«La minute vieille»: pour les dix ans d’antenne de la série, les mamies font de la résistance!

Dix ans déjà qu’elles nous régalent chaque été, ces drôles de dames âgées d’Arte. Confortablement installées dans leur canapé, les grands-mères à l’humour débridé de «  La minute vieille » viennent de fêter leur décennie d’antenne avec une septième saison 100 % belge, dont la seconde partie a été diffusée le mois dernier. Si vous l’avez ratée, cette petite pépite aux accents et expressions bien de chez nous est à rattraper en intégralité sur la plateforme de streaming gratuite Arte.tv.

Depuis juillet 2021, ce sont donc nos compatriotes Janine Godinas, Viviane De Muynck, Nicole Valberg et Nicole Shirer, figures du théâtre et du cinéma noir-jaune-rouge, qui sont les têtes d’affiche de cette minisérie pas très catholique. Le concept ? Filmer des retraitées en train de nous balader avec des histoires à la mords-moi le nœud et autres railleries osées. Le résultat, des capsules de deux à trois minutes tournées dans un décor baroque qui ravive peut-être le souvenir des aînés devant « Les feux de l’amour », est des plus savoureux. Entre sexe, divorce, petits maux et grande faucheuse, aucun thème n’est sur la touche ! «  Cette idée m’est venue en me demandant, quel type de personne n’imagine-t-on pas raconter une blague salace ? J’ai tout de suite pensé à une mamie », explique le créateur, Fabrice Maruca, au micro d’Europe1.

Des invités triés sur le volet

Les grands-pères ne sont pas en reste. Si « La minute vieille » demeure essentiellement une shortcom féminine, des personnalités de l’autre genre y ont fait quelques apparitions ponctuelles au fil des saisons. En 2015, Michel Galabru, Claude Brasseur et Michel Robin ont ainsi masculinisé la formule, suivis, l’année suivante, par Enrico Macias, Guy Marchand et Guy Roux. «  C’était une bonne façon d’amener de la nouveauté, même si je reconnais que l’effet est différent avec des femmes », défend Fabrice Maruca, rodé aux programmes courts avec « Un gars, une fille » et « Scènes de ménages », pour lesquels il a pas mal écrit par le passé. «  Des hommes qui racontent des blagues grivoises, c’est plus prévisible. Quand c’est Geneviève de Fontenay, ça l’est beaucoup moins. »

Si le nom de l’ancienne présidente du Comité Miss France est évoqué, c’est bien parce qu’elle figure, elle aussi, parmi les invités. «  Je l’ai contactée et elle a tout de suite accepté. Le problème, c’est que je ne suis pas sûr qu’elle savait dans quoi elle s’engageait avant d’arriver, et qu’elle s’en est vraiment rendu compte sur le plateau », plaisante le créateur. «  Mais tout s’est très bien passé. Elle est même venue pour deux saisons, on a fait six épisodes avec elle. »

La dame au chapeau n’est pas la seule guest à avoir joué les égrillardes. Bernadette Lafont, Anémone et Judith Magre, ainsi qu’Andréa Ferréol et Liliane Rovère, se sont également prêtées au jeu. Il aurait pu y en avoir d’autres, mais certaines n’ont pas mordu à l’hameçon. «  Quelques-unes n’ont même pas répondu, je pense qu’elles étaient outrées », confie Fabrice. «  Je me souviens d’une en particulier, je ne vais pas dire son nom, mais elle n’était vraiment pas contente qu’on pense à elle pour ce genre de truc. »

En attendant les prochains bavardages indécents du troisième âge (une saison 8, toujours belge mais avec deux nouvelles actrices en remplacement de Viviane De Muynck et Nicole Shirer, a été tournée cet hiver à Bruxelles et sera diffusée à l’été 2023), les épisodes « de prestige » incarnés par des visages connus du public sont à (re)voir chaque jour de la semaine (sauf le mardi) jusqu’au 2 septembre, à 20h50 sur Arte.