Éléonore et Anthony sont totalement démunis: ils ont dépensé 46.000 euros pour des travaux mais…, «dans le vent!»

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Via Paris-Normandie

Éléonore et Anthony habitent Boos, une commune près de Rouen. Il y a un an, suite à l’arrivée de leur petit garçon, le couple décide d’agrandir leur maison avec une annexe. Pour ce faire, un contrat est passé avec la société Phénix, filiale du groupe Geoxia. « On s’est tourné vers Phénix évolution car notre maison, que nous avons achetée en 2014, est une Phénix. Il y a donc une structure métallique particulière qu’il faut connaître pour faire les travaux », explique le couple à Paris-Normandie.

Rapidement, les ouvriers constatent que la toiture doit également être refaite puisqu’il y a des fuites. Un contrat supplémentaire est conclu en septembre. Facture totale ? 78.055 euros pour un trou et une dalle de béton dans le jardin d’Éléonore et Anthony. Car depuis fin juin Phénix est en liquidation judiciaire.

Le couple, lui, a déjà versé 46.000 euros sur le budget total « de 78 055 euros. On a 20 000 euros d’apport et contracté un prêt de 59.000 euros ». Une somme qu’ils ne reverront probablement jamais. D’autant que tout s’est joué à une semaine près. « Le 17 avril encore, on a versé 30 % du montant de l’extension alors que l’entreprise a été placée en redressement judiciaire le 24 avril. »

Action collective

Dans le mail reçu par le couple, il est indiqué « les chances de désintéressement des créances chirographaires [les clients et les fournisseurs] sont malheureusement très faibles. Les créanciers prioritaires sont les salariés et l’État. » Ce qui donne peu d’espoir au couple, désormais dans une situation financière délicate : « on rembourse notre crédit dans le vent et notre apport est perdu. »

Une action groupée a, depuis, été lancée par une autre cliente lésée. « Le but est de récupérer de l’argent. » Engager la responsabilité des dirigeants ? Délit de banqueroute ? « Il y a plusieurs pistes à explorer », assure Eva Niang, l’iniatrice de ce mouvement collectif.

Dans tous les cas, Éléonore et Anthony Le Bervet doivent réaliser les travaux de toiture urgents. « Mais il faut trouver quelqu’un qui travaille sur une charpente métallique. Et depuis les devis réalisés l’an dernier, les prix ont augmenté. On aimerait aussi finir l’extension quitte à faire l’aménagement plus tard. Mais nous ne sommes pas sûrs de pouvoir faire tout ce qu’on voulait. » Des incertitudes qui devraient malheureusement demeurer un moment.

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