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«Les Combattantes», sur La Une: «Je ne sais plus ce que veut dire le mot féministe»

Aux côtés d’Audrey Fleurot, Camille Lou et Julie de Bona, Sofia Essaïdi est l’affiche de la nouvelle série-événement « Les Combattantes », à découvrir dès ce mardi soir sur La Une.

Sofia, pourquoi avez-vous accepté de participer à ce projet ?

J’ai aimé le fait que ce soit une série d’époque. Je voulais en faire une depuis longtemps. Comme on parle du destin de quatre femmes pendant la Première Guerre mondiale, le sujet me tenait beaucoup à cœur. C’est une histoire importante dans le parcours de l’émancipation des femmes, et je remarque qu’elle n’est pas beaucoup abordée dans les films. Dès la première lecture du scénario, j’ai aimé le personnage de Caroline Dewitt. J’ai tout de suite vu ce que je pouvais en faire et ce que je pouvais lui amener de moi. Et puis, j’ai eu confiance en Alexandre Laurent, le réalisateur, que je connaissais grâce au « Bazar de La Charité » et en Iris Bucher, la productrice, avec qui j’avais déjà travaillé. Je savais à quel point ils étaient très minutieux, comme moi.

Comment définiriez-vous Caroline Dewitt ?

C’est assez troublant de se sentir si proche d’une femme qui n’existe pas. Pour moi, Caroline existe réellement. Je l’ai beaucoup aimée. À tel point que j’ai eu du mal à la quitter à la fin du tournage. J’ai aimé chaque trait de sa personnalité, ses blessures et la force qu’elle est parvenue à déployer pour se révéler à elle-même. En tant qu’actrice, ça a été extraordinaire de traverser ce grand parcours émotionnel. Je me retrouve beaucoup en elle.

Êtes-vous féministe ?

Je ne sais plus vraiment ce que veut dire le mot féministe. Pour moi, le féminisme, c’est l’égalité entre les hommes et les femmes. Dans cette série, on ne parle pas que des femmes. Derrière chaque rôle féminin, un homme possède une grande importance.

Vous semblez très soudée aux autres actrices…

On s’est tout de suite bien entendues, mais on aurait aimé se voir davantage sur le tournage. Comme nos personnages n’ont pas le même destin, nous n’avions pas eu beaucoup de scènes ensemble. Et puis, on a chacune nos vies, on a parfois du mal à se voir, mais on s’envoie régulièrement des messages. Vous savez, un film, ça crée des liens très forts. En tournage, on est comme dans une bulle. On se sent ailleurs et les émotions se décuplent.

La « Star Academy » fera bientôt son grand retour…

Je suis curieuse de voir ce que ça va donner. C’est grâce à ce programme que ma carrière a débuté. Si d’autres jeunes aspirent à devenir artiste, c’est génial.

Avez-vous été sollicitée par la production pour y avoir un rôle ?

Oui, mais j’ai préféré décliner la proposition. J’ai la sensation d’être partie sur un autre chemin. Et puis, comme j’enchaîne les tournages, je n’ai pas beaucoup de temps. Je n’aurais pas pu libérer assez de temps. Je vais tout de même suivre la saison de prêt. Ils savent que je ne suis pas loin, je viendrai certainement saluer les élèves sur l’un des primes.

Peut-on espérer une saison 2 pour « La Promesse » ?

Je ne suis pas certaine qu’une suite verra le jour. On est toujours en discussion. On a envie de faire les choses bien. Je ne veux pas faire une suite qui n’est pas à la hauteur de la première saison. Je pense qu’on ne le fera uniquement si on parvient à avoir des intrigues aussi fortes.

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