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Les confidences de Chantal Goya: «Je ne suis pas du genre à me laisser faire!»

Le 16 octobre prochain, Chantal Goya présentera pour la dernière fois son spectacle musical « Le Soulier qui vole » sur la scène de Forest National. Confidences d’une artiste joviale et toujours aussi cash.

Chantal, comment résumeriez-vous ce spectacle qui vous tient tant à cœur ?

C’est exactement le même spectacle que je jouais dans les années 80. On sera une vingtaine de personnes sur scène, on a gardé les costumes originaux et le même soulier magique. Je suis très heureuse de le présenter pour la dernière fois en Belgique. Je ressens déjà un peu de nostalgie car on ne le rejouera plus jamais. C’était mon premier grand spectacle à l’époque et il est devenu mythique au fil des années. Ce sont des souvenirs merveilleux. D’ailleurs, je conserve tous mes décors depuis le début de ma carrière. Je dois avoir plus de 1.500 costumes en stock que j’entretiens avec minutie. J’envisage même d’en faire une exposition qui passera certainement à Bruxelles.

À 80 ans, qu’est-ce qui vous motive de continuer à faire ce métier ?

Ce n’est pas l’âge. Pour moi, ce n’est qu’un chiffre. Mon moteur, c’est le public et la scène. Si je n’avais enregistré que des disques, j’aurais arrêté depuis bien longtemps. Être en studio, ce n’est pas mon truc. J’aime surtout inventer des belles histoires et concevoir des spectacles. Et puis, je n’ai jamais suivi les modes. Je trouve que c’est démodé de suivre les tendances. Le plus important est d’être en osmose avec soi-même.

Avez-vous déjà songé à tout arrêter ?

Jamais ! Au contraire, je remarque que ce sont plutôt les autres qui s’en vont. (Rires) Vous savez, il y a toujours une justice qui se fait toute seule. Les personnes qui n’ont pas été très sympas avec moi ne font plus partie du milieu. Moi, je suis toujours là et c’est une grande fierté. Je n’ai pas l’esprit vengeur. J’ai tellement d’idées en tête que je veux continuer à mener à bien mes projets. Vous savez, au départ, je ne voulais pas devenir chanteuse, et encore moins être connue. Je voulais surtout être journaliste. Le destin en a décidé autrement. Pour mes parents, la chanson était uniquement réservée à des artistes comme Édith Piaf, Jacques Brel ou Barbara.

La popularité a-t-elle déjà pu vous effrayer ?

Non. Je suis une fille gentille. Quand quelqu’un me demande de faire une photo, j’accepte toujours avec plaisir. Ça m’amuse. Mon objectif est surtout d’apporter du bonheur aux gens.

Est-ce toujours aussi facile de collaborer avec votre mari, Jean-Jacques Debout ?

Oui, car je ne suis pas du genre à l’emmerder. Il compose dans son coin et quand c’est terminé, il me montre le résultat final. Je ne suis pas derrière lui en permanence. Si ça avait été le cas, il m’aurait déjà jetée par la fenêtre. (Rires) Mon mari ne s’est jamais trompé, c’est un visionnaire. Quand il m’a vu pour la première fois, je devais avoir 19 ans, il m’a toujours dit que j’allais faire quelque chose de grand. Il ne s’était pas trompé. Je lui fais entièrement confiance. Le plus important est d’être en osmose avec soi-même.

Êtes-vous toujours en contact avec certains artistes du début de votre carrière ?

Oui, notamment Alain Souchon et Laurent Voulzy que j’aime beaucoup. J’ai parfois des nouvelles de Dorothée, mais un peu moins qu’avant car elle vit désormais à la campagne. Vous savez, nous n’avons jamais été fâchées. Ce sont des histoires montées par les magazines.

Vous êtes régulièrement victimes de rumeurs sur votre vie privée. C’est parfois difficile à encaisser ?

Je préfère en rire. Quand j’organise un déménagement, ils osent dire que je suis SDF. Vous savez, je ne suis pas du genre à me laisser faire. Je n’aime pas le mensonge et j’ai toujours été cash. Je me souviens qu’à l’époque, on m’avait demandé de me montrer plus sexy. C’était le fantasme de tout le monde, mais ça ne collait pas à mon éducation. On me disait que c’était pour faire carrière, mais je m’en foutais. J’ai refusé de jouer un rôle !

Avez-vous peur de la mort ?

Pas du tout, car je sais que je vais retrouver tout le monde là-haut. Je ne veux juste pas mourir à poil, je n’ai pas envie que Johnny me voit comme ça. (Rires) Je veux être bien habillée et bien chaussée. Vous savez, je n’ai même pas peur de la souffrance. Je ne sais pas ce qu’il m’arrivera, mais j’ai envie de partir d’un seul coup, sans m’y attendre. Cela dit, j’espère vivre jusqu’à 104 ans, comme ma grand-mère.

Êtes-vous heureuse aujourd’hui ?

Oui, et je l’ai toujours été. Même dans les problèmes !

Rino Gallo

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