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On n’est pas des pigeons: «On voulait apporter un nouveau souffle au programme»

Dès ce lundi soir sur La Une, Fanny Jandrain fait sa rentrée aux commandes d’« On n’est pas des pigeons » aux côtés de Thibaut Roland. Elle se confie sur les nouveautés du programme

Fanny, comment se sont déroulées vos vacances ?

Merveilleusement bien. J’ai profité de l’été en famille, avec mes parents, mes sœurs et les enfants. C’était chouette. Nous sommes partis à la mer du Nord car ma belle-sœur est enceinte. Comme elle devait accoucher au mois d’août, on a préféré rester en Belgique et se réunir tous ensemble.

« On n’est pas des pigeons » revient dès ce soir. Que représente cette rentrée pour vous ?

On a repris l’antenne au mois de mars, en remplacement de Benjamin Maréchal. Il avait une personnalité très forte. Avec Thibaut, on arrivait un peu dans ses chaussures. On voulait apporter un souffle nouveau dès la rentrée. Que les téléspectateurs se rassurent, l’émission ne changera pas fondamentalement. Notre but est de rester au cœur de la consommation et du pouvoir d’achat. Avec la hausse de l’énergie et des prix, il est clair que les consommateurs auront besoin de nous. On veut leur faire gagner de l’argent, mais on veut surtout les aider à ne pas en perdre. On veut aussi dénoncer les arnaques.

Quelles sont les nouveautés de cette saison ?

On aura droit à un tout nouveau plateau. La première partie de l’émission sera consacrée à l’actualité chaude avec un invité qui dénoncera des problématiques. Ensuite, des invités se retrouveront face à face afin de débattre sur une thématique bien précise. On veut donner la parole à des gens qui ont des points de vue et des choses pertinentes à dire. On aura notamment des chroniqueurs qui nous parleront d’écologie ou de féminité. Par exemple, ce n’est pas normal qu’un rasoir féminin coûte plus cher qu’un rasoir masculin. On veut s’adresser à tout le monde avec cette spontanéité qui nous est propre. La troisième partie de l’émission sera consacrée à des tests d’objets en tout genre. Un QR Code sera également visible à l’écran pour que les téléspectateurs puissent réagir en temps réel.

Avec Thibaut, vous semblez avoir trouvé votre rythme de croisière…

Je pense qu’on l’a tout de suite trouvé. Le fait qu’on soit en duo est une force. Thibaut apporte le côté sérieux de l’émission, tandis que moi, je serai plutôt dans la spontanéité et la légèreté. On a toujours travaillé ensemble, on s’entend vraiment très bien. Vous savez, ce n’est pas si simple de défendre un programme en duo, mais la magie a tout de suite opéré entre nous. Plus on va travailler ensemble, plus on va s’améliorer.

Le manque de Benjamin Maréchal se fait-il ressentir ?

Humainement, oui. Quand un copain s’en va, ce n’est jamais agréable. Les longues discussions qu’on pouvait avoir dans le bureau, ça nous manque à tous, évidemment. Il a fallu trouver un équilibre sans lui.

Vous êtes récemment parti à la rencontre des téléspectateurs à Liège, Charleroi et Tournai.

Tout à fait. C’était important pour nous de rencontrer le public pour qui on travaille chaque jour. On a rencontré des gens qui avaient des choses à dire et des litiges à régler. Certains sont simplement venus pour nous saluer et prendre une photo avec nous. Je me rappelle notamment d’une dame charmante qui a perdu son mari et son fils en moins de deux ans. Elle nous a remerciés de l’accompagner chaque jour à la télé et à la radio. Grâce à ce genre de témoignage, je réalise que je ne fais pas ce métier pour rien.

Avez-vous le sentiment d’être privilégiée ?

Comme tous les consommateurs, j’ai des factures à payer à la fin du mois. J’ai trois enfants à gérer. On a tous ses petits soucis du quotidien. Grâce à mon travail, je suis certainement plus vigilante sur certaines choses. Cela dit, je ne me suis jamais sentie différente parce que j’étais médiatisée. Je fais un métier comme un autre, même si mes filles sont parfois surprises quand quelqu’un me demande de faire une photo ou de signer un autographe. Je fais partie de la vie des gens, je me dois d’être disponible.

Encourageriez-vous vos filles à évoluer dans le monde de la télé ?

Je veux les pousser à choisir le chemin qu’elles désirent. Si c’est le même que papa et maman, je serai là pour les soutenir. Il est vrai que mes trois filles sont attirées par le monde de la télé. Elles trouvent ça fascinant. Elles veulent même parfois concevoir une émission avec leur papa qui est réalisateur et producteur. Cela dit, une de mes filles veut aussi devenir juge comme sa grand-mère car elle déteste l’injustice. Une autre aimerait devenir comédienne et qu’on l’applaudisse sur scène. Moi, quand j’étais petite, je voulais devenir militaire de carrière et je suis finalement devenue animatrice télé.

Vous vous voyez faire ce métier pendant encore 10 ans ?

Oui. Tant que je m’amuse, je continue. Le jour où je n’aurais plus cette place, c’est qu’il sera temps que je m’essaie à autre chose. Pour l’instant, je suis toujours aussi passionnée et épanouie.

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