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SC Charleroi: l’Europe va se pencher sur le dossier Lassana Diarra

Le transfert avorté de Lassana Diarra au Sporting de Charleroi en 2014 est toujours devant les tribunaux.

L’Europe, encore : la cour d’appel de Mons a décidé de se tourner vers la cour de Justice de l’Union européenne afin de lui poser une question préjudicielle dans le dossier opposant l’ancien joueur Lassana Diarra (Chelsea, Arsenal, Real, PSG) à la FIFA et la RBFA. Le Français avait signé, à l’été 2013, un contrat de 4 ans avec le Lokomotiv Moscou. Le club avait cependant diminué le salaire du joueur suite à une baisse de ses performances, et celui-ci avait décidé, en septembre 2014, de mettre un terme à son contrat. Les Moscovites lui avaient alors réclamé 20 millions d’euros, et le milieu de terrain avait peiné à retrouver un club, ceux qui étaient intéressés craignant des sanctions sportives et une condamnation solidaire -ce que le règlement du statut et du transfert des joueurs prévoit.

6M € de manque à gagner

Le Sporting de Charleroi était le seul à s’être montré preneur, mais à deux conditions : Lassana Diarra devait être qualifié pour jouer et le club ne pouvait être solidaire d’une quelconque indemnité. Les conseils du joueur et du Sporting s’étaient tournés vers la FIFA et l’Union belge pour s’en assurer, mais les deux instances leur avaient répondu que le joueur ne pourrait être enregistré qu’une fois le certificat international de transfert émis par son ancien club.

La chambre de résolution des litiges de la FIFA avait conclu le litige en imposant à Lassana Diarra de payer 10,5 millions au Lokomotiv ; dans l’élan, il signait à Marseille. Il avait ensuite saisi le tribunal du commerce du Hainaut en attaquant la FIFA et la RBFA, chiffrant son manque à gagner, avec ce non-engagement à Charleroi qui aurait pu, selon ses conseils Maîtres Dupont et Hissel, « le remettre en selle », à 6 millions.

Il avait remporté l’affaire en première instance en 2017, le tribunal du commerce estimant que la fédération avait violé le droit européen sur la libre circulation des travailleurs. La cour d’appel de Mons n’est pas aussi catégorique mais elle va dans le même sens : avant de trancher, elle demande, dans son arrêt tout juste rendu, que la cour de Justice se penche sur la question. Notons que des questions préjudicielles sont déjà pendantes sur les règles de la FIFA et/ou de l’UEFA et leurs compétences au regard du droit européen, et ce avec le même duo d’avocats, dans les dossiers Refaelov/RAFC (règle des joueurs formés localement) et de la Super League.

Sudinfo

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