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Nouvelle plainte contre l’échevin schaerbeekois Michel De Herde

Après l’échevine schaerbeekoise Sihame Haddioui (Ecolo), une autre personne a déposé plainte contre l’échevin schaerbeekois Michel De Herde. Il serait accusé de « tentative d’incitation à la débauche sur mineur et faits de viol ».

Rebondissement à Schaerbeek. Des rumeurs circulaient dans les couloirs de la maison communale à l’égard de l’échevin Michel De Herde (DéFI). En dehors de l’échevine Sihame Haddioui (Ecolo), il aurait eu un comportement et des gestes déplacés envers d’autres femmes. Depuis qu’elle a déposé plainte pour sexisme et attentat à la pudeur en mai dernier, l’élue écolo a toujours sous-entendu qu’elle n’était pas la seule victime. Ce serait confirmé, selon la Dernière Heure qui affirme avoir appris de bonne source qu’une deuxième plainte a été déposée à l’encontre de l’élu amarante dans la nuit du jeudi à vendredi.

Une ancienne étudiante d’une école schaerbeekoise accuserait l’échevin de l’Enseignement francophone de « tentative à la débauche sur mineur et faits de viol », rapporte la DH. « On ne commente pas cette information », nous déclare la porte-parole du parquet qui ne confirme ni infirme le dépôt d’une nouvelle plainte.

Pas de confirmation

Du côté de Me Mélanie Bosmans, avocate de Michel De Herde, on n’a pas encore été officiellement prévenue. « Dans ce dossier, c’est toujours par la presse et les réseaux sociaux qu’on apprend ce qui se passerait », regrette-t-elle. Depuis le début de cette affaire, l’élu amarante clame son innocence et refuse de faire un pas de côté.

Pour rappel, la commune a lancé « analyse des risques d’une situation de travail spécifique », en tant qu’employeur dans le cadre de la loi sur le bien-être au travail. Cohésio a été mandaté en juillet et devrait présenter les résultats vers la mi-novembre.

Jusqu’à présent, le parti a brandi la présomption d’innocence pour justifier l’absence de réaction dans cette affaire. Si la commune a demandé à Michel De Herde de faire un pas de côté le temps de l’enquête interne, DéFI n’a pas fait de même.

« Nous relevons qu’à ce stade, la plainte est anonyme et que la nature des faits est inconnue. Nous tenons à exprimer de manière forte que nous prenons très au sérieux la parole des femmes qui se sont exprimées. Si le parquet confirme l’existence de cette deuxième plainte, et au vu de l’existence de deux plaintes, le parti saisira ses instances internes compétentes, à savoir le comité des sages, pour que Michel De Herde soit entendu. Ce, en plein respect de la présomption d’innocence. Nous avons pleinement confiance en la Justice, seule habilitée à traiter ce type d’affaires sur le fond, et espérons que l’intéressé sera entendu par le parquet rapidement », déclare François De Smet, président de DéFI, par voix de communiqué, tout en rappelant qu’une deuxième plainte n’a pas été avérée ni rejetée par le parquet.

La commune attend également une confirmation pour se positionner. « De nouvelles accusations, graves, auraient été portées mais nous n’avons aucune confirmation qu’une plainte a été déposée. Si cela se confirme, on agira en conséquence », commente la bourgmestre f.f. Cécile Jodogne (DéFI).

Cécile Jodogne.
Cécile Jodogne. - Elio Germani

« Séparer la justice et le politique »

Si une nouvelle victime est bien sortie du silence, ce n’est pas auprès de la zone de police Bruxelles Nord. Quant aux autorités, elles devront probablement réagir et assumer positionnement politique clair. C’est ce que réclame la collective féministe Les Sous-Entendu.e.s qui affirme avoir eu accès à la plainte déposée dans un commissariat bruxellois. « Les faits ne peuvent pas être liés à des jeux politiques d’autant qu’ils sont directement liés aux compétences de l’échevin », lâche Laura Baiwir de la collective. « Il est temps de séparer justice et politique. Le politique doit aussi faire son travail et forcer l’échevin à faire un pas de côté le temps de l’enquête. »

Laura Baiwir.
Laura Baiwir. - Z.-Z. Z.

La collective promet de nouvelles actions comme un nouveau rassemblement sur la place communale si rien ne bouge. D’autant plus qu’elle a recueilli d’autres témoignages « dont certains remontent à plus de 11 ans ». Toute personne souhaitant témoigner anonymement dans cette affaire peut envoyer un message à metoopolitiquebe@proton.me. Les Sous-Entendu.e.s feront le relais.

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