Scène désolante dans un magasin de Lidl: «Ce n’est pas du vandalisme, c’est la défense du caractère flamand» (vidéo)

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Jef Elbers n’est pas un inconnu au nord du pays. Après avoir grandi à Bruxelles, le septuagénaire vit depuis 1993 à Knokke-Heist. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a une dent contre les Wallons. Militant flamand, il a présidé pendant un court laps de temps la branche locale du Vlaams Belang en s’opposant fermement à la « francisation » de la commune côtière.

Avec des prises de position très controversées, difficile de dépeindre un portrait très flatteur de Jef Elbers. D’autant que l’homme s’est une nouvelle fois remarqué (négativement) cette semaine dans un Lidl de Knokke-Heist. L’homme est entré dans le magasin en criant et s’en prenant à un présentoir de café. La raison de sa colère ? Des publicités en français. « Je prends cette mesure parce que j’ai informé Lidl à trois reprises qu’ils n’étaient pas autorisés à mettre des publicités en français. Ils ne comprennent pas, alors je fais ça », explique-t-il avant de taguer le présentoir.

Et lorsqu’un membre du personnel intervient pour tenter de calmer Jef Elbers, celui-ci s’emporte encore plus. « Non, non, tu ne me touches pas », crie-t-il avant de jeter le présentoir par terre. « Ce n’est pas du vandalisme, c’est la défense du caractère flamand de Knokke-Heist », se défend-il. « J’en ai marre. J’ai vu la francisation de Bruxelles, Halle et Zaventem. C’est pourquoi je suis venu vivre à Knokke-Heist. Je ne veux pas que ça commence ici aussi », ajoute-t-il.

Ne parvenant pas à faire sortir le « client » remonté, les employés ont attendu l’intervention de la police qui a réussi à le faire partir. « La vidéo sur les réseaux sociaux montre les faits. Nous avons préparé les procès-verbaux nécessaires. Il n’a jamais été question d’agression physique », explique au Laatste Nieuws un agent.

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