«Spice Girls – Girl Power, ces filles qui ont changé le monde»: focus sur la Spicemania, le phénomène pop

« Je cherche une version féminine de Take That, mais j’aimerais qu’elle soit plus populaire », confie le manager Chris Herbert lors d’une séance d’auditions. Les cinq jeunes femmes retenues : Melanie Brown, Melanie Chisholm, Emma Bunton, Geri Halliwell et Victoria Adams. Le groupe des cinq crève l’écran dès son premier single, « Wannabe ». Le succès est énorme, tout comme pour les albums qui suivront : « Spice » (1996) – qui reste à ce jour l’album d’artistes féminines le plus vendu de tous les temps – et « Spiceworld » (1997).

Leur spécificité ? Au-delà de l’effet de mode, pour la première fois, les jeunes femmes cosignaient l’intégralité des chansons proposées, instaurant leur « Girl power » auprès d’une jeunesse en quête de repères. Mais on est encore loin de l’époque #metoo et « ces filles de la classe ouvrière qui avaient trouvé le moyen de s’enrichir », selon l’une des intervenantes du documentaire, subirent les foudres liées à la starification, avec à la clé le déchaînement sexiste des tabloïds et commentateurs anglais, mais aussi des déboires privés, etc.

Cette médiatisation extrême aura raison de Geri Halliwell, qui quittera le navire en 1998. À quatre, le succès ne sera plus jamais le même. Pourtant, vingt-cinq ans plus tard, les fans rêvent encore de voir le groupe remonter sur scène. Un souhait presque accompli en 2018, lors de la reformation des Spice Girls, mais sans Posh, Madame Victoria Beckham. En compensation, ce documentaire musical régalera les groupies. Avec la participation, entre autres, du producteur Chris Herbert, à l’origine de la fondation du groupe.

« Spice Girls : Girl Power, ces filles qui ont changé le monde », 23 septembre, 22h25, Arte.

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