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«J’ai directement compris»: la frustration de Kopecky piégée par van Vleuten

Médaille d’argent pour la Belge Lotte Kopecky à Wollongong, malgré un sprint complètement maîtrisé. C’est Annemiek van Vleuten, même avec un coude brisé, qui a illuminé la cité australienne.

A la simple lecture du classement, il serait presque aisé de glisser un « oui, enfin, comme d’habitude quoi », en voyant la taulière Annemiek van Vleuten accrocher son deuxième maillot irisé. Mais, à Wollongong, le final de ce Mondial plusieurs fois salué par un arc-en-ciel colorant le Pacifique entre les averses multiples, a été haletant au possible. Et frustrant comme jamais pour Lotte Kopecky, deuxième.

La Belge, trop courte puis accrocher les attaques dans le Mont Pleasant, a pourtant réalisé la course absolument parfaite, revenant dans le sillage des fugueuses à même pas deux bornes de la ligne. Une situation idéale pour la lauréate du Ronde et des Strade, de loin la plus rapide du petit groupe. Sauf que Annemiek van Vleuten, malgré un coude cassé (!) mercredi lors du relais mixte, a fait un improbable et magistral coup du kilomètre. « J’attends toujours que quelqu’un vienne me dire que ce n’est pas vrai, que je n’ai pas gagné », sourit la Néerlandaise, reine du cyclisme féminin, complètement incrédule. « J’ai anticipé, c’était ma seule chance… mais de là à gagner. J’avais mes boucles d’oreilles porte-bonheur mais quand même… Avec mon coude, impossible de sprinter, impossible de me mettre en danseuse et d’attaquer, alors que c’est ma façon de courir. C’était l’enfer… Je n’y crois pas », explique la lauréate de Liège-Bastogne-Liége, du Tour de France, du Nieuwsblad, de la Vuelta et du Tour d’Italie. Rien que cette année… A trente-neuf ans, la nouvelle championne du monde envisage de stopper à la fin de l’année 2023.

Une première depuis 1994

Pour Lotte Kopecky, fort logiquement, la déception est immense. La championne du monde sur piste était, et de très loin, la plus rapide du lot. Quand la Néerlandaise est partie, elle n’a pas osé sauter dans la roue. « Je l’ai vue partir et j’ai directement compris », peste l’Anversoise, consciente que la montre en or était à plus qu’à sa portée. « J’étais tellement proche que deuxième, ce n’est pas assez… C’est difficile de dire, d’expliquer ce qui s’est passé. Je n’ai pas encore vu les images mais clairement, Annemiek a fait le mouvement parfait, on a toutes mal réagi, elle a été très maline en sortant et, toutes, on a attendu. Ma déception est énorme… J’étais concentrée sur le sprint et n’ai pas bougé… Je suis tombée en début de course mais rien de grave, j’ai juste essayé de ne pas paniquer. C’était sans conséquence ou presque. »

A vingt-six ans, la Belge réalise, quoi qu’il arrive, une énorme saison. Malgré un Tour de France perturbé par une blessure au dos, elle a tout de même souhaité disputer le Mondial Australie. « Sans la moindre pression », expliquait-elle avant la course. Championne de Belgique chrono, deuxième de Paris-Roubaix et donc lauréate des Strade et du Tour des Flandres, Lotte Kopecky est plus que jamais installée parmi les grandes du peleton.

A noter que c’est la première médaille belge dans la course en ligne féminine depuis Patsy Maegerman. En 1994, elle avait déjà fini à la seconde place, à Agrigente.

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