuses heures avec lui dans cette cave, avant qu’il ne soit arrêté le 18 mars, quatre jours avant les attentats à Bruxelles.

La magistrate a également requis une peine de deux ans de prison avec sursis probatoire à l’encontre du petit frère de Mohamed Abrini, Ibrahim, entre autres pour avoir « évacué des éléments compromettants pour la cellule terroriste ». Le 13 novembre 2015 à 17h57, Ibrahim Abrini était sorti de chez lui avec un grand sac contenant un ordinateur et des vêtements de son frère, qu’il a remis à un certain Kamal, lui affirmant qu’il craignait d’être perquisitionné.

La représentante du ministère public a aussi requis une peine de 18 mois de prison avec sursis simple à l’encontre de Zakaria Jaffal, qu’elle soupçonne d’avoir « activement soutenu son très proche ami Ahmed Dahmani », l’un des logisticiens des attentats de Paris.

La procureure a encore requis des peines de 18 mois de prison avec sursis probatoire à l’encontre de Rafik El Hassani, le meilleur ami de Brahim Abdeslam, kamikaze à Paris, et à l’encontre d’Ayoub Bazarouj, soupçonné d’avoir été un relais pour faciliter les communications de son frère Youssef, combattant de l’État Islamique (EI).

Elle a requis une peine de deux ans de prison à l’encontre de Soufiane Al Aroub et une peine d’un an de prison à l’encontre de Mohamed Rabhioui, tous deux proches de Dahmani.

Elle a ensuite sollicité une peine de deux ans de prison à l’encontre de Youssef El Ajmi, sans s’opposer à un sursis probatoire, pour avoir « apporté des encouragements à Ibrahim El Bakraoui [kamikaze à Bruxelles] par sa présence fidèle à l’appartement de l’avenue des Casernes à Etterbeek [qui servait de planque aux terroristes] ». Elle a également requis une peine de deux ans de prison avec sursis probatoire à l’encontre de Smaïl Farisi, qui a sous-loué cet appartement de l’avenue des Casernes à Ibrahim El Bakraoui.

La procureure fédérale a requis une peine de trois ans de prison à l’encontre d’Abdoullah Courkzine, qu’elle suspecte d’avoir aidé à cacher Abdelhamid Abaaoud après les attentats à Paris. Courkzine était en contact étroit avec la cousine d’Abaaoud, Hasna Ait Boulahcen. Elle l’avait appelé pour qu’il l’aide à exfiltrer son cousin, caché dans un buisson à Aubervilliers après les attaques.

Quant à Sammy Djedou et Youssef Bazarouj, tous deux présumés morts en Syrie, la procureure a requis à leur encontre des peines de deux ans de prison pour le premier et de cinq ans de prison pour le second, complémentaires à des peines de prison déjà prononcées par défaut. Sammy Djedou a rejoint l’EI et a collaboré directement avec Abdelhamid Abaaoud et Oussama Atar, cerveau des attentats à Paris. Youssef Bazarouj, lui, a exercé des tâches de coordination primordiales au sein de l’EI, selon l’accusation, notamment en mettant en contact Mohamed Abrini avec Abaaoud.

Enfin, la procureure fédérale a requis une peine d’un an de prison avec sursis à l’encontre de l’épouse de Farid Kharkach, prévenue uniquement pour faux dans le dossier « Paris bis ». Farid Kharkach figure parmi les accusés du procès des attentats du 13 novembre 2015, jugé à Paris, pour avoir fourni des faux papiers d’identité à certains auteurs des attaques.

Elle a terminé en requérant une peine de travail à l’encontre d’un homme poursuivi uniquement pour infraction à la loi sur les armes et à la loi relative aux substances et mélanges explosifs. Son nom est apparu dans ce dossier de terrorisme parce que des informations de police le renseignaient comme celui qui a convoyé Salah Abdeslam après les attentats.

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