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Trafic de drogue: les maïeurs de la zone de Bruxelles Ouest critiquent A.Verlinden

Les bourgmestres de la zone de police de Bruxelles Ouest ont vivement critiqué mercredi l’approche de la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden (CD&V).

Cette approche consiste, selon eux, à mettre fin au plan Canal, et dans le même temps à les charger de responsabilités supplémentaires sans moyens complémentaires.

Les bourgmestres de la zone de police de Bruxelles Ouest (Ganshoren, Jette, Koekelberg, Molenbeek) se sont réunis mercredi autour de l’approche de la drogue dans les deux zones de police alors que la ministre présentait à la Chambre le « Stroomplan XXL » visant à lutter contre la criminalité liée aux stupéfiants à Anvers.

Selon eux, les zones de la périphérie et de Bruxelles fonctionnent comme des vases communicants sur le plan de la criminalité. Ils constatent que la violence en lien avec le trafic des stupéfiants est en augmentation importante. Par ailleurs, « la poursuite, voire l’apparition de nouvelles menaces autour du radicalisme violent mettent les structures actuelles au défi », ont-ils jugé dans une communication commune.

Réactions

« Nous pointons l’imposture des choix de la ministre. Ils sont guidés par l’idéologie et non par un souci d’efficacité », a commenté la bourgmestre de Molenbeek Saint-Jean, Catherine Moureaux (PS).

« Nous demandons un renfort structurel policier et non de nouveaux processus ou l’implémentation d’une nouvelle réforme qui détournerait notre énergie sans surcroît d’efficacité », a souligné pour sa part le bourgmestre de Berchem-Sainte-Agathe, Christian Lamouline (Les Engagés), qui préside actuellement la zone de police de Bruxelles ouest.

« Nous n’avons pas besoin de nouvelles prérogatives non liées à notre rôle au sein de l’Etat de droit. Nous exigeons par contre le respect des lois qui devraient nous permettre d’obtenir du soutien fédéral », a renchéri le bourgmestre de Vilvorde, Hans Bonte.

La ministre de l’Intérieur a obtenu vendredi dernier le feu vert du comité ministériel restreint à son avant-projet de loi visant à donner davantage de pouvoirs aux communes dans la lutte contre le crime organisé

L’objectif est de donner aux autorités locales plus de latitude pour prendre des mesures administratives préventives, par exemple à l’encontre de commerces ou d’entreprises utilisées comme couverture pour blanchir de l’argent issu d’activités criminelles (trafic de drogue, etc.).

Dans les grandes lignes, il s’agit de permettre aux administrations locales de réaliser des « enquêtes d’intégrité » dans certains secteurs, sur base desquelles le pouvoir communal peut octroyer, refuser, suspendre ou retirer un permis de tenir un commerce (ou établissement horeca). La commune aurait donc le pouvoir d’empêcher l’ouverture d’un salon de massage, magasin ou autre, après avoir estimé qu’il y a un sérieux risque qu’il soit lié à une activité illégale ou serve à blanchir des revenus de crimes antérieurs.

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