Renaud, 34 ans, infecté par la variole du singe, est confiné chez lui depuis 3 semaines: «Je ne m’attendais pas à ce que ça soit aussi douloureux»

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Au 8 août 2022, un total de 546 cas confirmés de Monkeypox, mieux connu sous le nom de variole du singe, ont été signalés par les administrations/gouvernements régionaux en Belgique, a indiqué Sciensano, mardi, dans le cadre d’un point de la situation épidémiologique. Une première femme a été recensée parmi les personnes malades.

Renaud, un Belge de 34 ans, est confiné chez lui depuis trois semaines après avoir été testé positif. Au micro de nos confrères de la RTBF, il a expliqué ce qu’il vivait. « Je considère que je n’ai rien à cacher parce qu’il y a pas mal de discours qui en font une maladie honteuse. Je trouve que cela contribue à l’invisibilisation de cette maladie. ET je ne suis pas d’accord avec ça parce qu’on sait peu de choses en fait. Où en sont les vaccins ? Est-ce qu’on peut recontracter la maladie ? Je ne sais même pas combien de temps je peux être contagieux. Il y a tellement de choses qu’on ne sait pas. L’évolution de la maladie a vraiment été une espèce de plongée dans l’inconnu », témoigne Renaud.

Pour l’instant, 28 personnes ont été hospitalisées mais il n’y a eu aucune admission en soins intensifs ni de décès. En général, les symptômes sont marqués par des éruptions cutanées et un état grippal.

Renaud explique qu’il a contracté la variole du singe lors d’une relation sexuelle avec son partenaire. « Au tout début avant de me faire dépister, je me sentais mal. Quelques jours après, j’ai une fièvre qui m’est tombée dessus. J’ai l’impression de n’avoir jamais vécu une fièvre aussi importante. J’avais des sueurs nocturnes et je grelottais alors qu’on était en pleine vague de chaleur », explique-t-il.

Après la fièvre, Renaud a contracté « une éruption autour de la cuisse et du pubis ». « Ce sont des boutons qui cloquent et qui font très mal. Cela m’a empêché de marcher pendant quelques jours parce que le moindre frottement de ma peau contre ma peau faisait que j’avais l’impression d’avoir une plaie ouverte en permanence, nuit et jour », ajoute-t-il. « Ensuite, j’ai eu une éruption de boutons sur tout le corps mais ceux-là étaient moins pénibles. J’ai eu des crises de démangeaison », explique encore le Belge.

Heureusement, Renaud va mieux aujourd’hui. « J’arrive vers la fin de la variole du singe, donc ça va mieux aujourd’hui. J’ai encore des symptômes que j’ai du mal à identifier. Je ne m’attendais pas du tout à ce que ce soit aussi douloureux, aussi contraignant », conclut-il.

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