Christophe Dechavanne va présenter «Les Orages de la vie»: «J’ai été surpris»

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Avez-vous été surpris par la proposition de RTL ?

Quand vous pensez que les choses sont carrément figées et qu’on vous appelle pour animer une émission avec du fond, de l’humeur et de l’amour, vous ne pouvez pas refuser. J’ai été surpris, mais content.

Aviez-vous déjà entendu parler des « Orages de la vie » ?

Je ne connaissais pas le programme. Quand on me l’a proposé, j’y suis allé avec un peu d’appréhension. On m’avait parlé du concept et ça avait l’air d’être quelque chose de particulier où on peut facilement tomber dans le pathos. Je n’ai pas voulu regarder ce qui avait déjà été fait pour ne pas être influencé. J’ai demandé à des proches de regarder pour moi et ils m’ont directement dit que ce programme était fait pour moi. Je leur ai fait confiance. Je suis venu un peu à l’aveugle et j’ai fait mon truc.

Quel est votre ressenti après avoir tourné les premiers numéros ?

C’est formidable. On raconte des drames. Le premier numéro reviendra sur l’histoire de Mallory Gabsi, ex-candidat belge de « Top Chef » qui a perdu un œil suite à un bizutage et d’Ilyas, un « enfant de la lune ». Sa maladie génétique l’empêche d’être exposé aux ultraviolets et ne peut donc sortir de chez lui qu’équipé d’un scaphandre qui le protège des rayons du soleil. Je suis un mec sensible et de ce fait, je suis très touché par tous ces gens que je rencontre. Ils vous donnent une leçon de vie et d’espoir. Il m’est arrivé d’aller me cacher pour pleurer dans mon coin. C’est très touchant de voir ces gens innocents, puis victimes. Je sors correctement de ces rencontres, mais ça ne m’empêche pas de réfléchir. Quand je rentre chez moi, je me dis que je ne vais pas râler parce qu’il y a une assiette de travers.

Vous n’aviez jamais fait ça avant ?

Non, mais, à l’époque, dans « Ciel mon mardi » sur TF1, je recevais, par exemple, des Africaines pour parler de l’excision. On évoquait des sujets durs en gardant mon ton et en restant moi-même.

Pourriez-vous accueillir des gens que vous connaissez dans les « Orages de la vie » ?

Ça pourrait être plus délicat. J’ai essayé avec une personne, une grosse vedette, mais elle n’a pas désiré faire état de ses orages publiquement. À partir du moment où ça peut montrer à d’autres un certain chemin d’obstination, de courage ou de résilience, je le ferai avec plaisir. C’est probablement plus facile avec des gens que je ne connais pas, mais je le ferai quand même.

À quelques jours du lancement de l’émission, êtes-vous confiant ?

Je ressors des tournages avec le sentiment d’avoir fait quelque chose de plutôt pas mal. Cette émission fonctionnait bien avant et il n’y a donc aucune raison que cela ne soit plus le cas.

Vous aviez très envie de venir travailler en Belgique ?

Non, pas nécessairement, mais j’adore être en Belgique. Je me suis toujours dit que si je devais un jour vivre dans un pays d’Europe, ce serait la Belgique et sans doute Bruxelles. Je me suis toujours éclaté chez vous. Les Belges sont bien élevés, sympathiques et bienveillants. Pour ne rien vous cacher, pendant que je tournais, je me suis renseigné pour prendre une location.

L’animation de jeux télé, c’est fini ?

Il ne faut jamais dire jamais, mais a priori, il n’y a aucune raison pour que je retourne aux jeux à moins de tomber sur un jeu de dingue qui fait marcher le cerveau. J’ai été très content d’animer la « Roue de la fortune » et une « Famille en or » pendant toutes ces années. Je me suis amusé comme un fou.

En parallèle des « Orages de la vie », sur RTL-TVI, on va vous retrouver également comme invité permanent dans « Quelle époque ! », la nouvelle émission présentée par Léa Salamé sur France 2…

Je suis très enthousiaste à l’idée de redémarrer une nouvelle aventure à bientôt 65 ans. C’est quelque chose que je n’ai jamais fait. Ce n’est pas moi le boss de l’émission. Je suis numéro deux. C’est l’inconnu qui est excitant, mais il va falloir que j’assure. Je reviens dans une émission de société où il y a des hommes politiques, des acteurs et des écrivains. J’espère bien foutre un peu le bordel ! La production m’a dit que j’étais libre de dire ce que je voulais. Je vais être ce que je suis et les gens vont vite s’apercevoir que je suis un vrai casse-pieds dans la vie.

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