En ce momentDiables RougesCoupe du monde 2022CTR AwardsStar AcademyPermis de conduire Accueil Sports Cyclisme

«Le Ballon d’Or du vélo»: de nombreux cyclistes félicitent Evenepoel pour son titre

Dans le peloton, de nombreux coureurs ont salué la victoire de Remco Evenepoel lors des mondiaux de cyclisme.

Qu’ils soient belges ou pas, de nombreux cyclistes ont salué la performance de Remco Evenepoel lors des mondiaux de cyclisme. Le Belge a remporté ce dimanche la course en ligne, devenant ainsi champion du monde. Wout van Aert, Julian Alaphilippe ou encore Jasper Stuyven n’ont pas tari d’éloges à l’encontre du natif Schepdael.

Wout van Aert : « Je ne savais pas que je sprintais pour la médaille »

S’il échoue au pied du podium, habituellement la place la plus frustrante dans un championnat, Wout van Aert était avant tout très heureux de la réussite de Remco et, au-delà, d’une équipe belge qui a parfaitement géré son statut ce dimanche, contrairement au flop de l’année précédente à Louvain. « C’est superbe ! Je pense que pas mal d’adversaires ont calqué leur course sur la mienne, ce qui a élargi l’espace de liberté dont Remco pouvait profiter. Je suis heureux d’avoir joué mon rôle à fond, pour que le titre revienne à la Belgique dix ans après (NDLR : Philippe Gilbert) ».

L’autre leader du Team Belgium, battu au sprint par son équipier Jumbo Christophe Laporte et par l’Australien Michael Matthews, concédait ne pas trop savoir s’il luttait alors pour un podium, la 10e ou la 15e place. « Sans oreillettes, c’était évidemment brouillon, confus. Sincèrement, je pense que ce règlement appartient à une époque révolue, à un autre âge du cyclisme, mais c’est un autre débat. Là, profitons de ce titre. J’avais les jambes pour finir sur le podium aux côtés de Remco, c’est dommage. »

Tactiquement, la journée belge s’est déroulée comme dans un rêve. « On a beau échafauder tous les plans que l’on veut après coup, cela reste aléatoire. Alors, quand la réalité de terrain rejoint la théorie sur papier, c’est fantastique ! Lorsque Evenepoel, Serry et Hermans se sont glissés dans le groupe d’attaque, la situation est devenue très confortable, y compris pour moi. J’étais dans un fauteuil par rapport aux autres favoris de ce Mondial. Il était prévu que je puisse bouger dans les deux derniers tours si Remco était dans un groupe élargi, à l’avant, tout s’est parfaitement déroulé. »

La bisbrouille de Louvain est ainsi définitivement oubliée. « Si nous continuons à évoluer dans cette esprit dans le futur, je pense qu’on pourra encore réussir de belles choses pour le cyclisme belge. »

Yves Lampaert : « Remco, le Ballon d’Or du vélo »

Son équipier chez Quick Step, Yves Lampaert, n’avait pas assez de superlatifs sur ses lèvres noircies par la poussière, pour qualifier la prestation de Remco. « La manière dont il a roulé est phénoménale ! Vingt-deux ans, Remo est le Ballon d’or du cyclisme ! Les Français ont accéléré et se sont organisés à cinq-six tours de la fin, dans une course très rapide. Pour nous, la stratégie était parfaite, avec Remco et Quinten Hermans, très rapide, dans le bon groupe, et Wout van Aert en embuscade. Phénoménal ! On voit rarement ça, une année comme ça… Avant le contre-la-montre (médaille de bronze), il allait également bien, mais la fatigue de la Vuelta et du voyage avait encore une influence, même si ses data restaient encore très bonnes. Pour la course sur route, il était tout à fait prêt. »

Jasper Stuyven : « On avait un plan pour tous les scénarii »

