Guerre en Ukraine: la police russe fait une descente au domicile de Marina Ovsiannikova, la journaliste qui avait interrompu le journal télévisé

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La journaliste, qui a déjà écopé d’amendes à plusieurs reprises pour ses critiques sur l’armée russe et l’offensive en Ukraine, est désormais passible d’une lourde peine de prison.

La descente de la police s’explique peut-être par la dernière action de protestation en date de la journaliste lorsque cette dernière a brandi une pancarte à proximité du Kremlin, siège du pouvoir russe, sur laquelle on pouvait lire «Poutine est un assassin, ses soldats sont des fascistes».

Marina Ovsiannikova accuse régulièrement les autorités d’intimider les opposants à la guerre. Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine le 24 février, le gouvernement russe a en effet adopté plusieurs lois criminalisant les critiques de l’offensive en Ukraine.

La journaliste a acquis une notoriété mondiale mi-mars après avoir surgi, en plein journal, sur le plateau d’une chaîne de télévision pro-Kremlin pour laquelle elle travaillait. Lors de son intervention, elle portait une pancarte dénonçant l’offensive en Ukraine et la «propagande» des médias contrôlés par le pouvoir. Elle a ensuite démissionné et a vécu un temps à l’étranger.

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