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Richard Gotainer est à Namur: «Mes premières fois en Belgique»

Véritable gourmet de la langue française, Richard Gotainer va régaler les Namurois, ce jeudi et ce vendredi.

On sait pas la Java. Le Cha-cha, connaît pas. Quand on fait le Mambo on s’emmêle les nougats. Le « Sampa » c’est sympa. Peut-être que Richard Gotainer citera ces quelques phrases qui ont bercé l’adolescence de pas mal de quinquas. Le nom de cet artiste à l’incroyable talent, publicitaire de génie, ne dit sans doute rien aux plus jeunes. Bien que le visage de notre collègue, elle affiche vingt ans et quelques de moins que nous au compteur de la vie, s’est réveillé quand nous lui avons fait écouter le début de cette chanson.

Il est impossible d’énumérer toute l’œuvre du Parisien qui vit, la plupart du temps, dans sa seconde résidence de Cérilly (Allier ). Des titres improbables qui ont fait tilt dans les oreilles des gens pendant les années 80. « Le Mambo du décalco » dont le clip a été tourné en Belgique, « Femmes à lunettes », « Chipie », le « Youki »… puis, surtout, le volet publicités avec des clips décalés et avant-gardistes. Avec des slogans qui résonnent encore aujourd’hui dans nos têtes. « Buvez éliminez » qui vous invitait à boire de la Vittel, « On se lève tous pour Danette ! », « Tu baguenaudes dans les pâturages », vantant la Belle des Champs en 1980.

Arrêtons la brosse à reluire, nous n’aurons pas assez avec ces 3.160 signes que nous consacrons à sa venue à Namur. Pendant deux jours, il va raviver ses textes dans « la Nef » de l’église Notre-Dame d’Harscamp. Aujourd’hui, il restait quelques places pour le spectacle de ce jeudi soir. Pas pour celui de vendredi.

Richard Gotainer vient à peine d’arriver quand nous l’appelons. « J’arrive de Paris, la veille au cas où il y aurait des détails à régler ». La salle peut contenir 240 personnes. Avant le spectacle, il y a moyen de manger. Ensuite, ce seront les mots que les spectateurs dégusteront. Avec, pour seul accompagnement, le son de la guitare de l’ami de l’artiste, Brice Delage. « Il ne m’accompagne pas, il illustre, il décore, il enrubanne les textes », précise le chanteur qui ne chantera donc pas. « C’est comme si j’avais un nouveau jouet que j’étrenne, que je rôde ». Au risque de frustrer les spectateurs ? « Pourquoi pas ? Il faut venir voir le spectacle pour vous en rendre compte mais je n’ai jamais eu quelqu’un qui venait me dire, après le spectacle, qu’il était frustré ».

Après Namur, il aura l’occasion de ramener sa phrase pendant trois mois à Paris, du 30 septembre au 31 décembre, au « Lucernaire ».

« J’aime les Belges »

En attendant, il se plaît à découvrir Namur. « J’adore la Belgique et les Belges. Cela fait 45 ans que j’y viens régulièrement. J’y ai souvent fait mes premières fois, comme mon premier clip ou certains de mes spectacles. J’avais fait un podium à Namur mais je n’avais pas pu la visiter. Là, en arrivant avec ma voiture, je m’aperçois que la ville est magnifique, avec ses murs en briques. Je me plais à venir chez vous, à manger les tomates crevettes et les waterzoois. Le Belge est à l’écoute de deux cultures : l’Anglo-Saxonne et la Française. Puis, il y a les belgicismes. Et j’aime répondre aux questions des journalistes qui viennent pour vous, pas pour eux ».

Ce Richard Gotainer est décidément un mec bien…

Pierre Nizet

https ://www.lanef.be/event/gotainer-ramene-sa-phrase

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