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Un présentateur météo fortement critiqué pour avoir annoncé plus de 40 degrés en France et Belgique d’ici 10 jours: «On va vraiment cramer»

Un présentateur météo fortement critiqué pour avoir annoncé plus de 40 degrés en France et Belgique d’ici 10 jours: «On va vraiment cramer»

Il y a trois semaines, le présentateur météo vedette de la chaîne BFMTV Marc Hay avait profité d’un de ses bulletins pour pousser un coup de gueule. Comme d’autres, il estime que l’urgence climatique n’est pas assez prise au sérieux, notamment par les décideurs.

C’était au moment où la France était touchée par une canicule, avec, par endroits, des températures qui ont dépassé les 40 degrés : « J’ai décidé d’arrêter d’utiliser mon ton habituel. Il faut que les gens comprennent que la France va cramer cette semaine, qu’on change notre manière d’en parler. L’été ne fait que commencer, et tout ceci va aller en s’aggravant », avait-il déclaré.

Une sortie qui avait été massivement médiatisée. Et ce week-end, Marc Hay a à nouveau fait parler de lui. Sur Twitter, il a une nouvelle fois utilisé un ton alarmiste concernant des prévisions à moyen terme : « En espérant que les modèles se plantent. Car sinon, on va vraiment cramer à l’horizon du 15/16 juillet », avait-il publié dans un tweet avec des cartes de températures. Sur celle-ci, on atteignait les 46 degrés en France, les 40 degrés en Belgique et au Royaume-Uni. « Totally Insane [complètement fou, NDLR] », a-t-il ajouté, en précisant que ces prévisions étaient encore « lointaines » mais qu’il fallait suivre cette situation de près.

Rapidement, son tweet a provoqué de nombreuses réactions, pas toujours positives. Certains internautes lui reprochaient d’être vraiment trop alarmiste et de vouloir, du coup, faire le buzz. Il avait donc publié un autre tweet plus modéré : « On espère que cette sortie de modèles ne se réalisera pas. Mais ce qui est inquiétant, c’est que les modèles puissent envisager à présent de tels scénarios ». Malgré cela, les critiques ont continué à pleuvoir, et le présentateur météo à finalement décidé de retirer ses tweets.

« L’idée était de monter le champ des possibles, pas de prendre pour comptant cette modélisation », a-t-il rappelé, avant toutefois d’en remettre une couche : « C’est compliqué. Il ne faut rien montrer, ne rien dire, ne pas faire peur. Faut-il rappeler qu’il faisait près de 43 degrés le 18 juin dernier à Biarritz ? Qui avait imaginé les 46ºC de Vérargues dans l’Hérault le 28 juin 2019 ? ».

Mais qu’en sera-t-il réellement ? Difficile à dire. Sur son site, Météo France confirment que, pour la deuxième quinzaine de juillet, « les températures devraient se situer au-dessus des valeurs habituelles pour la saison »… mais sans excès a priori. La barre des 30/35 degrés pourrait être atteinte par endroits.

Et en Belgique ?

Nous avons posé la question à Philippe Mievis, de Météo Belgique. Selon lui, le mois de juillet sera meilleur qu’annoncé. « Pour ce mois de juillet, ce sera d’abord un anticyclone placé sur l’Atlantique, avec des courants assez frais circulant sur son flanc nord qui devraient nous atteindre, mais ensuite nous devrions être plutôt sous l’influence d’un anticyclone scandinave nous apportant de l’air continental nettement plus chaud ». Du coup, une vague de chaleur n’est pas exclue. Elle arrivera soit en deuxième quinzaine de juillet, soit en première quinzaine d’août.

De son côté, l’IRM prévoit beaucoup de soleil, mais des températures avoisinant les 25 degrés.

Même s’il fera chaud, et qu’une nouvelle canicule n’est pas exclue, tout cela devrait donc rester supportable.

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