«The Dancer» va débarquer sur La Une: «J’avais peur de ne pas être à la hauteur»

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Isopix

Sara, vous semblez être la tête d’affiche de cette rentrée…

Je le vis comme une chance de la vie. La RTBF m’offre une confiance énorme et j’en suis très flattée. C’est le fruit de nombreuses années de travail et d’évolution. Je suis comme sur un nuage. Vous savez, dans une vie et dans une carrière, c’est magnifique d’enchaîner à ce point les projets. C’est à chaque fois une nouvelle façon de travailler. Et puis, j’aime les valeurs que « The Dancer » va transmettre, à savoir le partage, l’émotion et l’expression. La danse est présente partout en ce moment, même dans l’actualité. Je pense notamment à ces femmes qui ont dansé pour soutenir la Première ministre finlandaise, Sanna Marin.

Quelle a été votre réaction lorsque la RTBF vous a sollicitée pour présenter ce show ?

J’ai été agréablement surprise, même si c’est difficile de se sentir légitime pour un projet pareil. C’est une grosse production. J’avais beaucoup de craintes avant d’accepter. J’avais peur de ne pas être à la hauteur mais c’était le bon moment pour moi de me frotter à un programme comme celui-ci. Je vais travailler un maximum pour avoir un chouette résultat final. Je croise les doigts pour que tout se passe bien. Les tournages débutent à la fin du mois et la diffusion, j’ai hâte d’y être !

À quoi s’attendre concrètement ?

Le programme mettra en avant tous les talents de chez nous. « The Voice » le fait déjà avec la voix depuis plusieurs années, et il était temps de le faire avec la danse. L’objectif est de trouver le meilleur danseur ou groupe de danse. En Belgique francophone, il y a un vivier de danseurs talentueux. Certains s’exportent même au-delà des frontières pour danser avec les plus grandes stars ou pour épauler des acteurs qui doivent améliorer leur niveau pour les besoins d’un film. Il existe aussi un grand nombre d’écoles de danse dont on ne parle jamais. L’heure est venue de mettre tous ces talents en lumière !

Vous ne serez pas seule à l’animation du programme…

Je ne peux pas vous en dire plus, mais on sera plusieurs à présenter ce nouveau divertissement. L’objectif est de pouvoir donner la parole à tous les candidats, et de mettre en évidence de belles histoires.

Quelle place occupe la danse dans votre quotidien ?

J’ai toujours aimé danser. Plus jeune, j’ai même fait de la danse classique pendant huit ans. Ça m’a apporté un maintien et une certaine posture. Pour moi, la danse représente la fête et le partage. Quand on se rend quelque part, que ce soit un mariage ou un anniversaire, on finit toujours par danser. Ce sont des moments simples mais qui me sont très chers. Et puis danser, c’est aussi une manière d’assumer son corps.

Vous assumez le vôtre ?

Oui, mais il m’a fallu beaucoup de temps. On l’assume à 20 ans, mais quand la quarantaine arrive, tout change. (Rires) C’est grâce à l’amour et au regard des autres que j’ai pris davantage confiance en moi. Et puis, j’ai compris que le corps parfait n’existait pas. À 25 ans, je rêvais d’avoir celui de Charlotte Gainsbourg. Or, nous n’avons pas du tout la même corpulence. Et puis, l’image semble avoir un rôle important dans notre société. Avant, on se disait que pour être belle, il fallait être mince. Aujourd’hui, les mœurs commencent à changer, et heureusement. Il faut savoir s’assumer. Le principal est d’avoir un corps qui fonctionne.

Le jeu « Les Associés du week-end » ne reviendra pas. Comment expliquez-vous cet arrêt ?

La case était beaucoup plus difficile. Avec « Les Associés », ciblé sur la culture générale, on avait trouvé un vrai public. On était diffusé en semaine, après « On n’est pas des pigeons », et je trouvais ça très cohérent. On enregistrait une belle part de marché. Avec la version musicale, diffusée le week-end, on était face à des grosses productions comme « 50’ Inside » sur TF1. Ce n’était pas un flop au niveau des audiences mais ce n’est pas ce que le public attendait. Et puis, des raisons budgétaires entraient aussi en compte. Personnellement, je pense que je préférais la première version du jeu.

Envisagez-vous de délaisser la radio ?

Pas du tout, ça me manque énormément d’ailleurs. C’est mon média de cœur, et je l’ai toujours dit. Avec les autres animatrices des « Super Nanas », je pense qu’on s’est vraiment bien trouvées, tout comme avec Cyril Detaeye et Jérôme de Warzée dans le « 8/9 ». C’est à chaque fois une autre façon de travailler et j’aime évoluer en équipe. Cela dit, il est parfois important de casser le rythme. Je viens d’avoir sept semaines de break et j’en ai bien profité avec mes enfants. Je suis désormais reposée et en pleine forme !

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