En ce momentDiables RougesCoupe du monde 2022CTR AwardsStar AcademyPermis de conduire Accueil Actualités Fil info Actus en direct

Seul un plan global face à la crise énergétique permettra de traverser l’hiver

La crise énergétique actuelle ne pourra pas être résolue par une mesure unique, estime mardi la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), dont les membres sont frappés par des prix de l’énergie auxquels ils ne peuvent (plus) faire face.

Pour traverser l’hiver, la situation nécessite une approche « globale et cohérente combinant des mesures à court, moyen et long terme », insiste l’organisation patronale, qui a élaboré un plan complet, à la veille d’un comité de concertation consacré aux prix de l’énergie.

L’objectif des différentes mesures est de faire baisser le prix de l’énergie, de réduire les taxes, d’adapter les mécanismes de marché au niveau de l’UE et de diminuer la consommation énergétique.

Ainsi, à court terme, la FEB souhaite entre autres que l’on puisse négocier les prix du gaz, que ce soit en Belgique ou à un niveau européen. Elle voudrait également que le pays s’inspire de ce qui se fait en Espagne ou au Portugal, qui ont plafonné/subventionné les prix du gaz utilisé pour la production d’électricité avec l’accord de l’UE. Selon elle, leurs prix de l’électricité sont désormais bien inférieurs à ceux pratiqués dans le reste de l’Europe.

La fédération patronale plaide en outre pour une réduction des tarifs de transport et de distribution et de diverses surcharges. Les accises doivent, elles aussi, être réduites au minimum européen, estime-t-elle.

Il est par ailleurs « urgent » de mener une campagne concrète d’information et de sensibilisation à l’efficacité énergétique auprès des entreprises et des citoyens. De nombreux changements de comportement (même minimes) peuvent avoir un effet significatif sur la consommation d’énergie et les factures énergétiques, appuie la FEB.

Autre mesure proposée : les conditions d’application du régime de chômage temporaire doivent être adaptées en fonction des difficultés énergétiques rencontrées dans les entreprises.

Une révision des mécanismes des prix

À moyen terme, l’organisation patronale demande une révision du mécanisme des prix sur le marché de l’électricité, en collaboration avec la Commission européenne. Elle préconise aussi de s’appuyer sur la nouvelle plateforme énergétique de l’UE (initiative REPowerEU). Celle-ci permettra de réaliser des achats communs volontaires de gaz, de GNL et d’hydrogène en regroupant la demande, en optimisant l’utilisation des infrastructures et en coordonnant les contacts avec les fournisseurs, espère-t-elle.

Enfin, à long terme, la FEB est d’avis qu’il est « crucial » de disposer d’une vision du mix énergétique de demain. Ce mélange « doit tenir compte de la diversification des sources d’énergie, tout en sachant qu’il est important de garder toutes les options ouvertes et de faire preuve de neutralité technologique », détaille la fédération. Elle se garde cependant d’évoquer le maintien de davantage de centrales nucléaires que celles de Doel 4 et Tihange 3, qui ont vu leur durée de vie prolongée jusqu’à l’horizon 2036.

« Si le comité de concertation ne se concentre pas sur l’impact de la crise énergétique sur nos entreprises, il manquera complètement son objectif », prévient d’ores et déjà Pieter Timmermans, CEO de la FEB. « Non seulement l’avenir de notre tissu économique sera hypothéqué, mais le pouvoir d’achat des travailleurs sera également mis à mal », s’inquiète-t-il.

« L’heure est grave pour de nombreuses entreprises », conclut-il.

Abonnement La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Province, Nord Eclair et La Capitale

Aussi en Fil info

Voir plus d'articles