Xenoblade Chronicles 3: le RPG japonais à son meilleur

Vidéo
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Nintendo

Le studio Monolith Soft est une des petites pépites de Nintendo. Depuis son acquisition en 2007, il aide souvent le géant du jeu vidéo japonais sur ses jeux les plus populaires, comme The Legend of Zelda : Breath of the Wild, Splatoon 2 ou Animal Crossing : New Horizons. Mais ce développeur propose surtout depuis 2010 la saga Xenoblade Chronicles, une série de RPG parmi les plus acclamés par la critique et les fans du genre, dont le troisième volet est enfin là !

Le premier, sur Wii, avait pris tout le monde par surprise avec son histoire et son gameplay intelligent. Il avait été tellement salué par la critique en Europe et au Japon, qu’aux Etats-Unis, où il ne devait pas sortir, les joueurs se sont mobilisés et organisé une grande opération afin de pousser Nintendo à proposer le jeu sur le continent américain. Un succès.

Après un successeur spirituel sur Wii U (Xenoblade Chronicles X), une véritable suite est sortie en 2017 sur la Switch et avait à nouveau convaincu la presse et le public, malgré le design des personnages féminins qui laissait à désirer…

Un vrai Xenoblade

5 ans plus tard, Xenoblade Chronicles 3 fait bel et bien honneur à la série. Tout d’abord avec une histoire riche et complexe. Dans le monde d’Aionos, deux nations sont en guerre perpétuelle : Keves, axée mécanique et Agnus, orientée magie. Les batailles, nombreuses, voient s’affronter des soldats artificiels dont la vie ne dure que 10 années et est entièrement consacrée au combat.

Le héros, Noah, est un passeur d’âme de Keves. Grâce à sa flute, il permet aux soldats décédés de combat de rejoindre l’au-delà. Il est accompagné de ses amis d’enfance Lanz et Eunie. Mais un événement inattendu va les pousser à s’associer à Mio, passeuse d’âme d’Agnus, et ses comparses Taion et Sena. Le plus grand ennemi n’est pas forcément le camp d’en face…

La direction artistique intelligente, inspirée de l’animation japonaise comme pour le 1 et le 2, permet à la Switch de proposer des graphismes de très bonne qualité malgré sa puissance relative. Côté gameplay, le système de combat, d’auto-attaques, de combos et de fusions de personnages, mélange ce qui faisait le sel des autres jeux de la série. La bande originale fait elle partie des meilleures du genre.

Seuls bémols : les cinématiques sont parfois très longues et, si l’histoire ne vous plaît, elles peuvent être barbantes. Quant aux mécaniques du jeu, elles peuvent sembler parfois nébuleuses. Il faut prendre le temps de les maîtriser grâce aux tutoriels, heureusement excellents.

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