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La Commission europréenne propose de réguler la cybersécurité des objets connectés

La Commission européenne a présenté jeudi une proposition législative pour réguler dans l’UE les caractéristiques de cybersécurité des objets connectés. Le texte doit encore être discuté par les Etats membres et par les élus du Parlement européen, mais la Commission y voit déjà le potentiel d’en faire une «référence internationale» dans la régulation des produits numériques et la prévention des cyberattaques.

Frigos connectés, caméras de vidéosurveillance, smartphones, jouets intelligents, et tout objet connecté numériquement à un réseau ou à d’autres appareils, devraient être soumis à ces nouvelles règles. «Elles combleront un vide important dans notre cadre légal actuel, dont le coût est gigantesque», a indiqué en conférence de presse le commissaire Margaritis Schinas, responsable du texte avec le Français Thierry Breton. Le Centre commun de recherche de la Commission avait fait état en 2020 de projections établissant le coût annuel global de la cybercriminalité à 5.500 milliards d’euros, et les objets connectés semblent une porte d’entrée pour les cyberattaques, justifie la Commission.

«Cela devient plus urgent que jamais, comme on approche cette ère de l’internet des objets, dans laquelle chacun de nous sera presque en permanence interconnecté avec des appareils et autres», ajoute Margaritis Schinas.

La proposition de nouvel acte «sur la cyber-résilience», selon son nom officiel, exige des fabricants de tenir compte d’exigences de base pour leurs produits connectés, et de mettre à disposition des clients des informations sur les aspects de cybersécurité de l’objet vendu (entre autres ses vulnérabilités et les incidents connus). Le respect de ces exigences serait intégré au marquage «CE». Pendant une certaine période, le fabricant ou développeur de logiciel du produit serait obligé de fournir d’éventuelles mises à jour et une assistance en termes de sécurité.

Les Etats membres devront désigner une autorité de surveillance du marché, qui aura la possibilité d’infliger des amendes en cas de non-respect ou d’exiger par exemple un retrait du produit.

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