Megan Thee Stallion, la «bad girl» du rap qui n’a pas froid aux yeux (ni ailleurs)

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Première réflexion à l’écoute du nouvel album de Megan Thee Stallion : Dieu merci, elle chante en anglais. Ce qui signifie que vos ados ne vont pas forcément tout comprendre. Pas plus mal, car la jeune femme (26 ans) y va franchement : ça parle cru, ça parle cul. On ne vous fera pas l’inventaire, mais nos oreilles en ont pris un coup. Disons que le mot « pussy » revient très souvent dans des contextes très différents. Elle réussirait presque à nous faire rougir !

Megan Thee Stallion était présente à Liège cet été, aux Ardentes. Voici comment le festival l’a présentée : « la sulfureuse rappeuse texane est un personnage multifacettes, puissante et foncièrement déterminée à bousculer la suprématie machiste et patriarcale dans le rap avec des armes plus affûtées et provocantes encore que celles de ses homologues masculins ».

Deuxième réflexion : fidèle à sa réputation, ce disque envoie du lourd ! Pas de temps mort, un flow qui défonce tout. Megan Thee Stallion met les pieds dans le plat, ne prend pas de pincettes. En prise avec son époque (elle évoque la loi sur l’avortement aux USA, la dictature des réseaux sociaux), la Texane s’impose comme une voix forte. Certains titres sont plutôt dansants (« Her », « Budget »), d’autres plus sombres (« NDA », « Scary »), mais l’ensemble se tient et est franchement réussi. Megan Thee Stallion (plus de 31 millions d’auditeurs par mois sur Spotify) s’impose définitivement comme la « Bad Girl » du rap US.

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