Philippe Lavil: comment Jean-Jacques Goldman lui a remonté le moral

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Cette semaine, c’est en Bretagne que nous emmène Nathalie Guirma, de la côte sauvage de la mer d’Iroise jusqu’aux monts d’Arrée. Une route qui traverse un des plus beaux parcs naturels de France, le parc d’Armorique. L’occasion d’explorer les légendes bretonnes notamment. Un périple qui débute par une virée en mer jusqu’à l’île de Molène, avant de se diriger vers Brest, avec son port et ses chantiers navals.

Pour l’accompagner, l’animatrice a cette fois embarqué avec elle Philippe Lavil. « Je suis venu en Bretagne quelques fois quand j’étais ado, mais sans prendre conscience de mes lointaines racines bretonnes », explique le chanteur, qui fêtera ses 75 ans en septembre. « Le déclic, ça a été le départ de mon père. Là, j’ai commencé à regarder. J’ai fait une chanson qui s’appelait De Bretagne ou d’ailleurs. J’ai eu besoin de la faire, c’était une sorte d’exutoire. »

Un nom à rallonge

Si l’émission offre un beau dépaysement, elle est aussi l’occasion pour le chanteur de se laisser aller à quelques confidences et de revenir sur son parcours et son enfance, bien qu’en Bretagne, il soit très loin de sa Martinique natale, puisqu’il est né à Fort-de-France.

« Aux Antilles, j’ai eu la chance de vivre durant un an et demi dans une maison perdue au milieu des bois, presque en autarcie. C’était le paradis sur terre. Je suis resté là-bas treize ans. Puis j’ai été en pension dans la Drôme, où j’ai eu une scolarité chaotique. C’est là que j’ai découvert ma passion pour la musique. Mes parents m’avaient offert une guitare et je me suis mis à faire de la musique à 16 ans. » On découvre aussi dans l’émission que son vrai nom est Philippe Durand de La Villejegu du Fresnay et que sa famille est issue de l’ancienne bourgeoisie originaire de Bretagne, établie à la Martinique au XVIIIe siècle. « Mon grand-père demandait qu’on l’appelle La Ville. Je m’en suis inspiré comme nom d’artiste. Si je gardais mon nom de famille en entier, je n’aurais pas eu la place pour mettre le titre de la chanson sur la pochette. »

Et des chansons, Philippe Lavil en a un paquet à son répertoire. Même si sa carrière a été faite de hauts et de bas, il a toujours su rebondir. « Fin 1981, j’en avais un peu marre de faire des disques, j’étais dans une phase de découragement. Et là, j’en fais un dernier. C’était Il tape sur des bambous. C’était reparti ! » Aujourd’hui, même s’il continue de chanter (il a participé notamment aux tournées « Age tendre »), il est loin du succès des années 80. Mais qu’importe. « Un jour où j’étais un peu déprimé, Goldman m’a dit que j’avais la chance d’avoir trois chansons qui sont rentrées dans la mémoire collective. » Trois chansons et même plus : « Avec les filles, je ne sais pas », « Il tape sur des bambous », « Elle préfère l’amour en mer » ou encore « Kolé Séré » pour ne citer que les plus marquantes…

« Sur les routes mythiques de France », 9 août, 22h, la Une.

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