Gare de Mons: «Une telle manière de travailler ne peut plus jamais se reproduire», avertit le ministre de la Mobilité Georges Gilkinet

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Il était interrogé jeudi en séance plénière de la Chambre par Catherine Fonck (Les Engagés) et Nicolas Parent (Ecolo) à la suite d’un article publié dans Le Soir mercredi, évoquant un rapport de la Cour des comptes.

Si les actes matériels posés ont été conformes à la législation sur les marchés publics, la Cour estime en revanche que le principe d’égalité entre les candidats n’a pas été assuré. La Cour des comptes a ainsi épinglé la désignation du bureau de l’architecte Santiago Calatrava.

Le ministre a indiqué attendre toujours le rapport final, assurant n’avoir reçu qu’un premier projet. « Pour ce qui est du passé, je ne peux que renvoyer vers la responsabilité politique de celles et ceux qui étaient à la manœuvre lors du lancement du projet en 2004 et durant les périodes d’exécution étudiées par la Cour des comptes », a-t-il dit.

« Par contre, il me revient de prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’éviter que de telles mésaventures budgétaires ne puissent se reproduire à l’avenir. L’argent qui est investi dans le train doit d’abord servir à faire rouler les trains. (…) C’est la raison pour laquelle les futurs contrats de gestion de nos entreprises ferroviaires prévoient dorénavant un monitoring des coûts et un reporting régulier des réalisations reprises dans les plans d’investissement. »

Dans l’opposition, Catherine Fonck a appelé le ministre à saisir la justice et à se constituer partie civile.

Dans la majorité, Nicolas Parent a de son côté plaidé pour « armer et outiller le gendarme, à savoir le SPF Mobilité, afin de lui permettre de suivre au plus près les investissements à venir de la SNCB. »

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