Quatrième l’an dernier dans son jardin louvaniste, Jasper Stuyven n’avait alors pu sauver le fiasco de l’équipe belge. Douze mois plus tard, les traits sur son visage sont bien plus souriants. « Le coach et l’équipe avaient alors reçu pas mal de critiques, nous avions tiré pas mal de leçons de tout ce qui s’était alors passé. Pour tous, cette journée parfaite était la meilleure réponse possible. Nous avions un plan pour toutes les situations de course, y compris pour ce départ très rapide et musclé que Pogacar et les Français ont provoqué. Avec les jambes et les sensations qui étaient les siennes, Remco ne devait pas hésiter à accompagner le mouvement. Un mot pour qualifier son exploit ? Plutôt deux : très impressionnant ! »

Pieter Serry : « Epoustouflant ! »

« Rap rijden ! Rap rijden (Roule à fond !) » : ce sont les mots que Pieter Serry a captés en plein effort, lorsque Remco Evenepoel a choisi de prendre les choses en main, dans les ascensions du circuit-toboggan de Wollongong. Le Flandrien, extrêmement précieux sur le plan stratégique mais aussi pour la quiétude mentale de son jeune équipier de la Quick-Step, dodelinait de la tête et se pinçait les lèvres. « Je commence à très bien le connaître mais ce que Remco vient de réussir réussit encore à m’étonner. Epoustouflant. » Dur au mal dont Patrick Lefevere loue souvent la polyvalence et l’intelligence, dans l’ombre des leaders, Pieter Serry était visiblement très ému. « Quitter la Vuelta alors qu’on travaillait tous pour Remco (NDLR : il avait été écarté à cause du coronavirus) avait très difficile pour moi, je suis super heureux d’avoir pu partager des moments aussi forts en Australie. Chapeau ! »

Quinten Hermans : « On a brillé aux yeux du monde entier »

« Nous avions pas mal de pression sur les épaules, en tant que pays on ne pouvait se cacher derrière aucune excuse avec deux leaders de ce format : c’est vraiment super d’avoir réussi à faire face à cette attente et d’avoir brillé, comme équipe, aux yeux du monde entier » : Quinten Hermans, qui évoluera donc la saison prochaine aux côtés du nouveau champion du monde (il quitte Intermarché Wanty-Gobert pour rejoindre Quick Step), a joué un rôle important dans la démonstration de force réussie par Remco. « Mon rôle était surtout défensif, je devais avant tout veiller à ce que Remco et Wout soient en bonne position en fonction du scénario. Je pense que la prestation collective a été presque parfaite, la seule petite faute étant l’absence de Remco dans le groupe qui avait accéléré dès le Mont Keira. Mais il n’y a pas eu de panique pour revenir en position favorable. Rentrer en Belgique avec ce maillot et cette prestation d’ensemble si aboutie, c’est un sentiment très agréable… »

Julian Alaphilippe : « Remco est un coureur merveilleux »

Quitte à abandonner ce maillot arc-en-ciel qui se confondait avec sa peau, si souvent meurtrie (sept fractures !), depuis deux ans, Julian Alaphilippe est ravi que la tunique irisée épouse désormais les épaules de son habituel équipier. « Je sais quelles émotions vous traversent lorsque vous avez la chance d’enfiler cette tunique, je suis très heureux que Remco les vive ! » expliquait le Montluçonnais, qui avait également un mot pour son équipier français Christophe Laporte (médaille d’argent). Si aucun de mes compatriotes ne pouvait être sacré, je ne souhaitais à personne d’autre qu’à Remco de devenir champion du monde. C’est un coureur merveilleux, qui vient de réussir une saison tout bonnement exceptionnelle. « Il a terriblement souffert (NDLR : il évoque sa grave chute du Tour de Lombardie 2020), je suis profondément heureux pour lui… Et pour notre équipe commune, Quick Step, qui conserve le titre une année de plus. »

Notre sélection vidéo
Abonnement La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Province, Nord Eclair et La Capitale

Aussi en Cyclisme

Voir plus d'articles