Le Journal de la rentrée - Retrouvez les photos de vos enfants dans votre journal LaMeuse, LaNouvelleGazette, LaProvince, NordEclair et LaCapitale

Maria, 25 ans, doit rembourser 3.000 euros... après avoir passé une semaine à aider: «Je suis punie car j’ai voulu bien faire»

ISOPIX_00031364-016 (1)
Isopix

Maria Nuijten, 25 ans, a travaillé durant plusieurs années comme aide-soignante dans une maison de soins à Stabroek, dans la province d’Anvers. Mais son rêve avait toujours été d’être pharmacienne. Comme l’explique la Gazet van Antwerpen, qui relaye l’histoire de la jeune femme, Maria a donc trouvé un arrangement avec son employeur et a demandé un crédit temps pour suivre une formation. « Une formation de 15 mois », raconte l’habitante de Kalmthout.

Durant le temps de cette formation, Maria touchait de l’ONEM (RVA au nord du pays) une prime mensuelle de 418 euros. En plus de cela, la Région flamande lui octroyait une aide de 582 euros par mois. Environ 1.000 euros, donc, pour survivre. Pas grand-chose mais, avec l’aide de ses proches, Maria a réussi à s’en sortir.

Une semaine aux lourdes conséquences

Concrètement, Maria a commencé sa formation de pharmacienne en février 2021. Vu que sa formation était divisée en trimestre, la jeune femme devait, tous les trois mois, refaire les démarches auprès de l’ONEM pour bénéficier de ses primes. Et à la fin de sa formation, Maria a suivi un stage dans une pharmacie. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce stage fut concluant puisqu’elle s’est vue proposer un CDI.

« Comme j’avais continué mon stage pendant les vacances de Pâques, j’avais, le 23 avril, une semaine avant la fin du dernier trimestre, terminé ma formation », précise Maria. Une précision qui a son importance. Car du coup, Maria a prévenu l’ONEM qu’elle voulait arrêter son crédit temps une semaine plus tôt que prévu (car elle avait travaillé la semaine de Pâques, donc). Et pour ne pas rester à rien faire, Maria est retournée travailler une semaine à la maison de repos, où ses (ex)collègues étaient en sous-effectif.

Maria pensait être dans son bon droit… mais ce n’était pas le cas. En effet, les conséquences de cet arrêt prématuré ont été lourdes. « L’ONEM m’a dit que je devais rembourser mes paiements des deux derniers mois. Je n’ai pas eu de paie en avril et j’ai dû rembourser 1.288 euros à l’ONEM (ses primes des mois de février et mars) ». Et comme si cela n’était pas assez, elle a également dû rembourser l’argent à la région flamande. Résultat, pour avoir demandé à arrêter son crédit temps une semaine plus tôt que prévu et avoir travaillé une semaine, Maria a dû rembourser… 3.000 euros.

Vacances annulées

Maria a évidemment dû annuler ses vacances. « J’aurais dû mieux m’informer », regrette-t-elle. La durée minimum d’un crédit temps est de trois mois. Et comme elle a arrêté une semaine plus tôt que prévu, le trimestre n’était pas considéré comme terminé. « Je ne comprends pas, je suis punie car j’ai voulu bien faire en aidant une semaine dans la maison de repos. Cette semaine d’aide me coûte donc 3.000 euros ».

L’ONEM n’a pas souhaité réagir à ce dossier, pour des raisons de confidentialité. « Si la durée minimum d’un crédit temps n’est pas prestée, les primes doivent être remboursées », explique-t-on.

Maria envisage de faire appel auprès du tribunal du travail.

Retrouvez cet article et bien plus encore dans notre nouvelle application Sudinfo