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Harry Styles enflamme la Mostra

Faites place au Prince Harry Styles ! Venu présenter le film « Don’t Worry Darling » à la Mostra, la superstar a déclenché une pluie de cris stridents rarement égalée sous le soleil vénitien.

C’est le film le plus attendu de la rentrée ! Avec son casting plus glam que glam (Harry Styles, Chris Pine, Florence Pugh) et son beau lot de ragots de tournage (liaison entre Styles et la réalisatrice Olivia Wilde, hésitation de l’actrice principale de participer à la promotion du film), « Don’t Worry Darling » a déjà fait couler beaucoup d’encre. Présenté hier soir dans une ambiance électrique, le film divise déjà les foules… Mais pas au point de perturber l’ancien chanteur de « One Direction », visiblement ravi d’entamer un nouveau chapitre dans sa carrière déjà phénoménale.

Bonjour Harry ! Vous jouez un jeune époux plongé dans une société « idéale » mimant les États-Unis des années soixante, avec son lot de rôles sexistes. Comment avez-vous appréhendé ce tournage ?

Je pense que c’est amusant de jouer dans un monde supposément parfait mais qui n’existe pas. En tant que comédiens, on a eu de la chance que cet univers et ses décors soit construit avec tant de crédibilité pour nous par Olivia (Wilde, la réalisatrice, Ndlr). On ne devait presque pas jouer nos rôles finalement, tout était parfaitement calibré pour plonger dedans tête baissée. C’était prenant mais aussi très amusant, comme quand on monte sur une auto tamponneuse sans vraiment savoir où on va.

Ce monde artificiel présenté dans le film s’attache au passé, mais il évoque notre présent…

C’est vrai. D’une certaine façon, on vit tous dans notre propre version d’une bulle protégée. On ignore sciemment les conséquences de nos actes, et le film demande jusqu’où il faut en arriver pour que quelqu’un se réveille. Car dans cet univers vintage, cadré et artificiel, il n’y a justement pas de conséquences à nos actes. L’idée du film est de montrer à quel point ça peut dégénérer.

Le monde du cinéma vous ouvre ses portes. Est-ce similaire à votre expérience de la scène musicale ?

Pour moi, ce sont deux métiers opposés. Quand je fais de la musique, c’est toujours très personnel. Alors qu’au cinéma je joue quelqu’un d’autre, je me glisse dans un costume pour voir le monde sous un nouvel angle. Bien entendu, j’ai puisé dans mon intimité pour certains aspects du job, mais j’avais surtout l’impression d’être en roue libre dans un cadre tenu par Olivia. C’est amusant d’avoir le sentiment de ne pas tout savoir. J’adore les surprises (rires) !

Vous êtes connu pour travailler énormément. Comment comptez-vous combiner votre travail musical avec cette nouvelle voie ?

Merci pour le compliment ! J’aime les deux et je suis curieux de voir comment ils vont se répondre. En règle générale, je me sens chanceux de pouvoir travailler en faisant quelque chose qui me plaît. Et avoir le droit d’explorer au-delà de ce qui m’a rendu célèbre est un privilège encore plus fou. Mais j’essaie de ne pas trop me plonger dans le futur et d’avancer au jour le jour. Tout ça ne fait que commencer, et on verra le résultat ensemble (rires) !

Une grande partie de votre succès est due aux réseaux sociaux, tout comme certains de vos tracas médiatiques. Quel regard posez-vous sur cet outil ?

Je pense qu’on a la communauté qu’on crée. C’est quoi finalement une communauté ? On est tous d’accord pour dire que les gens dont on s’entoure, comme la famille ou les amis, comptent plus que les réseaux sociaux. Et oui, ils ont beaucoup d’effets négatifs… Mais je pense qu’on se perd si on oublie le positif. Ce film montre bien qu’il faut arrêter de chercher des réponses toutes faites dans la vie, et apprendre à croire en son jugement individuel dans l’instant présent.

L’une de vos fans a fait sensation hier soir devant le tapis rouge avec sa pancarte annonçant : « Tu es ma seule raison de vivre » ! Comment réagir quand on compte autant pour tant de monde ?

Je suis très reconnaissant envers les gens qui m’ont soutenu, et les fans ont une place essentielle dans ce groupe. Ils m’ont toujours donné un espace où j’ai le droit d’être moi-même, de changer de style de musique par exemple, et maintenant de me lancer comme acteur. C’est à eux que je dois tout ça. Si je peux leur rendre un sentiment similaire, tant mieux, mais leur générosité m’impressionnera encore. D’ailleurs, pourriez-vous remettre mon bonjour à cette jeune femme pour moi s’il vous plaît ?

Propos recueillis par Stanislas Ide au Festival de Venise

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