«Attraction», la nouvelle série belge qui mise sur de grands noms

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Événement parmi le flot important de projections – de premier cru – de cette édition du Festival de la fiction télé de La Rochelle : la diffusion du 1er épisode de la nouvelle série belge « ertébéenne » « Attraction ». Sur le papier, un « thriller domestique », coécrit par une reine du genre littéraire, la Belge Barbara Abel. Au casting, entre autres, notre compatriote Laura Sepul, de plus en en plus demandée, et l’acteur français que toutes les fictions s’arrachent, Lannick Gautry (le récent « Vise le cœur », « Le tueur du lac », « Bronx » au cinéma…). Une promesse de fiction réussie donc qui, sur écran, est tenue. Mais c’est le très cool et séduisant Lannick qui en parle le mieux.

Comment êtes-vous arrivé dans « Attraction » ? On a plus l’habitude de découvrir des acteurs belges dans les séries « maison » de la RTBF…

J’ai reçu le scénario et j’ai adoré. Parce que j’aime ce genre de structures narratives, je suis un fan de « Columbo » où le spectateur a toujours un coup d’avance. Et ensuite, parce qu’il y a ce personnage, un genre de type qu’on ne m’a jamais demandé de jouer.

Un personnage, père de famille, très ambivalent. On a envie de lui donner le bon dieu sans confession et en même temps on sent qu’il cache une face bien plus sombre…

Tant mieux si tu ressens ça, c’est que c’est réussi ! C’est ça qui m’intéressait chez lui. C’est comme quand tu vois à la télé, dans les faits divers, un mec qui a tué sa famille mais ses voisins disent toujours « on n’aurait jamais cru ça ! ». Tenter de faire ça ici, c’était un peu un défi pour moi, de rendre ce personnage à la fois attachant et inquiétant.

On a l’impression que vous jouez de plus en plus les salauds, après avoir pas mal joué les flics…

C’est vrai… Cette année, on me l’a fait remarquer. Je me dis que peut-être je suis plus inquiétant en vieillissant ! (sourire) J’essaie aussi de ne pas faire que ça. Quelle que soit la profession, je pense qu’on a tous envie de faire des choses différentes. Mon principe c’est d’aller là où je ne suis jamais allé.

Vous avez l’habitude des fictions françaises. Vous avez senti que vous tourniez une série belge ?

Non, ce n’est pas important ça. Que ce soit en Belgique, en France, une grosse production ou pas, ça reste toujours un décor, une caméra et du texte. Il n’y a pas de snobisme à avoir ou de différence à faire. Ça reviendrait à faire la même différence qu’on fait souvent entre le cinéma et la télé et moi j’ai toujours été un peu écœuré par ce snobisme-là. J’ai envie de multiplier les expériences. Et ça ne me dérange pas non plus de faire un plus petit rôle ou des apparitions si le projet est bien.

Vous enchaînez depuis plusieurs années les premiers rôles, à la télé mais sans manquer le cinéma (notamment « Bronx » dernièrement). Comment expliquez-vous que vous soyez autant « bankable » ?

Je tourne beaucoup, effectivement. Mais je profite. Je me suis toujours dit : ‘je ne sais pas pourquoi je travaille plus que certains, parce que je n’ai pas plus de talent et il y a des gens formidables qui ne travaillent pas, malheureusement. Et quand je travaillerai moi, je ne saurai pas non plus pourquoi !’ (rires) Donc je profite maintenant, et peut-être qu’un jour les gens se lasseront. C’est la règle du jeu.

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